PSA : la rentabilité, rien que la rentabilité... la recette d'un succès !

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(Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Dans un secteur marqué par les avertissements sur résultats, le groupe automobile français se distingue avec une rentabilité en hausse au premier semestre. Provocateur, son PDG, Carlos Tavares, estime qu'il peut faire davantage encore...

"Je suis un psychopathe de la performance"! Carlos Tavares n'a pas eu besoin de répéter sa phrase fétiche ce matin lors de la publication des résultats semestriels du groupe PSA. Non, non... Il suffisait de lire les chiffres enregistrés par le constructeur automobile.

Les ventes plient, pas la rentabilité

Dans un contexte sectoriel très complexe et largement détérioré (marchés en baisse, avertissement sur résultats en série...), le groupe aux quatre marques affiche une remarquable tenue de ses ratios de rentabilité. Cette performance est d'autant plus étonnante si on la compare aux résultats commerciaux des six derniers mois. Ainsi, alors que les immatriculations ont baissé de 12% sur six mois, le chiffre d'affaires lui, accuse une baisse limitée à 1,1%.

Mieux... Le résultat opérationnel a augmenté de 10% à 3,34 milliards d'euros, et celui de la seule branche automobile, de 12%. Fort de ces bons résultats, le groupe automobile s'offre le luxe d'afficher une marge opérationnelle en hausse d'un point à 8,7%. Le résultat net part du groupe a également explosé de 20% à 1,8 milliard d'euros.

Ces performances sont remarquables dans un contexte de fort ralentissement sectoriel. Le groupe emmené par Carlos Tavares voit ainsi ses ventes plier, mais sa rentabilité ne rompt pas. Pour le PDG, cette performance est le fruit de la stratégie de rentabilité du plan Push to Pass lancé en 2016. Après le plan Back to the Race qui, en 2014, avait permis de rationaliser toute la chaîne industrielle du groupe (le "point mort" avait alors été baissé d'un million de voiture). Le plan suivant, lui, s'est attaché à faire de la stratégie de marque, un puissant levier de rentabilité. Le plan Push to Pass a ainsi fait du repositionnement sur les SUV, le premier levier de croissance rentable. Ce segment est réputé porteur, mais également très rentable. Le succès fulgurant du Peugeot 3008 illustre le bien-fondé de cette stratégie. En ce début d'année, c'est Citroën qui s'inscrit dans cette dynamique avec son C5 Aircross.

Le pricing power, puissant levier de rentabilité

Ce repositionnement sur les SUV s'est accompagné d'une stratégie de prix extrêmement rigoureuse que Carlos Tavares appelle le pricing power, ou la capacité d'une marque à vendre des produits plus chers.

Ainsi, PSA a défini plusieurs couloirs de prix qu'elle a affublé à chacune de ses marques. Charge à elles de mettre en oeuvre la stratégie marketing adéquate. Peugeot a totalement retravaillé son univers de marque vers des codes plus premiums, plus masculin, tandis que Citroën se veut plus populaire et plus familial. À DS a été confiée l'ambition de s'inscrire dans un univers haut-de-gamme.

Pour Carlos Tavares, c'est Citroën qui est allé au bout de cette logique avec un positionnement prix désormais supérieur de 6,5% par rapport au "benchmark", c'est à dire au panel moyen de ses marques rivales. La marque aux chevrons fait mieux que Peugeot qui reste encore en dessous de son objectif, même s'il a réduit l'écart de 2,4% à 0,8%. DS est encore aux balbutiements du déploiement de sa nouvelle gamme, mais se positionne déjà au-dessus du benchmark (+2,1%). Même Opel a fortement augmenté son pricing power en divisant par deux l'écart (4%) qui le sépare de son objectif.

