Stellantis révise sa stratégie sur les normes CO2 de l'UE
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C'est un des premiers grands changements depuis l'éviction de Carlos Tavares, il y a huit jours. L'ancien patron de Stellantis, connu pour sa radicalité, avait choisi une stratégie particulièrement brutale concernant le durcissement, l'an prochain, de la réglementation européenne sur les émissions de CO2. Sa ligne était claire : si le constructeur n'est pas dans les clous, il ne se permettra, afin de ne pas payer d'amende, que de vendre quatre véhicules thermiques, et pas un de plus, pour chaque voiture électrique écoulée.
Ce choix de passer uniquement par une modulation stricte des ventes n'aurait sans doute pas été sans répercussion sur la production. Elle ouvrait la voie à des suppressions de postes dans les usines, voire à la fermeture de certains sites. Mais le nouvel état-major du constructeur vient de réviser sa position.
« Je pense que nous examinerons plusieurs leviers pour remplir nos obligations de conformité en Europe », a d'abord déclaré mercredi dernier Doug Ostermann, le directeur financier du groupe. Ce lundi, une source proche de Stellantis confirme à La Tribune que ce sera bien le cas.
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Quelles sont, dès lors, les autres options pour le constructeur, s'il ne respecte pas ses obligations de baisse des émissions de ses voitures neuves vendues ? Outre payer des pénalités, Stellantis pourrait notamment acheter des crédits d'émissions à des constructeurs moins polluants, comme Tesla ou Volvo. Cette option fait toutefois grincer des dents chez de nombreux cadors de l'automobile. Et pour cause, elle revient à financer des rivaux directs dans la voiture électrique.
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