Renault lance un concept de Zoé sport proche de la puissance d'une Tesla

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La Zoé Sport Concept démontre la force d'innovation de Renault. En réalité, Renault veut aller sur le terrain des utilitaires et lorgne l'immense marché des électriques de segment A du marché chinois.
La Zoé Sport Concept démontre la force d'innovation de Renault. En réalité, Renault veut aller sur le terrain des utilitaires et lorgne l'immense marché des électriques de segment A du marché chinois. (Crédits : DR)
Le constructeur automobile français s'est amusé à concevoir une étude réaliste de sa Zoé en version sport. Avec un 0 à 100 km/h en 3,2 secondes, cette citadine est proche des performances des Tesla Model S. Renault en a profité pour annoncer la suite de son programme autour de la voiture électrique...

Renault ne veut pas perdre la main ! La marque au losange qui peut se targuer d'avoir été un des précurseurs de la voiture électrique, au moins dans sa vision d'une commercialisation de masse, a levé le voile sur une version sportive de sa Zoé.

Avec ce modèle, qui reste en réalité un concept, Renault ne veut pas laisser ce terrain occupé exclusivement par les Tesla, Mercedes et BMW... Ce concept équipe cette petite citadine d'une puissance de feu de 460 chevaux, un 0 à 100 km/h en 3,2 secondes. Elle se voit même dotée de deux moteurs, avant et arrière, pour faire de la traction et de la propulsion.

"Notre proposition, c'est de faire une voiture 100% électrique mais qui soit aussi 100% sportive et 100% passion", explique Gilles Normand, le nouveau patron du véhicule électrique chez Renault.

Longtemps moqué, désormais imité

La voiture électrique est un véritable marqueur pour Renault. Le groupe français a, pendant longtemps été l'un des seuls constructeurs avec son allié Nissan, à avoir un programme électrique conséquent. Ils ont d'ailleurs été longtemps moqués avant d'être rejoint par de nombreux groupes comme Volkswagen et Mercedes, et même désormais Toyota.

Le groupe français veut donc accélérer dans ce domaine et a défini trois axes. D'abord, il veut capitaliser sur Zoé, véritable label en la matière. Son évolution récente sur une autonomie à 400 km NEDC (300 km en usage réel) a permis de booster les ventes. Elles ont augmenté de 50% depuis novembre. Depuis janvier, Renault a vendu 15.000 voitures électriques, contre 25.000 sur l'ensemble de l'année 2016...

Extension de la gamme et internationalisation

Le deuxième axe consiste à étendre la gamme. Pour Gilles Normand, la nouvelle frontière de la voiture électrique sera surtout l'utilitaire. "C'est un domaine de compétence naturel pour Renault qui a une vraie légitimité en la matière", justifie Gilles Normand. Un nouveau Kangoo ZE sera ainsi introduit avec une autonomie de 200 km d'autonomie en usage réel (270 en NEDC). A la fin de l'année, Renault lancera également un Master ZE, une version électrique du fourgon de la marque au losange. Enfin, l'offensive dans l'électrique sera également fondée sur l'internationalisation. Si tous les pays ne sont pas forcément éligibles en raison du manque d'infrastructures, il n'en reste pas moins que la Chine reste le premier marché électrique mondial. Pour le coup, Renault inscrit sa stratégie sur le long terme puisque, pour l'heure, il ne peut pas commercialiser de voiture électrique sous sa propre marque. Le groupe espère toutefois une évolution de la réglementation aux alentours de 2018.

Vers une voiture électrique de segment A

L'idée serait d'aller conquérir le marché électrique chinois sur le segment A.

"Le marché mondial de l'électrique, c'était 500.000 voitures en 2016, dont la moitié pour la Chine. Or, en Chine, il y a un autre marché de véhicules électriques mais qui ne sont pas immatriculés, et cela représente entre 600.000 à 700.000 voitures par an. Ce marché sera bientôt réglementé par les autorités, et, dès lors, nous pourrons dérouler un produit cohérent sur ce segment", confie Gilles Normand.

La Zoé, qui fait 75% des ventes des VE du groupe Renault, pourrait alors voir une petite sœur débarquer. Cette dernière coûtera 8.000 dollars hors subventions... Renault ne dit pas si le Kwid servirait de base à cette solution. "C'est encore trop tôt pour dire à quoi ressemblera ce modèle", conclut, mystérieux, Gilles Normand.