Cette stratégie se traduit ainsi par des ventes avec de hauts mix-produits, c'est à dire que les ventes se font majoritairement sur les finitions les plus chers, avec un maximum d'options. Par exemple, Citroën qui a fait du contraste de couleur son langage stylistique, vend le pack color bi-ton sur la majorité de ses ventes. De même, 40% des acheteurs de Peugeot achètent la boîte automatique. Plus question de brader les voitures, ou d'accumuler les stocks. Pas plus que Carlos Tavares ne veut entendre parler d'amendes européennes sur les objectifs CO2 contre lesquels il juge être suffisamment bien armé avec sa gamme de voitures électrifiées.

Rationaliser davantage les process industriels

Mais avec ce 8,7% de rentabilité, un niveau qui tutoie les marques premiums allemandes, Carlos Tavares estime qu'il peut aller encore plus loin... Beaucoup plus loin! Jusqu'à 10% aurait-il déclaré auprès d'analystes... Et pour cela, les artifices marketings ne suffiront pas.

Carlos Tavares a imposé une cure d'amaigrissement du catalogue du groupe. En 2018, les quatre marques du groupe disposaient d'un catalogue de 62 modèles. L'objectif est de redescendre à 41 modèles à horizon 2025. Dans le même temps, le nombre de références de pièces devra avoir baissé de 52%. Cette rationalisation industrielle doit permettre à PSA de gagner encore davantage d'efficience et donc de rentabilité. Sur la masse salariale, Carlos Tavares juge qu'il y a encore du grain à moudre.

"Nous voulons avoir le meilleur ratio masse salariale sur revenu", a-t-il indiqué.

De 11,1% en 2018, le "psychopathe de la performance" veut porter ce ratio à 10% en 2021. Enfin, l'ancien numéro deux de Renault veut booster les économies d'échelles dans les achats grâce à l'acquisition d'Opel qui a permis au groupe de grossir de 1,2 million de voitures. Dans l'histoire de l'Alliance Renault-Nissan, la mutualisation des achats est probablement le poste qui a dégagé le plus d'économies d'échelles.

La Chine, le caillou dans la chaussure...

Cette chasse aux coûts doit faire économiser environ 700 euros par voiture entre 2018 et 2021, étant entendu que le périmètre historique (Peugeot Citroën et DS) a déjà été largement rationalisé, et que les gisements de synergies résident essentiellement chez Opel.

Bien entendu, toutes ces règles n'ont de sens que si PSA affiche une croissance de ses ventes. Or, la courbe des immatriculations semble en panne, et rien ne permet de penser qu'elle va s'inverser au moins dans les six prochains mois. Un analyste rappelle que la Chine continue de peser très lourd dans les comptes. Au rythme actuel, PSA pourrait avoir vendu sur le premier marché automobile du monde dix fois moins que ce que lui permettent ses capacités... Après la rentabilité, la croissance organique pourrait être le challenge de demain pour Carlos Tavares...

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Commentaires
a écrit le 06/08/2019 à 9:57 :
Tout ceci au détriment de l'emploi en France car la délocalisation de la production automobile française va s’accélérer : fabriquer en Espagne ou au Maroc...
"Le principal contributeur à la baisse s'appelle PSA selon les estimations d'IHS. La Peugeot 2008, actuellement assemblées à Mulhouse, passera les Pyrénées pour atterrir à Vigo à l'occasion d'une nouvelle version (-146.000 unités), le solde de la Peugeot 208 filera au Maroc (-98.000 voitures) où Peugeot vient d'ouvrir une grande usine, et l'Opel Grandland X lâchera Sochaux pour l'Allemagne (70.000 véhicules). Chez Renault, la nouvelle Clio ne sera plus du tout produite à Flins, ce qui devrait grever de 41.000 véhicules les volumes de l'usine." Seul Toyota va augmenter sa production de 50 000 véhicules pour la porter à 300 000 dans son usine de Valenciennes.
a écrit le 29/07/2019 à 10:07 :
@jason Bourn,
je ne doute pas que Tavares entend tout et son contraire, comme tout le monde, mais c'est quand même lui, et lui seul, qui sort des énormités comme "On n'a pas encore tout analysé sur ce qui va sa passer avec la voiture électrique" pour justifier de sa frilosité.

