Course à l’hydrogène naturel : pionnière, la filière tricolore redoute de se faire distancer
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
iStock
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
iStock
Les anniversaires sont toujours propices au bilan et pour la filière balbutiante de l'hydrogène naturel il n'y a pas de doute : le compte n'y est pas. En décembre 2023, lors d'un discours tenu depuis Toulouse, Emmanuel Macron promettait des investissements massifs dans cet hydrogène, non pas obtenu grâce à un procédé industriel, mais produit directement par la « machine Terre » et donc naturellement présent sous nos pieds. « Un an plus tard, il ne s'est rien passé », déplore Christophe Hecker, à la tête de la société de conseil financier et stratégique NaturalHy, lors d'une table ronde organisée ce vendredi par l'Institut français du pétrole et des nouvelles énergies (IFPEN).
À lire également
Alors qu'il y a une quinzaine d'années, certains scientifiques affirmaient que l'hydrogène n'existait pas à l'état naturel sur les continents et qu'il ne pouvait être qu'un vecteur énergétique, c'est-à-dire produit à partir d'autres sources d'énergie, des travaux de recherche ont démontré le contraire. En 2008, des chercheurs mettent au jour en Russie des émanations conséquentes d'hydrogène. En parallèle, un puits d'hydrogène naturel est découvert au Mali, lorsqu'un forage, initialement réalisé pour trouver de l'eau dans le village de Bourakébougou, est rouvert. Y sort de l'hydrogène pur à 98%. Celui-ci est utilisé depuis 2013 pour électrifier le village grâce à un moteur thermique.
Juliette Raynal
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat