L'hydrogène vert européen peine à remplir ses objectifs, selon une étude
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Selon EY, pour remplir ses objectifs, l'Europe a besoin d'installer 100 GW de capacité d'électrolyse d'ici 2030, soit une croissance annuelle de 150 %.
Lhyfe
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Selon EY, pour remplir ses objectifs, l'Europe a besoin d'installer 100 GW de capacité d'électrolyse d'ici 2030, soit une croissance annuelle de 150 %.
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Équation de plus en plus compliquée pour l'hydrogène vert européen. Selon un rapport du cabinet EY, publié ce vendredi, l'Europe peine à remplir les objectifs qu'elle s'est elle-même fixés pour cette énergie destinée à décarboner l'industrie et les transports. Une étude qui paraît à quelques jours du salon spécialisé Hyvolution à Paris.
« Le secteur européen de l'hydrogène connaît des développements prometteurs, cependant il nécessite encore des efforts importants pour atteindre ses objectifs ambitieux, compte tenu notamment des incertitudes du marché de l'énergie », note l'Indice 2025 de l'hydrogène européen.
En décembre 2024, seule « 60 % de l'ambition européenne en matière de capacité de production d'ici 2030 était couverte » par les stratégies nationales des États membres, indique le rapport. « Les États européens ont besoin de coordonner leurs objectifs et d'aligner leurs ambitions avec celles de l'objectif européen, notamment en matière d'accélération du rythme », avance l'étude.
Selon EY, pour remplir ses objectifs, l'Europe a besoin d'installer 100 GW de capacité d'électrolyse d'ici 2030, soit une croissance annuelle de 150 %, alors que le rythme annuel de croissance entre 2020 et 2024 n'était que de 45 %. La totalité des projets annoncés en matière d'usines d'électrolyseurs serait théoriquement suffisante pour couvrir les besoins, puisqu'ils représentent 142 GW de capacité.
« Mais 98 % d'entre eux restent à un stade de faisabilité » et seuls 2 % ont passé la rampe cruciale de la décision finale d'investissement de la part des industriels, indique le rapport. Sans compter les nombreux projets reportés.
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Pour mémoire, la stratégie énergétique européenne baptisée « RepowerEu », adoptée après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a prévu la mise en place d'un marché de l'hydrogène dans l'Union européenne, d'ici 2030. Elle a fixé des objectifs de production de 10 millions de tonnes d'hydrogène renouvelable et d'importations équivalentes de 10 millions de tonnes d'ici 2030.
L'hydrogène parfois dit « vert », « renouvelable » ou « décarboné », est nécessaire pour décarboner des pans entiers de l'industrie lourde, pétrochimie, sidérurgie, ciments, chaux, engrais, ainsi que des transports lourds dans le maritime ou l'aérien notamment. Le but de fond visé : respecter les engagements climatiques de l'Union européenne d'ici 2050.
Outre l'incertitude du climat politique, en France notamment, qui a pu retarder certains projets d'investissement dans la décarbonation industrielle, les Européens ont passé les dernières années à s'affronter mezzo voce sur la définition de l'hydrogène vert, décarboné ou renouvelable.
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Le fossé oppose essentiellement la France et l'Allemagne sur le recours à de l'électricité d'origine nucléaire pour l'électrolyse de l'eau, qui produit l'hydrogène. Le développement industriel de l'hydrogène à grand volume souffre aussi d'un manque de fiabilité des technologies existantes, soulignent les experts.
(Avec AFP)
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