De telles raisons pour aller contre une industrie naissante n'ont jamais été invoquées dans le passé, où bien leurs auteurs ont disparus, balayés par l'évolution, avant que l'on ai le temps de la savoir. Ah, si Monsieur "Frigidaire" avait été de ceux là le pastis serait bien chaud.
a écrit le 26/07/2019 à 12:12 :
Il y a malgré tout une logique à minima, une Citroën on peut rouler avec, se bouffer des ralentisseurs, des nids de poule, des trottoirs, des routes à la mode des années 2010, sans souffrir des reins ni être fatigué, alors 5000€ de plus pour un tapis volant: c'est peanut, et nous en occase on se régale
a écrit le 26/07/2019 à 9:33 :
Ressortirez-vous une voiture avec suspension hydractive, véritable prouesse technologique?
a écrit le 26/07/2019 à 4:09 :
En voila encore un qui se prend pour un genie.
Les mois a venir sauront se rappeler a son bon souvenir.
a écrit le 25/07/2019 à 21:05 :
Mis à part toutes les critiques... l'entreprise privée n'a d'autres choix que d'être rentable, sinon, elle meurt... Rien à voir avec le public où le contribuable met la main à la poche en cas de problème de gestion.
Réponse de le 26/07/2019 à 6:44 :
Faux
En 2014 l’etat est venu à la rescousse de Peugeot en quasi faillite.
L’etat possède toujours via la BPI 13% de Peugeot.
Donc parfois le privé est « too big to fail » et peut compter sur l’etat si ça va mal...
Réponse de le 26/07/2019 à 16:32 :
Certes, les exceptions confirment la règle....
Réponse de le 31/07/2019 à 18:55 :
Il ne suffit pas d'être rentable, une entreprise doit être durable. une entreprise est généralement spécialisée dans un domaine d'activité. Et un domaine d'activité a évolue tout le temps sous la pression de la demande, de l'environnement, du cadre légal…..
Un chef d'entreprise doit assurer non seulement la rentabilité permanente de l'entreprise mais doit être capable de faire la prospective de son domaine d'activité et utilisé les profits présents pour investir dans ce qui sera le futur de son entreprise. Je ne crois pas que Monsieur Tavares soit un homme à la hauteur de ce second devoir d'un entrepreneur, quelque bon qu'il ait pu être dans l'amélioration de la rentabilité sur le passé de son domaine d'activité. Le profits ne doivent pas se dilapider en dividendes pour les actionnaires, en petites primes aux salariés, et en grosses primes pour soi-même à un moment où le domaine d'activité est dans un virage dont le rayon de courbure est sans commune mesure avec ceux qu'il a eu à connaitre depuis sa naissance il y a un peu plus d'un siècle et jusqu'à aujourd'hui. Il y a des investissements en masse à faire depuis plus de 5 ans, des investissements que Monsieur Tavares n'a pas voulu voir, croyant à la méthode Coué. Monsieur Tavares veut que l'automobile continue sa croissance dans la direction où il a excellé, mais ce domaine, sous l'effet de contraintes multiples et indépendantes des désirs de Monsieur Tavares évolue dans d'autres directions.