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a écrit le 10/03/2017 à 23:47 :
Dommage que Renault ne propose pas le solaire comme Toyota, Tesla etc. Cà prolonge la vie des batteries, assure tout l'ensemble électrique et permet plusieurs km de plus sur ce type de véhicule pas profilé solaire comme la Sunriser de ThyssenKrupp, la Stella Solar Lux, l'eVe Sunswift qui elles sont positive en énergie (produisent plus qu'elles ne consomment à vitesse moyenne)
a écrit le 10/03/2017 à 21:28 :
J'ai assisté il y a 6 ans à une exhibition des méganes électriques, c'était fantastique, un ballet digne de top-gear je suis revenu ravi.
Donc cet exploit ne m'étonne pas.
Reste que techniquement on ne sort pas de la voiture traditionnelle, il devrait y avoir 4 petits moteurs, 1 par roue avec sa mini boîte de vitesses en électrique pas besoin de plus de 2.
pas de cardans pas de freins on n'en a pas besoin juste des variateurs performants, c'est tout, ce qui n'est pas nouveau chez Renault qui fabriquait ceux de ses machines-outils et robots dans les années 70.
a écrit le 10/03/2017 à 18:40 :
Puisque l'autonomie réelle n'est que de 300 et non 400 kms : Pourquoi ne sont ils pas condamnés pour publicité mensongère ? La voiture électrique est une impasse et une Katasttorfe écolo avec ses batteries inrecyclables .
Réponse de le 11/03/2017 à 8:01 :
Bien sur que les batteries sont recyclables, d'ailleurs c'est obligatoire. Quant au Li , il n'y en a pas tant que ca environ 10kg pour un pack de 60kWh. C'est 3% du cout. Par contre les autres elements Cobalt, Nickel.. justifient le recyclage par leur coût et toxicité.
Il y a plus de pollution venant des piles ménagères. Battez vous pour cela !
a écrit le 10/03/2017 à 13:09 :
0 à 100 kM/h en 3 sec. est totalement inutile sauf pour les kékés qui ont besoin de mettre les autres en danger, l'annonce de la batterie de 41 kWh donnant 300 km de vraie autonomie etait beaucoup plus interessante.
10 kWh de plus aurait ete beaucoup plus interessant, meme en option, car l'autonomie actuelle est toujours insuffisante pour des VRP.
Encore un effort svp.
a écrit le 10/03/2017 à 13:06 :
Au delà de ce modèle c'est l'architecture qui est intéressante. Double motorisation et deux batteries de 40kw. Ce modèle va être testé en compétition et on peut parier que nous le retrouverons sur un modèle type SUV
a écrit le 10/03/2017 à 12:01 :
Tous ceux qui ont une Zoé en sont très contents question agrément et conduite; on s'approche tout doucement du seuil à partir duquel ça permettra de faire autre chose qu'aller à la grande ville voisine
Il manque une petite centaine de kilomètres aux 270km réels de la Zoé (pour moi, aller dans les Pyrénées) et aussi un système de recharge rapide.
Réponse de le 10/03/2017 à 14:51 :
A La Poste quand un facteur se voit confier un Kangoo ZE c'est grand sourire assuré ! Silence, agrément de conduite, accélérations tout y est. Seul bémol les pneus avant qui s'usent beaucoup trop vite.
a écrit le 10/03/2017 à 10:52 :
Pourrions-nous avoir une idée de la date de sortie d'un véhicule électrique qui aurait
minimum 500 km d'autonomie et être rechargé en 2H environ. Une voiture qui ne devrait pas excéder 9000 euros. Une information aussi sur le gain potentiel écologique, recyclage des batteries , l'énergie utilisée pour alimenter le réseau . En Allemagne, c'est le charbon, le gain écologique est négatif.
Quid du nucléaire; savoir aussi , si les nouvelles énergies pourront alimenter toutes ces voitures qui vont arriver sur le marché. La politique des villes pour équiper immeubles
et parkings de prises pour recharger les véhicules. Ces questions sont importantes , elles vont déterminer la rapidité du changement de mode de consommation de la voiture.
Réponse de le 10/03/2017 à 13:05 :
EN Allemagne c'est 35% d'EnR et un charbon qui régresse deja avec la premiere fermeture definitive d'usine pour 2017, parcourez le web un peu avant de mentir.
Réponse de le 10/03/2017 à 14:35 :
@Steph: la part des énergies renouvelables est de 30% et le charbon de 40% en Allemagne en en 2016. Je vous laisse imaginer ce que représente 40% de la production d électricité d un pays aussi industrialisé que le Allemagne en terme de tonnes de CO2 émises... Doucement avec les accusations de mensonges sur un sujet aussi bancal pour notre voisin .
Réponse de le 10/03/2017 à 14:56 :
Vous mélangez deux choses totalement différentes. L'utilité des VE est d'abord l'efficacité énergétique bien supérieure à celle des thermiques. Ensuite la simplicité de la mécanique qui augure des VE très fiables à terme. L'absence totale de pollution y compris sonore sur place qui va aider à épargner nos poumons et nos tympans. L'adaptabilité au véhicule autonome.
Réponse de le 10/03/2017 à 18:42 :
JAMAIS .
Réponse de le 10/03/2017 à 21:37 :
Ben pour le prix, c'est très différent d'un modèle thermique, le véhicule peut facilement faire le double de km avec de très rares pannes, une très belle cote à la revente et à mon avis 22/23000 € me semblerait raisonnable et d'envisager un crédit ou leasing.
Malgré tout il y a encore du chemin à faire avant que la conception prévoie le million de km.
a écrit le 10/03/2017 à 10:37 :
Il faut impérativement développer le véhicule électrique. Mais cela oblige à rompre avec les technologies « classiques » et peut être aussi avec les méthodes ?

