« Les gens savent très bien que ça va fermer » : à l’usine Stellantis de Poissy, un projet industriel au point mort
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Le site de Poissy fabrique des Opel Mokka, et marginalement des DS3.
Pierre Manière
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Le site de Poissy fabrique des Opel Mokka, et marginalement des DS3.
Pierre Manière
Il est midi passé, ce vendredi, sur le vaste parking de l'usine Stellantis de Poissy. C'est bientôt l'heure du changement d'équipe dans cet immense complexe qui longe la Seine. Les ouvriers, souvent déjà en bleu de travail, convergent vers les portiques pour prendre leur poste sur les lignes d'assemblage.
Situé dans les Yvelines, ce site est le dernier à fabriquer des automobiles en Ile-de-France. Son château d'eau, bien connu des habitants, surplombe les bâtiments. La rouille n'est pas encore venue à bout d'un grand lion peint. Cet emblème de Peugeot rappelle qu'on foule ici des terres historiques de l'industrie automobile française. L'usine, qui a à l'origine été construite par Ford en 1938, est bordée de voies ferrées. D'interminables trains y circulent, tous transportant sur deux étages des centaines d'Opel Mokka, le principal modèle produit du site.
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Au sein de ses longs bâtiments, la majorité des 2.530 employés en CDI, eux, ont le moral en berne. Le site tourne au ralenti, avec seulement deux équipes depuis la suppression de celle de nuit, il y a tout juste un an. Les investissements sont réduits à peau de chagrin. Surtout, aucun projet de nouvelle plateforme n'est au programme, alors que la production de l'Opel Mokka est censée s'arrêter en 2028.
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