Serge Rochain
a écrit le 25/07/2019 à 20:57 :
Ecrivez ce que vous voulez ! Ma réalité est que j"ai acheté des actions PSA à 11 euros fin 2016 et que je les ai vendu il ya peu le double .Pendant que vous mettez votre argent sur un livret A .
Merci mille fois et bravo M.TAVARES .
Réponse de le 26/07/2019 à 6:46 :
Et donc c’est la seule chose importante dans votre vie ?
Réponse de le 26/07/2019 à 6:48 :
En net, ca fait combien ? Le fisc ne vous a pas oublie.
a écrit le 25/07/2019 à 19:36 :
Les actionnaires sont contents aujourd'hui et demain le personnel de PSA pointera au chômage car Tavares n'est qu'un visionnaire du passé
Réponse de le 26/07/2019 à 9:44 :
La famille Peugeot attend avec impatience votre candidature pour reprendre la succession de M. TAVARES afin de pouvoir bénéficier de vos brillantes stratégies et transformer PSA en un leader mondiale ! Vite, le monde automobile a besoin de vous !
Réponse de le 26/07/2019 à 10:16 :
A Jason Bourne : Le monde automobile n'a surtout pas besoin d'un Tavares qui, depuis qu'il est a la tête de PSA, bave sur le véhicule électrique au lieu d'avoir la réactivité indispensable à l'évolution d'une technologie. La première qualité d'un entrepreneur c'est sa capacité à la prospective dans son milieu professionnel, et Monsieur Tavares n'est pas de ceux-là, c'est un excellent entrepreneur du siècle précédent.
Pour ma part, il se trouve que j'ai su passer, et même les prévenir, les évènements qui ont bouleverser mon milieu professionnel, il y a 50 ans avec une révolution qui elle même en a duré 40.... ce n'était pas rien, et en tous cas, bien plus violent que ce qui se passe dans le monde de l'automobile aujourd'hui. Passer de la mécanique de la mécanographie à la microélectronique de l'informatique a été une épreuve dont 90% de la profession n'a pas survécu. J'en ai connu des Tavares accrochés à leurs machines mécaniques qui critiquaient à longueur de journée ce qui allait balayer leurs irremplaçables vieilles mécanique, ils sont tous tombés les uns après les autres. Je n'imaginais pas que j'allais revoir un tel schéma aujourd'hui, surtout avec un homme réputé intelligent et clairvoyant.
Quand j'ai entendu Tavares dire "On ne sait pas où l'on va avec le VE, on n'a pas encore mesuré toutes les conséquences !" j'ai failli tomber de ma chaise. Comme si les constructeurs de VT il y a plus d'un siècle avaient chercher à mesurer où allait les mener de faire des VT ????? Avaient-ils deviner les autoroutes, les milliers de stations service, les limitation de vitesse, les bouchons dans les agglomérations, les interdictions de circuler en ville pour raison climatique, la pollution des hydrocarbures, les feux tricolores aux croisement ?
Mais que croit donc Tavares ? Que le monde doit être écrit jusqu'à la fin des temps pour entreprendre ?
Etes vous vous-même dans cet état d'esprit réactionnaire ?

