Nissan et Honda en passe de rompre leur projet de fusion
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Makoto Uchida, le patron de Nissan, et Toshihiro Mibe, le chef de file d’Honda, lors d’une conférence de presse conjointe le 15 mars dernier.
KYODO
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Makoto Uchida, le patron de Nissan, et Toshihiro Mibe, le chef de file d’Honda, lors d’une conférence de presse conjointe le 15 mars dernier.
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Les négociations ont vraisemblablement capoté. D'après plusieurs médias japonais, Nissan et Honda sont en passe d'abandonner leur projet de fusion. Les deux géants nippons avaient entamé, mi-décembre, des discussions pour s'unir. Objectif affiché, accoucher d'un mastodonte disposant d'une plus grande surface financière pour investir davantage dans la voiture électrique. L'idée initiale de regrouper les deux constructeurs sous une holding unique ne semble toutefois plus d'actualité.
La presse japonaise a rapporté qu'Honda ne souhaitait plus qu'acquérir des actions Nissan pour transformer son rival de toujours en une simple filiale. L'état-major de ce dernier aurait vu rouge, soucieux de préserver son autonomie. « Les deux entreprises avaient discuté d'une structure de holding, mais n'ont pas pu se mettre d'accord sur des conditions telles que le ratio d'intégration, précise le quotidien Nikkei. Honda a (ensuite) approché Nissan avec une proposition visant à en faire une filiale : Nissan a décidé de mettre fin aux négociations, en raison d'une forte opposition au sein de l'entreprise. »
« Cet article n'est pas basé sur des informations fournies par Nissan. Nous projetons de finaliser (notre position) d'ici mi-février, nous ferons une annonce à ce moment-là », a commenté Nissan. Le groupe publiera ses résultats trimestriels le 13 février. Contacté plus tôt par l'AFP, Honda n'avait pas souhaité réagir.
La sanction a été immédiate pour Nissan. En milieu d'après-midi au Japon, son action dégringolait de près de 5 %. L'opérateur boursier a rapidement suspendu les échanges sur le titre, attendant une « confirmation » des informations de presse. En parallèle, le titre Honda progressait de 12 %.
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Il s'agit d'un coup dur pour Nissan. Celui-ci est aujourd'hui en grande difficulté financière. Il comptait sur cette union pour se relancer. Nissan est aujourd'hui fortement endetté. Il a essuyé sur juillet-septembre une perte inattendue, et sa marge opérationnelle a quasi-totalement fondu.
Sous pression, le groupe a annoncé supprimer 9.000 postes dans ses effectifs mondiaux et tailler dans ses capacités. Signe de sa vulnérabilité: le géant taïwanais de l'assemblage électronique Foxconn l'avait approché à l'automne dernier pour acquérir une participation majoritaire, selon la presse japonaise, ce qui avait précipité l'ouverture de négociations avec Honda.
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L'objectif de ce mariage était en particulier d'accélérer les investissements dans la voiture électrique. Un créneau où les constructeurs japonais sont globalement en retard. Tous misent encore largement sur les véhicules hybrides, disposant d'un moteur thermique et d'une batterie pour le soutenir.
(avec agences)
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