Nissan: un nouveau Qashqai pour se relancer en Europe
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Nissan est de nouveau à l'offensive. Un an et demi après le lancement du nouveau Juke, le groupe automobile japonais lève le voile sur le nouveau Qashqai, son SUV compact, leader en Europe, et détenteur du titre très lucratif de "référence" du marché. Ce Qashqai de troisième génération arrive à point nommé alors que son prédécesseur, lancé en 2014, avait été largement démodé par une forte montée en gamme de la concurrence.
Contrairement au Juke qui a totalement revisité son design, le nouveau Qashqai est resté sur le même esprit stylistique pour ne pas rompre le lien avec sa clientèle captive. Gianluca de Ficchy, patron Europe dont le périmètre vient de s'étendre à l'Afrique, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Océanie, rappelle que le parc roulant de Qashqai représente 3 millions de conducteurs en Europe, et 5 millions dans le monde. Soit autant de clients potentiels, désireux de renouveler leur modèle.
L'enjeu est immense pour Nissan. L'ancien Qasqhai se vendait à plus de 200.000 exemplaires par an sur le seul marché européen, soit presque trois fois plus qu'un Renault Kadjar (censé être son pendant côté français, dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan). En 2017, les ventes ont même culminé à 261.000 unités, soit un tiers des ventes totales, alors même que le marché n'a cessé d'accueillir de nouveaux concurrents. En 2008, le marché des SUV compacts était au nombre de 8 modèles, avant de passer à 14 en 2011, puis 19 en 2015.
A partir de la moitié des années 2010, le marché se transforme. Avec l'arrivée des Peugeot 3008 et Volkswagen Tiguan, puis des Skoda Karoq et Dacia Duster, le marché s'est polarisé entre une puissante montée en gamme et une offre entrée de gamme très compétitive. Dans ce contexte, le Qashqai profite encore de son inamovible statut de modèle de référence du marché, pour consolider sa position de leader.
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Mais en 2017, sous l'impulsion d'un revirement stratégique décidé à Tokyo par le nouveau patron de Nissan, Gianluca de Ficchy décide d'en finir avec les ventes dites tactiques et qui gonflent les volumes de ventes, altèrent la valeur résiduelle, et baisse la rentabilité unitaire de chaque vente. Mais même sous cet effet, le SUV de Nissan est tout de même vendu à 235.000 immatriculations en 2019 et s'agrippe à la première place du podium.
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