Oui, alors trouvez vous un autre monde, celui du XXI em siècle me va très bien…. cela fait déjà 5 ans que je suis de mon XXI em siècle et roule à l'électricité. Tavares lui, doit toujours rouler mazout….?
Réponse de le 26/07/2019 à 17:17 :
@Rochain. Des anlyses comme la votre, Tavares en reçoit tout les semaine sur son bureau et il entend tout et son contraire. Aussi bien des analyses qui corroborent votre propos et d'autres qui annoncent tout le contraire. Il y a des tas de personnes chez PSA qui cherchent à savoir que sera la voiture idéal pour les 5, 10 prochaines années et tout les autres constructeurs ont aussi leurs analystes qui font le même boulot ! Sauf que à partir d'un moment, il faut prendre une décision et c'est Tavares qui doit la prendre car c'est lui qui doit faire ce choix capital qui déterminera la vie ou la mort d'une entreprise...Bref tout ca pour dire, que rien n'est simple dans ce milieu.
a écrit le 25/07/2019 à 18:40 :
Que de critique dans la plupart des posts.
Pendant ce temps, Tesla a perdu, au 2e trimestre 2019, 408 millions de dollars pour 95 000 voitures livrées.
Ce qui fait, à la louche, 4500 dollars de perte par voiture.
Mais tout le monde admire Tesla.
Ainsi va le monde. Cordialement
a écrit le 25/07/2019 à 16:33 :
En fait le baratin qui permet de vendre plus cher un véhicule par rapport à un autre de la concurrence est une force économique que bien des clients avalent sans broncher. Autre sujet qui n'apparait pas les facturations aux concessionnaires obligés de se plier aux "taxes" comme l'image, la formation, l'outillage et la méga marge sur les pièces détachées et autres subterfuges payés par le client dans ses factures et reversés par le concessionnaire à la maison mère. Il n' y a pas de miracles pour augmenter sa rentabilité après avoir nettoyé les postes de travail, de conceptions…. il faut faire payer le client. Toute la stratégie "intelligente" est de mettre en place les arguments pour que le client puisse avaler sans broncher la stratégie marketing de croissance par le baratin. Un exemple très français glorifier une marque bleu blanc rouge mais produire la majorité de ces équipements hors hexagone, autre faire "bosser" les sous-traitants et en ramasser la marge. Il n' y a pas de secret lorsque les ventes chutent et que les marges grimpent il faut trouver, des ressources dans la RD, la production et enfin le langage pour vendre, en fait un baratin bien huilé. Ces stratégies ne sont pas uniquement chez PSA mais dans tous les groupes, ce qui manquent souvent d'ailleurs aux PME pour passer les périodes difficiles et actuellement nous sommes entrés dans une période de remous
a écrit le 25/07/2019 à 15:33 :
La dette PSA (2018) 7,13 milliards euro.
a écrit le 25/07/2019 à 14:49 :
On évite chez PSA les questions qui fachent : Bonnefont (DS) qui se crache totalement en Chine, Jackson qui croit encore atteindre 1.5 millions de ventes dans 2 ans et Imparato qui voudrait vendre 50% de ses produits hors europe. En l'espère, chacun des patrons de divisisons ayant des objectifs inatteignables serait dans une boite probablement remercié. Mais au-delà de l'article, bien construit, on se demande si PSA reste un vendeur de VN classique. Quand les ventes baissent de 12% sur le VN et que les résultats sont bons, c'est que le reste prend de l'ampleur. Même si cela n'est jamais évoqué et pour cause, puisque PSA ne communique aucun chiffre sur ces activités là en dehors des volumes. Reste enfin la casse évoqué du nombre de silhouette. Ca ne se fera pas sans casse sociale. On le voit à Poissy ou Russelheim, les salariés réclament des véhicules en plus. Et on ne comprend pas pourquoi leurs efforts ne sont pas récompensés.
a écrit le 25/07/2019 à 11:57 :
A sa place, j’éviterais de fanfaronner... on verra en 2020
a écrit le 25/07/2019 à 11:45 :
super, youpi, génial, ne nous énervons pas car il fait chaud et bientôt encore plus chaud
mais les actions montent donc pas d'inquiétude, les dollars cela brule t il au soleil ?
a écrit le 25/07/2019 à 11:07 :
Les véhicules Peugeot (je ne me prononcerai pas sur Citroën qui à mon avis a été sacrifié) sont certes jolies, beaucoup de design et de marketing, du plastic mou et noir à l'allemande partout dans l'habitacle... mais elle sont devenues chères, très chères... trop chères. Certains diront même prétentieuses, avec un rapport qualité/prix devenu très médiocre. Beaucoup se diront que quitte à payer une voiture cher autant acheter une allemande ou une suédoise, et quitte à sacrifier le design pour un bon rapport qualité/prix autant acheter une Renault...
