Les maux de tête de Renault face aux déboires de la fusion Honda-Nissan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Luca de Meo, le patron de Renault.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Luca de Meo, le patron de Renault.
Reuters
Luca de Meo vit décidément une semaine agitée. Après avoir essuyé, ce mardi, une volée de bois vert des députés concernant le sort de la Fonderie de Bretagne lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le patron du groupe Renault est désormais confronté aux conséquences d'un possible avortement de la fusion entre Honda et Nissan.
La presse japonaise a indiqué que les discussions entre les deux géants nippons de l'automobile étaient au point mort, au point d'abandonner leur projet. Le titre de Nissan, aujourd'hui particulièrement mal en point, s'est d'emblée effondré en Bourse. Il a perdu près de 5 % en milieu d'après-midi, avant que le gendarme boursier ne suspende les échanges.
À lire également
De quoi donner des maux de tête à Renault. Le groupe dirigé par Luca de Meo reste le premier actionnaire de Nissan, à hauteur de 35 %. Il pâtit directement des déboires du constructeur japonais. Interrogé, le champion français de l'automobile se garde de considérer que le deal est enterré. « Les dernières informations indiquent qu'aucune décision n'a encore été prise par Honda et Nissan », indique un porte-parole. Nissan s'est, de fait, fendu d'un communiqué ce mercredi, affirmant que les négociations en vue d'une fusion avec Honda n'étaient pas terminées. « Honda et notre société sont en train d'avancer sur différentes discussions », précise la missive, ajoutant qu'une annonce verra le jour « vers la mi-février ».