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Entreprises & FinanceAutomobile

L'État français monte à presque 20% du capital de Renault

Photo de Nabil Bourassi

latribune.fr

Publié le 08 avril 2015 à 08:33 - Mis à jour le 08 avril 2015 à 08:34

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L'État a annoncé l'acquisition de 4,73% du capital du constructeur automobile français dont il détient déjà 15% du capital. L'État veut s'imposer à la prochaine assemblée générale des actgionnaires notamment sur les droits de vote double.

Non, Renault ne redeviendra pas une régie publique. C'est ce que s'emploie à expliquer le communiqué du ministère de l'économie et des Finances, celui-là même qui annonce pourtant la montée de l'État au capital du constructeur automobile français.

L'Etat français a annoncé qu'il allait procéder à l'acquisition de 4,73% du capital de Renault  pour un prix compris entre 814 millions d'euros et 1.232 millions d'euros. Il passera ainsi de 15% du capital à quasiment 20% et deviendra premier actionnaire de Renault devant Nissan qui détenait également 15% du capital.

L'introduction des droits de vote double en ligne de mire

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D'après le communiqué, cette montée au capital doit permettre à l'État de peser sur les décisions du constructeur automobile. Dans le viseur du gouvernement, la volonté de la direction de Renault de ne pas introduire le système des droits de vote double autorisés pour les actions détenues depuis plus de deux ans. L'État entend soutenir cette résolution lors de la prochaine Assemblée générale des actionnaires.

"Cette opération est parfaitement conforme à la nouvelle doctrine de l'Etat actionnaire, qui consiste à avoir une gestion active de son portefeuille : elle consiste à utiliser les outils qui sont à la disposition de tous les investisseurs ; elle a pour but de conforter le poids de l'Etat actionnaire dans la gouvernance de la société, avec le souci de protéger ses intérêts de long terme, qui sont les mêmes que ceux de tous les actionnaires de long terme, et particulièrement ceux des actionnaires salariés de Renault. L'ensemble des actionnaires désireux d'accompagner l'entreprise sur le long terme pourront ainsi contribuer à sa stabilité", explique le ministère dans son communiqué.

Cette doctrine n'est toutefois pas envisagée comme une mise sous tutelle voire une nationalisation rampante de Renault :

"Cette opération (...) ne préfigure en aucun cas un mouvement durable à la hausse ou à la baisse sur sa participation au capital de l'entreprise".

latribune.fr

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