Réponse de le 25/07/2019 à 11:48 :
Si les nouvelles Peugeot et surtout les SUV sont devenues chères, c'est qu'il y a bien une raison ? non ? C'est que en plus de la qualité du design et des options sympa, c 'est que les véhicules sont devenues aussi fiables que les allemandes ? ( à l'époque ou les allemandes l'étaient car c'est moins vrai aujourd'hui).
Bref, Peugeot a réussi à se positionner sur le secteur haut de gammes du marché des constructeurs généralistes . Ce qui permet de générer de gros bénéfices sans forcément vendre beaucoup de voiture comme le font les 3 grands constructeurs de voitures allemandes (BMW, Mercedes, Audi ).
Volkswagen avait réussi à faire les deux, vendre beaucoup et vendre des SUV avec de hautes marges. En effet, un Tiguan bine équipé est presque aussi chère qu'un X3 bien équipé mais depuis qu'ils ont été rattrapé par le scandale, ils vendent nettement moins.
Réponse de le 25/07/2019 à 12:08 :
@jason c' est surtout le hg allemand qui souffre par exemple Mercedes qui se fait recapitaliser hier par un chinois et Audi qui plante en ventes, le hg allemand a désormais du souci à se faire .
Réponse de le 25/07/2019 à 12:23 :
@Jason Bourne: " à l'époque ou les allemandes étaient fiables, c'est moins vrai aujourd'hui". Je ne vous le fais pas dire! Les voitures allemandes n'ont plus du tout la qualité d'autrefois. Une Mercedes faisait 1 million de kms (source chauffeurs de taxi d'Athène) Aujourd'hui maximum 250.000 kms. Quant à Audi mieux vaut ne pas en parler...
En résumé les allemandes sont très chères mais surtout leur rapport qualité/prix est calamiteux
Réponse de le 25/07/2019 à 12:23 :
@Jason Bourne: " à l'époque ou les allemandes étaient fiables, c'est moins vrai aujourd'hui". Je ne vous le fais pas dire! Les voitures allemandes n'ont plus du tout la qualité d'autrefois. Une Mercedes faisait 1 million de kms (source chauffeurs de taxi d'Athène) Aujourd'hui maximum 250.000 kms. Quant à Audi mieux vaut ne pas en parler...
En résumé les allemandes sont très chères mais surtout leur rapport qualité/prix est calamiteux
Réponse de le 25/07/2019 à 17:53 :
@Dominique R: Non Mercedes ne se fait recapitaliser. Un nouvel actionnaire à acheté des parts c'est tout. Recapitaliser c'est quand l'entreprise a besoin de fonds, là ça n'est le cas.
Réponse de le 26/07/2019 à 11:06 :
Certes, la fiabilité des véhicules PSA a augmenté, mais... comme toutes les autres marques, pas plus. Et PSA n'est pas mieux noté que Renault... alors que les véhicules PSA sont nettement plus chers. A catégorie comparable, il n'y a pas non plus de différence marquantes 'd'options sympas' entre une PSA et une Renault...
Réponse de le 26/07/2019 à 17:11 :
@gege. Peugeot a longtemps eu une bonne réputation sur sa fiabilité et ce qui a contribué à son succès durant les années 80/90. Et puis l'éléctronique embarqué est arrivé et comme tout les constructeurs, ils en ont bavé et parfois aussi des moteurs qui n'ont pas été réussi et certains modèles qui n'ont pas su succéder à leur glorieuses grandes sœurs (la 207 n'a pas su être à la hauteur des 206 et 205 au niveau fiabilité ). Du coup, Tavares a du faire des choix en prenant le choix contraire de Gohns, vendre moins mais vendre avec un max de marges pour des véhicules stylés et fortement équipés. Et c'est ce qui a réussi avec les SUV qui ont permis de rescusciter le groupe.
a écrit le 25/07/2019 à 9:17 :
Rentabilité design et french quality pour PSA qui a fait un très gros effort de style !
a écrit le 25/07/2019 à 9:00 :
La e-208 à venir 31 000€, les batteries étant vendues mais pas louées, sais pas quelle marge vertigineuse y est appliquée. Peugeot a toujours été cher (depuis ma 205 (47 000F me semble, fin 1983), 306, 206, 208), c'est la signature de la marque. :-)
a écrit le 25/07/2019 à 8:56 :
Et les employés dans tout cela?
Pressés comme des citrons, surmenés ils n'arrivent plus à faire tout le nécessaire et s'occuper convenablement des clients.
Réponse de le 25/07/2019 à 9:20 :
faux, les concessionnaires ne font pas parti du groupe PSA
Réponse de le 25/07/2019 à 11:12 :
"Et les employés dans tout cela?
Pressés comme des citrons, surmenés ils n'arrivent plus à faire tout le nécessaire et s'occuper convenablement des clients."
Les employés??? bien déjà ils sont pas virés car vu l'etat de PSA il y a qque années c'etait a craindre.
Ensuite s'occuper convenablement des clients.?: PSA produit et vend au concessions, où y a t'il des clients?
les concessions ne sont pas PSA.

