Mobilité verte : le pari de GCK dans les cars à hydrogène
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Eric Boudot, le président de GCK, devant un autocar à hydrogène, le 28 janvier 2025 à Paris.
Pierre Manière
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Eric Boudot, le président de GCK, devant un autocar à hydrogène, le 28 janvier 2025 à Paris.
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Au premier coup d'œil, cet Iveco Crossway garé près de la Porte de Versailles, à Paris, ressemble à n'importe quel autre autocar. Sauf lorsqu'on met le contact. Un léger sifflement, constant, a remplacé le vrombissement du moteur thermique. Le nuage de fumée qui sort du pot d'échappement, lui, n'a rien de désagréable. Et pour cause, il ne s'agit que de vapeur d'eau. Cet autocar a, en réalité, été « rétrofité ». Concrètement, la société clermontoise GCK, spécialiste de l'opération, lui a retiré son gros moteur diesel, et l'a remplacé par une pile à combustible, une batterie, et de gros réservoirs à hydrogène. La propulsion est ici assurée par un moteur 100 % électrique.
Présenté mardi 28 janvier, au salon de l'hydrogène Hyvolution à Paris, l'engin fait figure de pionnier. GCK n'a ouvert son unité de rétrofitage qu'en juin dernier, dans son fief de Clermont-Ferrand. Quelque 25 véhicules ont depuis été transformés, dont plusieurs autocars. Dix d'entre eux, y compris celui montré à Hyvolution, ont été livrés à B.E. Green, une société investie dans la mobilité décarbonée, laquelle loue ses véhicules à des collectivités et des entreprises.
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Philippe Lucas, son directeur général, n'est pas peu fier de ses nouveaux bébés. Il loue leur contribution pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. « Ces autocars n'émettent pas de CO2, et très peu de particules avec les freins et les pneus, rappelle-t-il. Avec le rétrofit, on prolonge la durée de vie de l'autocar, puisqu'il a déjà bien roulé avant avec son moteur diesel. » Autre avantage : un plein d'hydrogène s'effectue en 15 minutes selon lui, contre 5 ou 6 heures pour un bus électrique. L'autonomie est également supérieure. Elle avoisine, ici, les 300 km. Le manque d'infrastructures de ravitaillement en hydrogène n'est pas un problème pour B.E. Green, qui est situé « à 900 mètres d'une station », précise le dirigeant.