Plastic Omnium mise 100 millions dans la pile à combustible, juste "pour voir"

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Plastic Omnium ne veut pas prendre de risques inconsidérés dans cette nouvelle technologie.
Plastic Omnium ne veut pas prendre de risques inconsidérés dans cette nouvelle technologie. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
L'équipementier automobile français est tenté par l'aventure de la pile à combustible où il a développé un partenariat avec une société israélienne. Le groupe est l'un des leaders mondiaux des réservoirs à carburant et estime qu'il a une carte à jouer dans les réservoirs spécialement conçus pour contenir de l'hydrogène, qui est le carburant de la pile à combustible.

L'équipementier automobile Plastic Omnium est prêt à mettre 100 millions d'euros -juste "pour voir" - dans la technologie de la pile à combustible, où il s'est récemment lancé, a indiqué vendredi à Lyon son Pdg, Laurent Burelle.

Un investissement prudent, "à la lyonnaise"

Si ce projet "rate, cela n'aura aucun impact sur nos comptes", car ces dépenses sont  provisionnées dans un souci de gestion prudente, "à la lyonnaise", a indiqué M. Burelle, en marge de l'assemblée générale des actionnaires de la holding de contrôle du groupe, Burelle SA.

"C'est une magnifique aventure technologique. (...) Mais, en recherche, c'est autorisé d'échouer", a-t-il remarqué. Avec ce projet, Plastic Omnium (PO) se frotte aux meilleurs mondiaux, selon lui.

Lors du dernier Mondial de l'Automobile de Paris, Plastic Omnium avait annoncé la formation d'une coentreprise dédiée à cette technologie avec une société israélienne, et présenté un prototype de réservoir à hydrogène. Dans les véhicules à hydrogène, l'énergie est fournie par une pile à combustible alimentée par l'élément le plus répandu dans l'univers et n'émettant que de la vapeur d'eau en fonctionnement. Plastic Omnium possède une position minoritaire au capital de cette entreprise commune, PO-Celltech, "avec une option majoritaire à notre main", a ajouté M. Burelle.

L'opportunité "fabuleuse" de la voiture autonome

Le responsable a par ailleurs estimé que la voiture autonome représentait "une opportunité fabuleuse" pour son groupe. Les pare-chocs pourraient ainsi disparaître pour être remplacés par "des modules avant et arrière énormes - or, on est là pour ça".

M. Burelle a par ailleurs estimé que les coûts supplémentaires pour ses activités américaines découlant de l'imposition des nouvelles barrières tarifaires voulues par le président Donald Trump seraient plus que compensés par la baisse prévue du taux d'imposition aux Etats-Unis.

Gains à prévoir si Trump baisse l'IS américain (à 35% actuellement)

A 35%, le taux de l'impôt sur les sociétés (IS) aux Etats-Unis est l'un des plus élevés du monde développé, et Donald Trump a promis de le faire baisser.

"Notre base imposable aux Etats-Unis est très importante" et si le taux d'imposition devait baisser, "ce serait de nature à plus qu''offseter' la mise en place de barrières à l'entrée", a relevé M. Burelle.

"Ce serait de nature à 'booster' notre bénéfice net par action, mais nous n'en sommes pas encore là", a-t-il dit.

(Avec AFP)

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