Il est loin le temps où PSA croulait sous les pertes et craignait le pire. Les résultats semestriels du groupe automobile français témoignent du renouveau du groupe. Le chiffre d'affaires s'inscrit en hausse de 6,9% à 28,9 milliards d'euros. Le résultat opérationnel courant ressort à 1,425 milliards d'euros, contre 387 millions l'année précédente. Mieux, le résultat net consolidé s'affiche à 571 millions d'euros, contre une perte de 114 millions d'euros, il y a un an.
Le groupe indique que cette dynamique est surtout le fruit de la reprise de ses activités automobiles. Il faut dire que les ventes se redressent en Europe, son principal marché. Mais, c'est également la progression du mix produits, qui permet de vendre des voitures plus chères à travers des options ou des gammes supérieures (appelé aussi pricing power par les anglo-saxons), améliorant la rentabilité du groupe. Enfin, le taux de change favorable n'est pas neutre dans cette performance.
La communication du groupe évoque également les résultats du plan "Back in the race", le plan stratégique lancé par Carlos Tavares à son arrivée à la tête du groupe. Ce plan vise à améliorer la rentabilité du groupe dans ses coûts et ses procédés de production, mais également dans une approche commerciale focalisée sur la rentabilité et non plus sur les volumes. Cette politique permet à la branche automobile d'atteindre une marge opérationnelle de 5%.
Les marchés applaudissent ces résultats. L'action grimpait de 5% dans les premiers échanges, mercredi 29 juillet.
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A l'international, PSA a annoncé qu'il allait passer en revue son dispositif productif en Chine afin de chercher des foyers de réductions des coûts. Le groupe anticipe sans doute le ralentissement de ce marché, devenu son premier marché mondial, et ce malgré la progression du résultat opérationnel courant de ses coentreprises locales qui a augmenté de 1,065 milliard d'euros à 1,193 milliards sur le semestre.
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