La suppression des ZFE, « une première victoire des populistes »
César Armand
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Panneau signalant l'entrée dans une ZFE.
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Les macronistes n'entendent pas baisser les bras face aux oppositions en matière de lutte contre le changement climatique. Dans une note au vitriol intitulée « L'attaque contre les ZFE : un cas d'école de l'exploitation des peurs par les populismes », publiée par Terra Nova, c'est au tour de la conseillère écologie d'Elisabeth Borne et d'Emmanuel Macron de sortir du bois. Après la suppression des zones à faibles émissions en commission à l'Assemblée nationale mercredi dernier, Marine Braud fustige « le résultat d'un long travail de désinformation sur la réalité des contraintes réglementaires ».
Actant « une première victoire des populistes sur ce sujet », cette proche de l'ancienne Première ministre et du président de la République s'inscrit dans les pas de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher et appelle à les « sauver » au nom de leur nécessité. « La fronde contre les ZFE repose sur de réelles insuffisances qu'il s'agit de corriger si les législateur veut les sauver », écrit-elle, alors que l'amendement en question doit encore être examiné en séance publique mardi prochain.
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Après avoir rappelé les mesures issues de la loi d'orientation des mobilités de 2019 et de la loi Climat & Résilience de 2021, Marine Braud rappelle que depuis le 1er janvier 2025, seules deux agglomérations de plus de 150.000 habitants, à savoir Paris et Lyon, sont dans l'obligation d'interdire les Crit'Air 3, 4 et 5. Bonnes élèves en matière de santé publique, Grenoble et Montpellier ne sont pas tenues d'appliquer ces restrictions de circulation, mais les métropoles en question ont quand même décidé d'appliquer la loi. Autrement dit, « la mesure a donc un impact important pour quatre agglomérations et moins important, minime voire inexistant pour toutes les autres », résume l'ancienne femme de l'ombre.
César Armand