Pourquoi l'Etat lance une opération commando dans le capital de Renault

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L'Etat a annoncé ce jeudi l'achat de 4,7% supplémentaires du capital du constructeur automobile tricolore dans le cadre de la loi Florange.
L'Etat a annoncé ce jeudi l'achat de 4,7% supplémentaires du capital du constructeur automobile tricolore dans le cadre de la loi Florange. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
L'Etat renforce son influence au sein du capital de Renault. Car il veut absolument contrer une résolution prévue lors de l'assemblée générale du constructeur, visant à empêcher l'acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans.

Opération commando de l'État dans le capital de Renault. Pour contrer une résolution visant à empêcher l'acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans, le bras armé de l'Etat, l'Agence des participations de l'Etat (APE) a annoncé ce jeudi l'achat de 4,7% supplémentaires du capital du constructeur automobile tricolore dans le cadre de la loi Florange, portant sa participation à 19,7% et à 23,2 % des droits de vote (contre 17,6% actuellement). Suffisant, estime un responsable de l'APE, pour rejeter cette résolution. A côté de l'Etat, Nissan détient 15%, Daimler 3,1%, les salariés 3,06% et enfin Renault 1,37% (auto-détention) tandis que le flottant s'élève à 62,46%.

Sans cet achat de près de 5% du capital de Renault, "nous n'étions pas sûrs de quel côté la pièce allait tomber", estime un responsable de l'APE pour expliquer cette opération. Grâce à elle, "nous sécurisons le vote même si cela dépendra du quorum de l'assemblée générale", prévue le 30 avril. Mais, il s'est voulu rassurant sur le succès du rejet de cette résolution. Avec cette opération estimée entre 814 millions et 1,23 milliard d'euros, "cela renforcera l'influence de l'État chez Renault. C'est pour cela qu'on le fait", explique-t-il. Elle "illustre également l'importance stratégique que revêt aux yeux du gouvernement la participation de l'État au capital de Renault". Pour autant, "elle ne préfigure en aucun cas un mouvement durable à la hausse ou à la baisse sur sa participation au capital de l'entreprise".

Dans la lignée de la loi Florange

La loi Florange ou "loi visant à reconquérir l'économie réelle du 29 mars 2014 prévoit que sauf décision contraire des assemblées générales, les actionnaires qui conservent leurs titres pendant au moins deux ans sont récompensés par l'octroi de droits de vote doubles: au bout de deux ans, chaque action qu'ils détiennent leur donne deux voix lors des assemblées générales", est-il rappelé dans un communiqué de l'APE. Les droits de vote doubles sont d'ores et déjà aujourd'hui une réalité dans plus de la moitié des entreprises du CAC 40, a indiqué l'APE.

Et qu'en pense le PDG de Renault, Carlos Ghosn, renouvelé il y a un an environ ? Il a été mis dans la confidence. L'Etat n'a pas souhaité faire cette opération dans le dos de la direction, qui serait, selon l'APE,"agnostique" par rapport à cette initiative, selon l'APE. "Il a joué le jeu", assure un responsable de l'APE, qui fait observer que l'Etat partage la "même vision" que la direction de Renault et qu'il est bien "dans la lignée de la stratégie" du constructeur automobile en dépit de "quelques rares sujets de divergence". Et pour clore le sujet, "nous n'aurions pas récemment renouvelé Carlos Ghosn si nous n'étions d'accord".

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Commentaires
a écrit le 13/04/2015 à 12:38 :
RENAULT, une affaire sérieuse, de bon goût, des modèles qui plaisent ... On est si loin de l'improbable qualité Vag group où tout se délite jour après jour... Il est vrai que' à l'anlayse, la production est plutôt slovéno tchéko hongroise tandis que le pays de Mme Merkel donne le dernier tour de clé !!! Bye bye la deutsche Qualität ...
a écrit le 12/04/2015 à 23:11 :
A mon avis l’état doit se méfier de celui qui essaie de transformer Renault en entreprise low coast, qui ne rapporte aucun gain à Renault qui n'est pas bon pour le commerce extérieur , qui a abandonne la ligne historique et l'a confié a un designer aux goûts étrange , qui a abandonné le haut de gamme aux allemands avec la f1 en prime .Bravo senior Carlos le peuple français a les boules........
a écrit le 10/04/2015 à 5:05 :
2015 le collectivisme d'état frappe encore : un état qui, par ailleurs, si dit moderne, achète des actions d'une entreprise privée qui fabrique des automobiles...... Pourvu que le socialisme éclairé perdure !!!!!
a écrit le 09/04/2015 à 12:49 :
français n'a assez d'argent, hormis l’état, pour lutter contre les appétits des industriels et états étrangers à racheter la France par morceaux.
Alstom c'est foutu, l'industrie de l'acier c'est foutu. Et j'en oublie.
Il nous reste quoi? Michelin? Renault?
a écrit le 09/04/2015 à 7:01 :
Est ce qu'un "vrai" journaliste pourrait utiliser l'espace qui lui est octroyé pour nous dire pourquoi l'Etat est au capital de Renault?
a écrit le 08/04/2015 à 19:22 :
On ne va pas revenir aux nationalisations non ? L'URSS c'est fini les gars !
a écrit le 08/04/2015 à 18:42 :
Les japonnais de Nissan doivent être ravis de devenir filiale d'une entreprise contrôlée par l'état français. A leur place, je demanderai la cession immédiate des actions Nissan détenues par Renault. Cela ne devait pas faire parti du deal initial.
a écrit le 08/04/2015 à 18:25 :
J'espère que la droite revenue au pouvoir en 2017 cédera toutes les participations de l'état dans les entreprises dans lesquelles il n'a absolument rien à faire: Renault, GDF Suez, Safran, Orange, Airbus, Alstom... (la liste est longue) mais je pense que je rêve... L'étatisme étant sévèrement et je crains irrémédiablement ancré dans les gènes de ce pays.
Réponse de le 08/04/2015 à 19:56 :
Heureusement que vous rêver, toutes les nations font de même, et protègent leurs perles.
US, Allemagne, UK, Chine, Russie, même protectionnisme lorsqu'il s'agit d'entreprises stratégiques. Pensez-vous que les Etats-Unis ou la Russie nous laisseraient acheter une entreprise de défense ou du pétrole, gérant des dizaines de milliers d'emplois?
La France était plutôt à la traine dans ce domaine.
a écrit le 08/04/2015 à 18:15 :
Depuis des années , on nous dit que l'Etat n'a pas d'argent, blocage des salaires de la fonction publique ( prof, police, infirmières....) pourtant indispensables et on trouve pourtant 1 milliard pour Renault , 300 millions pour mory en pure perte pourtant, c'est donc bien un choix politique....
a écrit le 08/04/2015 à 18:09 :
reste à remplacer Ghosn par Montebourg !
a écrit le 08/04/2015 à 17:38 :
Pour Renforcer considérablement l'industrie Automobile Française il faut Fusionner P.S.A et Renault sur le plan Industriel, et sur le plan des réseaux commerciaux dans le monde. Peugeot et Citroen fonctionnent avec les memes organes mécaniques, et memes plates- formes, et memes usines. Celà peut etre le cas pour Renault-Peugeot-Citroen. Chacune des marques gardant ses spécificités de Désign extérieur et intérieur. Les Bénéfices permettant d'etre plus rentables et d'investir plus encore en recherche-développement, en seraient considérablement renforcés. Les réseaux commerciaux fusionnant aussi : concessions commune aux cinq marques (Dacia et Nissan inclus) plus grandes et plus rentables elles-memes
a écrit le 08/04/2015 à 17:34 :
