L'État français monte à presque 20% du capital de Renault

latribune.fr

latribune.fr
Non, Renault ne redeviendra pas une régie publique. C'est ce que s'emploie à expliquer le communiqué du ministère de l'économie et des Finances, celui-là même qui annonce pourtant la montée de l'État au capital du constructeur automobile français.
L'Etat français a annoncé qu'il allait procéder à l'acquisition de 4,73% du capital de Renault pour un prix compris entre 814 millions d'euros et 1.232 millions d'euros. Il passera ainsi de 15% du capital à quasiment 20% et deviendra premier actionnaire de Renault devant Nissan qui détenait également 15% du capital.
À lire également
D'après le communiqué, cette montée au capital doit permettre à l'État de peser sur les décisions du constructeur automobile. Dans le viseur du gouvernement, la volonté de la direction de Renault de ne pas introduire le système des droits de vote double autorisés pour les actions détenues depuis plus de deux ans. L'État entend soutenir cette résolution lors de la prochaine Assemblée générale des actionnaires.
Cette doctrine n'est toutefois pas envisagée comme une mise sous tutelle voire une nationalisation rampante de Renault :
"Cette opération (...) ne préfigure en aucun cas un mouvement durable à la hausse ou à la baisse sur sa participation au capital de l'entreprise".
latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer