Qui gagnera la bataille du contenu embarqué dans l'automobile ?
Guillaume Fischer
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La présentation du projet AEX au Mondial 2018 avait suscité l’intérêt marqué des visiteurs.
[RENAULT]
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La présentation du projet AEX au Mondial 2018 avait suscité l’intérêt marqué des visiteurs.
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La maîtrise de l'expérience éditoriale, audio et vidéo, qui sera proposée à bord de l'automobile a déjà commencé à faire l'objet d'une rude bataille entre les différents acteurs en présence. En ligne de mire, le temps de cerveau disponible pendant les trajets, pour l'instant accaparé par la seule radio, faute d'autonomie de la voiture. Google et Apple ont accéléré leur positionnement sur ce créneau depuis au moins trois ans. Avec la maîtrise des deux principaux systèmes d'exploitation, Androïd et IOS, ils bénéficient d'un avantage majeur dans la mesure où le smartphone constituera (au moins dans un premier temps) la porte d'entrée dans les voitures.
Dotés de cet atout technologique central, Google et Apple se musclent également côté contenu. Avec YouTube et Spotify du côté du groupe de Mountain View, Apple TV et Apple music chez la firme à la pomme, les deux géants veulent gagner un avantage décisif sur la vidéo et la musique diffusées au sein des futurs tableaux de bord. Avec Itune, première plate-forme de podcasts, Apple détient également un avantage décisif concernant ce format particulièrement adapté à l'automobile. Amazon, qui a racheté Audible, leader de livres audio, a lui aussi bien l'intention de se positionner. Netflix vise enfin une place côté vidéo après avoir signé (comme YouTube) un accord, fin juillet, avec le fabriquant américain de voitures électriques Tesla. Facebook, en train de recruter des journalistes à l'échelon mondial, pourrait lui-même embarquer son propre contenu dans les futurs véhicules autonomes.
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La stratégie de Google, qui consiste à se positionner sur la tranche matinale, créneau publicitaire phare des radios, et d'Apple privilégiant le développement des abonnements à ses services depuis la baisse de la vente des iPhones, suscitent les craintes des autres acteurs du futur écosystème. Dans ce contexte de prééminence des Gafa, constructeurs automobiles et fournisseurs de médias classiques ont bien l'intention de se prémunir au maximum. Après la montée exponentielle à partir de 2010 du smartphone comme premier appareil d'information, les groupes de médias européens viennent seulement d'obtenir le vote par le Parlement d'un droit voisin au droit d'auteur leur permettant d'être enfin rémunérés par les Gafa pour l'utilisation de leurs contenus.
Guillaume Fischer
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