Votre commentaire me semble hors propo et mis là sans raison, juste une phrase passe partout a chaque fois qu'on parle de rentabilité d'un groupe. je doute aussi que vous travailliez chez PSA pour savoir ce qui s'y passe.
Réponse de le 25/07/2019 à 16:44 :
exact les concessionaires ne sont pas PSA mais ils sont sous contrat avec des obligations autant en terme de vente qu'en terme d'image. Un concessionnaire doit un certains pourcentage sur son CA et non sur son bénéfice pour avoir le droit à l'enseigne, un concessionnaire doit payer la formation de qualité ou de baratin, un concessionaire a obligation d'achat d'un certains nombre d'outillage qu'il pourrait pour certains trouver à moindre prix sur le marché des équipements, un concessionnaire doit acheter les pièces détachées même si celles ci sont vendues avec des marges qui font pleurer le client lors des réparations etc etc.
a écrit le 25/07/2019 à 8:49 :
""Je suis un psychopathe de la performance"

Quand les hommes d'affaires deviennent aussi bavards que les politiciens qui deviennent aussi cupides que les hommes d'affaires.

Comment voulez vous que les américains nous prennent au sérieux avec des déclarations à l'emporte pièce de la sorte... -_-
Réponse de le 25/07/2019 à 13:37 :
@ multipseudos:

Encore une fois je te parle pas de ça, je te parle pas de toi, je parle de la crédibilité que cela peut inspirer à l'internationale... Tu sais en dehors de nos frontières ?

Signalé
Réponse de le 26/07/2019 à 10:31 :
@citoyen blasé : """Je suis un psychopathe de la performance"
Quand les hommes d'affaires deviennent aussi bavards que les politiciens qui deviennent aussi cupides que les hommes d'affaires.
Comment voulez vous que les américains nous prennent au sérieux avec des déclarations à l'emporte pièce de la sorte... -_- "
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Il n'y a qu'à entendre ou lire les déclarations d'Elon Musk pour ne pas avoir honte de ce que dit Tavares à ce propos.
Ce que je reproche à Tavares est bien plus grave, un manque de clairvoyance. Il y a 5 ans au lieu de pleurer qu'il faudrait acheter les batteries en Chine pour les VE il avait le devoir de créer une usine de production de batteries au lieu d'en faire une pour fabriquer des BV pour VT. La crainte des ouvriers au chômage ça commence par les convertir à la novation et non à pleurnicher qu'ils le seront si on va vers le VE…. il fabriquait bien les réservoir à mazout de ses machines, non ?
Réponse de le 26/07/2019 à 13:54 :
@ binaire:

"Il n'y a qu'à entendre ou lire les déclarations d'Elon Musk pour ne pas avoir honte de ce que dit Tavares à ce propos."

mais bon sang depuis le temps que vous me lisez et trollez vous ne comprenez toujours pas me commentaires c'est ça !?

Ouhaou les boulets ! -_-

Pour le reste t'as qu'à écrire un commentaire tu te colles pas à moi stp, je sais que la classe dirigeante est inculte et donc ne peut que rejetter mes commentaires et c'est bien pour ceci que j'expose la possibilité de le supprimer mais PAS DE L'INSTRUMENTALISER !!!

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