Nissan recentre ses activités et rompt définitivement avec Carlos Ghosn

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Nous devons accepter de reconnaitre nos erreurs, a déclaré Makoto Uchida, actant la rupture avec les années Ghosn.
"Nous devons accepter de reconnaitre nos erreurs", a déclaré Makoto Uchida, actant la rupture avec les années Ghosn. (Crédits : KIM KYUNG-HOON)
Le constructeur automobile japonais a présenté un plan de transformation qui doit lui permettre de retrouver le chemin d'une croissance durable et rentable. Il renonce définitivement à la culture de volumes, caractéristique des années Ghosn. Il prévoit d'ailleurs de couper à la hache dans ses capacités industrielles...

Se recentrer sur l'essentiel ! C'est en substance l'esprit du plan stratégique annoncé par Nissan jeudi matin, au lendemain de l'annonce de la stratégie de refonte de l'Alliance avec Renault par Jean-Dominique Senard. Les annonces faites par Makoto Uchida, PDG, ont tout d'un plan de redressement pour le constructeur japonais qui, en sus de la crise du coronavirus, a essuyé une très mauvaise année 2019, comme en témoignent les résultats financiers qu'il a annoncés à cette même occasion. Pour rappel, l'exercice fiscal de Nissan s'achève au 31 mars et a donc intégré l'impact du confinement en Chine en janvier et février.

Lire aussi : Renault : avec Nissan en maillon faible, les ventes de l'Alliance reculent

La culture des volumes, une erreur

Le chiffre d'affaires est ainsi ressorti en baisse de 15%, tandis que la profitabilité a plongé dans le rouge vif avec une perte de plus de 5 milliards d'euros. Nissan...

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Commentaires
a écrit le 29/05/2020 à 19:30 :
Renault doit sortir de cette alliance toxique avec Nissan, sinon elle ne repartira pas de l'avant. Plus petit mais beaucoup plus de design, de personnalité, de créativité, c'était Renault autant de sa gloire, l'alliance l'a dépersonnalisé pour faire du volume partout dans le monde, telle était la stratégie en fait.
a écrit le 29/05/2020 à 14:27 :
On peut reconnaître une gde qualité des managers nippons: cette capacité à reconnaître à tps leurs erreurs, en particulier sur les errements stratégiques qui engagent la viabilité sur le long terme d'un groupe.
Pas sûr que CG ait su faire à tps un tel revirement sur cette stratégie des volumes, tt auréolé de ses succès passés d'homme providentiel et envoûté par sa mégalomanie aveugle de devenir le manager automobile le plus puissant de la planète.
D'autant plus que, sensibilisé par le manque de productivité de l'alliance, il avait déjà défini le concept du " leader-follower" et les outils qui vont avec, épaulé à l'époque par son talentueux N°2, devenu à son tour imbuvable...ce qui avait précipité sa chute.
Sauf que l'état d'esprit dominateur du Boss empreint de ses multiples frasques de gestion s'était mis à dos les managers de Nissan pratiquant en réaction la politique de la citadelle menacée et du camp retranché, tt en dramatisant par une dénonciation en règle de la culture prédatrice de la holding du groupe Renault sur Nissan.
Et dc, une menace non voilée sur l'avenir de l'Alliance...avec en cas de rupture, le risque d'une marginalisation du groupe R. comme constructeur de 2nd rg spécialiste du low cost, ss plus aucune base industrielle ou de RD en France, apte uniquement à satisfaire les consommateurs de 2nde zone de pays en développement.
JD Senard aura eu le mérite, en dehors du fait d'être un homme neuf aux expériences managériales réussies, de redonner ttes leurs place à des partenaires indispensables à l'avenir de Renault
a écrit le 29/05/2020 à 9:01 :
"Hiroto Saikawa, avait alors accusé les errements stratégiques de Carlos Ghosn obsédé par la course aux volumes, ce qui a largement détérioré la rentabilité des ventes"

Oui c'est idiot mais notre économie s'étant totalement financiarisé c'est le potentiel de dividendes que peut rapporter une entreprise à ses actionnaires qui leur est important et non d'avoir une entreprise performante et saine.

On est dans une stratégie purement financière et donc à court terme, logique donc que cela ai fonctionné un moment, soutenu par la cupidité financière, pour se casser la gueule maintenant.

Espérons quand même que ces trois entreprises que sont Nissan, Mitsubishi et Renault vont savoir envisager l'avenir, qui n'est pas l'électrique mais de faire plus simple, consommant moins et moins cher parce que ce sont des marques historiques à la symbolique puissante.

Reposer une union sur la seule stratégie financière c'est courir à sa perte comme l'union européenne qui n'est toujours pas unie en utilisant ce principe et ce depuis des décennies, il faut atteindre un intérêt "impersonnel" une valeur autre que liée à l'argent pour lui donner la puissance nécessaire à la réussite.

Les allemands ont du succès du fait d'un malentendu et de beaucoup de propagande germaine en UE, il suffit de le comprendre pour aller leur piquer leur part de marché facilement.

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