Stellantis met fin à son bras de fer avec le gouvernement italien
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Alfa Romeo, Fiat et Lancia, les principales marques italiennes de Stellantis.
Alessandro Garofalo
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Alfa Romeo, Fiat et Lancia, les principales marques italiennes de Stellantis.
Alessandro Garofalo
Stellantis et Rome ont visiblement enterré la hache de guerre. Sous la houlette de Carlos Tavares, les relations entre le constructeur et le gouvernement de Giorgia Meloni étaient à couteaux tirés. L'exécutif italien reprochait au groupe franco-italo-américain de délaisser ses usines italiennes, et redoutait leur extinction progressive. En face, Carlos Tavares considérait que Rome ne soutenait pas suffisamment la filière automobile, aujourd'hui en difficulté, sur fond de désamour des clients pour les voitures électriques.
Mais depuis sa récente éviction, les choses ont visiblement changé. Ce mardi, Jean-Philippe Imparato, le directeur général délégué de Stellantis pour l'Europe, a indiqué qu'il maintiendra toutes ses usines italiennes et augmentera leur production à compter de 2026, grâce au lancement de nouveaux modèles.
Cette annonce a été faite lors d'une réunion organisée à Rome par Adolfo Urso, le ministre italien de l'Industrie. A cette occasion, celui-ci s'est engagé à ce que l'Italie dépense plus d'un milliard d'euros l'année prochaine pour soutenir son secteur automobile en difficulté. Stellantis produira au moins deux petits modèles dans son usine italienne de Pomigliano, dans le sud de l'Italie, où le constructeur automobile introduira sa nouvelle plateforme « STLA Small » 100% électrique à partir de 2028, a déclaré Jean-Philippe Imparato.
Le patron Europe de Stellantis a également indiqué que la Jeep Compass, la Lancia Gamma et la DS7 - trois modèles de taille moyenne dont la production devrait commencer à l'usine de Melfi, dans le sud de l'Italie, à partir de 2025 - seront fabriqués dans des versions entièrement électriques et hybrides. Stellantis est le seul grand constructeur automobile en Italie, où il emploie environ 40.000 personnes. La production automobile sur le sol italien - voitures et fourgons - devrait passer sous la barre des 500.000 véhicules cette année, selon les estimations du syndicat FIM-Cisl, contre 751.000 en 2023. Stellantis a également promis d'investir deux milliards d'euros en Italie en 2025.
Depuis le départ de Carlos Tavares, le président de Stellantis John Elkann s'emploie à renouer le dialogue dans les trois principales grandes régions géographiques du groupe né de la fusion entre PSA et FCA. Après s'être rendu aux Etats-Unis et en Italie, il a rencontré lundi à l'Elysée le président français Emmanuel Macron, qui a souligné à son tour l'importance de la place de la France au sein de Stellantis.
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(avec Reuters)
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