Pour Macron, l'Etat n'a pas vocation à détenir autant d'actions Renault

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Au lendemain du raid de l'Etat dans le capital de Renault, Emmanuel Macron assure que cette opération n'est que temporaire.
Au lendemain du raid de l'Etat dans le capital de Renault, Emmanuel Macron assure que cette opération n'est que temporaire. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Au lendemain de l'annonce de l'acquisition par l'Etat de 4,73% de Renault - atteignant une part de quasiment 20% - le ministre de l'Economie a assuré que l'Etat ne resterait pas à un tel niveau du capital du constructeur automobile.

L'Etat français n'a pas vocation à posséder à terme autant d'actions Renault qu'il n'en détiendra après sa montée au capital de la société, a déclaré jeudi le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron.

"On a racheté des actions Renault pour maintenir nos droits de vote doubles, mais on n'a pas vocation à terme à en garder autant", a déclaré Emmanuel Macron sur RTL.

L'Etat a décidé de monter au capital de Renault pour s'assurer qu'il disposera de droits de vote double à l'issue de la prochaine assemblée générale du constructeur automobile, contre l'avis du conseil d'administration du groupe et de son PDG Carlos Ghosn.

Entre 800 et 1.232 millions d'euros

Principal actionnaire de Renault avec 15,01% du capital, le gouvernement a annoncé mercredi son intention d'acquérir temporairement jusqu'à 4,73% supplémentaires et d'augmenter ainsi sa participation jusqu'à 19,74%.

L'opération, dont une grande partie a déjà été réalisée la veille, se fera pour un prix compris entre 814 millions et 1,232 milliard d'euros.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2015 à 5:57 :
L'état actionnaire oui, mais des politiques de gauche investir leurs économies dans un entreprise française ca tient du rêve.
a écrit le 09/04/2015 à 13:42 :
L'état ne devrait pouvoir investir plus que 10 % dans une Sté privé, et il faudrait une limite dans le temps...,en moins ....d'indexer cette participation ....sur le nombre de ministres et ' responsables ' socialistes au pouvoir, qui ont eux même un investissement dans notre industrie....!
a écrit le 09/04/2015 à 11:55 :
Cette opération est invraisemblable, c'est d'abord un montage de portage d'actions monté au pied levé avec Deutsche Bank qui permet à l'Etat de monter sa participation dans Renault sans débourser un euro. C'est une opération qui si elle avait été montée par un autre actionnaire que l'Etat aurait éveillé l'attention de l'AMF. Tout ça pourquoi? le bien de l'entreprise? Se prémunir contre une OPA agressive? Non rient de tout cela c'est pour des motifs totalement politiques. L'Etat actionnaire souhaite peser pour impose sa réforme Florange du double vote pour une action, réforme que le CAC 40 dans sa majorité refuse. Cette réforme ne correspond pas à un réel besoin, sinon l'ensemble du CAC l'aurait appliqué depuis longtemps. Les autres motifs sont plus sournois, on cherche à peser sur les décisions en matière de rémunération de C.Ghosn, et ses annonces récentes de fusionner Renault et Nissan et au passage racheter un constructeur qui permettrai à l'entreprise de passer 3° constructeur mondial. C'EST SANS DOUTE TROP AMBITIEUX TROP GROS POUR NOUS !!!!
a écrit le 09/04/2015 à 11:13 :
Çà fait bien longtemps que Renaud ne pas parie de mes choix d'automobiliste .
Renaud a toujours été une société d'état d'une façon déguisée ou non.
Ce son nos impôts et l'endettement de la France qui soutiennent à bout de bras ce constructeur automobile. Souvenez- vous de la R.N.U.R !!!!!
Si le réseau commercial Renaud France compatissait et favorisait l'achat de voitures neuves en France par des prix avantageux pour les Français ce serait bien. Et bien NON !
Ils vendent plus chère qu'à l'étranger. Alors ne soyez pas idiots ne faites pas le congre.
Réponse de le 09/04/2015 à 11:38 :
Renault n'est plus le gouffre à subventions qu'on connaissait depuis la Présidence de Georges Besse, c'est vous dire. Cette entreprise brillamment dirigée dégage son propre cash et touche ni plus ni moins de subvention qu'une autre de taille équivalente. Pour ce qui est de notre compétitivité, elle est toujours meilleure pour les multinationales françaises à l'étranger qu'en France, chacun sait pourquoi.
Réponse de le 09/04/2015 à 14:43 :
Ça peut aussi être une aide déguisé.
Le plus gros actionnaire n'est pas regardant sur ces dividendes en fin d'année, oh cette année je ne vais rien touché, c'est pas grave ...
Je suis pas sur qu'une gros actionnaire privé, tienne le même discours...
a écrit le 09/04/2015 à 10:30 :
Et il a tout à fait raison, l'État français est un État paresseux et en panne totale d'idées, ça ne date pas d'aujourd'hui. On a beau critiquer le totalitarisme soviétique une époque, actuellement le libéralisme c'est pour les autres. La France ne décroche plus, elle glisse.

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