L'état n'a pas à fabriquer des voitures, de l'acier ou autre chose, c'est le rôle des industriels. Si l'on veut que des entreprises fonctionnent, la seule chose que l'état ait à faire est de les mettre dans des conditions fiscales, réglementaires,... qui leur permettent de travailler à l'égal des entreprises étrangères avec lesquelles elles sont en concurrence. Donc à ne pas les lester sans arrêt de règles incongrues. Quant à l'état, qu'il s'occupe de la sécurité des biens et personnes, de la mise en place d'une justice juste, de l'immigration incontrôlée, de la lutte contre le djihadisme, de la définition d'une école adaptée au monde actuel (quoique vu les fonctionnaires du ministère de l'EN ...), de la lutte contre les gaspillages inouis de toute la sphère publique, de la simplification administrative, ...
a écrit le 08/04/2015 à 17:34 :
Le gouvernement Valls a acheté des actions Renault au plus haut de Renault 84/85 euro alors que la valeur future ne peut être qu'à la baisse tant Renault accumule les retards technologiques et ne dégage que des pertes depuis le lancement de l'erreur industrielle Dacia, accumule les risques chez Lada Avtovaz en Russie ...
bref le gouvernement Valls démontre son amateurisme et son incompétence industrielle.
Réponse de le 08/04/2015 à 19:16 :
L'état en veut, nous en voulons, alors que chez audi c'est la panne, plus grand chose ne se vend de ses petits assemblages slovéno tchéko hongrois approximatifs, le marketung ne fait plus la balle... Et pendant ce temps, RENAULT s'envole, encore premier en développement 3 mois 2015, nous vivons dans un monde décidément bien cruel !!!
a écrit le 08/04/2015 à 16:55 :
Résumé de la stratégie de l'état sur les investissements d'avenir: investir dans Alstom, Peugeot, et Renault...
a écrit le 08/04/2015 à 15:05 :
L'état devrait s'occuper de ce pourquoi il est fait, surtout pas de l'industrie en général, où il est nul. Mais au PS, on est trop c.. pour le comprendre, même Macron.
a écrit le 08/04/2015 à 14:24 :
Scandaleux, l'Etat surendetté devrait faire exactement l'inverse et vendre ses participations dans les entreprises du secteur concurrentiel. J'aurais pu acheter une Renault, maintenant ce n'est plus d'actualité.
a écrit le 08/04/2015 à 14:16 :
Renault Nissan est en train de négocier un rapprochement avec Daimler, qui ne veut surtout pas de l État français comme 1er actionnaire du nouveau groupe. Voilà pourquoi Ghosn voulait diluer l'Etat....
a écrit le 08/04/2015 à 12:58 :
Logique, rien à redire
a écrit le 08/04/2015 à 12:53 :
Ridicule !!!!! Les fonctionnaires s'agitent !!!!! Autant vendre ses actions Renault. L'état français sabote et salit tout ce qu'il touche. Aucune confiance en cette caste.
Réponse de le 08/04/2015 à 14:08 :
beau sabotage en effet, si l'Etat n'avait pas été là, Renault serait depuis assez longtemps aux oubliettes de la production autmobile au lieu d'être le 5eme constructeur mondial ...
Réponse de le 08/04/2015 à 14:35 :
Vous voulez dire que l'état soutient une société moribonde?
Réponse de le 08/04/2015 à 14:46 :
Vous déformez la réalité, l'Etat n'est en rien dans la situation actuelle de Renault qui survit grâce à sa participation de 42% dans Nissan. Acquisition dont il n'est nullement à l'origine. De plus Renault seul n'est pas le 5° constructeur mondial mais le 12° (nuance).
Réponse de le 08/04/2015 à 17:34 :
au bon vieux temps de la Régie Renault , l'état était le propriétaire de Renault, ce qui nous valait des véhicules de mauvaises qualité , des pertes récurrentes ( c'est pas grave, c'est l'état qui paie !! ) , des grèves très régulières et très suivies ( pas comme les stocks et les commandes ) .... c'est la privatisation qui a permis de sortir la société de ce bourbier.

L'état n'a rien à faire dans l'industrie !!
Réponse de le 08/04/2015 à 22:46 :
désolé de votre ignorance mais l'industrie se vit sur la durée donc non je ne déforme pas la réalité, Renault a été plusieurs fois sauvé grâce à la présence de l'Etat à son capital... ce qui lui a d'ailleurs permis d'acquérir les parts de Nissan sur une stratégie fort visionnaire d'un certain M. Schweitzer... qui était, ne vous déplaise... Enarque et Haut fonctionnaire !

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