En comparaison : la stratégie du patron de TESLA, Elon Musk, a été la bonne… pour Tesla. Qui au début n’avait pas le savoir faire industriel et c’est logiquement focalisé sur les véhicules de luxe et sur le haut de gamme. En vendant des véhicules très chers, ils pouvaient financer leur développement et l’évolution technologique, tout en pouvant se passer d’outils de production de masse. A noter, qu’ils utilisent la méthode de « disruption », qui ressemble un peu au démarrage de Uber.
Tesla a aussi shunté les intermédiaires et n’a pas de concessionnaires mais des boutiques showrooms et vend directement aux clients. Ce qui lui permet aussi de mieux répondre aux besoins de cette même clientèle. Ce n’est pas nouveau, mais c’est surtout réservé aux marques ayant conçu un objet « unique class » ou « nice to have" On peut faire le parallèle avec Apple, Qui pour l’anecdote, avait été l’un des premiers à court-circuiter les réseaux de distribution en commençant à vendre ses ordinateurs dans des Apple Stores, puis en ligne dans les années 95.
L’avantage des constructeurs Européens ;
- C’est d’avoir un réseau solide de concessionnaires. Mais ça peut aussi être un inconvénient, s’ils sont trop attachés au « bon vieux » moteur à explosion qui fait vroumvroum. Et ce n’est pas une expertise mécanique qui est nécessaire, mais aussi électrique, sinon informatique.
- De maitriser les processus industriels et pour Renault, de savoir dégager des profits sur du LowCost. Ce qui permet de s’attaquer au marché mondial.
- Par contre, Tesla construit une usine de batteries. Boloré c’est aussi engagé dans cette voie, mais je crois que la Blue Car sort des chaines de Renault.
- Du retard en R&D, pas spécialement dans les moteurs et les carrosseries, mais dans l’électricité et dans les batteries. L’autonomie est le cœur du problème et le fabricant qui inventera la batterie ou le condensateur du futur deviendra « le roi du pétrole ».

Reste à développer un produit innovant et qui donne envie. Pour le moment la ZOE n’est pas très aguichante.

Lire analyse sur Tesla : de Jean-Pierre Corniou (désolé c’est chez Atlantico)
Et celle de : http://benoitsarazin.com/
Réponse de le 10/03/2017 à 12:02 :
@velka: "Il faut impérativement développer le véhicule électrique" pourquoi faire la technologie n'est pas encore suffisante. Qui veut d'une voiture qui fait 300km max (et a condition de pas forcer) et qui se recharge en 45min (30min a 3/4)???????
Réponse de le 10/03/2017 à 18:45 :
Depuis que TESLA existe , ce ne sont que pertes années après année y compris 2016 .Le pigeon , c'est celui qui achète une de ces voitures
Réponse de le 10/03/2017 à 18:46 :
Depuis que TESLA existe , ce ne sont que pertes années après année y compris 2016 .Le pigeon , c'est celui qui achète une de ces voitures
a écrit le 10/03/2017 à 10:07 :
Parlez du 0 à 100 sur une électrique est ridicule. l’électrique donne toute la puissance tout de suite donc c'est forcement rapide. mais sur quelle durée? 10 secondes lol ça sert à rien donc.
Réponse de le 10/03/2017 à 17:29 :
pourquoi ridicule ?
si on veut comparer des véhicules qui vont passer de 0 à 100 km/h dans un temps donné, qu'ils soient électrique, thermique, nucléaire ou à traction animale... ils passeront toujours de 0 à 100 non ?
Réponse de le 11/03/2017 à 9:08 :
@why: car aller rapidement à 100km/h si c'est pour y rester 10 secondes et plus voir de jus ça sert à rien.
a écrit le 10/03/2017 à 8:40 :
Le moteur électrique a d'énormes potentiels concernant sa sportivité, ça accélère déjà fort en version normal, si elles continuent de se développer les voitures électriques dépasseront rapidement les essences.

Mais vu que ça fait plus d'un siècle qu’elles existent elles restent pendues aux actions du lobby pétrolier, peut-être moins actuellement espérons le.
Réponse de le 10/03/2017 à 9:57 :
pas tant au lobby petrolier qu a l autonomie. Une voiture normale permet de faire 400 km sans probleme. Celle la permet de faire au mieux 300 km. et apres comment on recharge ? sanc compter que faire le plein necessite moins de10 min pour une essence, au moins 30 min pour une electrique


PS: le jour ou tout le monde passe a l elctrique sera un jour noir pour l etat francais car la TIPP ne rapportera plus rien. Que v a t il taxer a la place (car penser que l etat fasse des economie est du domaine du reve)
Réponse de le 10/03/2017 à 10:34 :
En effet les progrès technologiques dans les voitures électriques en un siècle ont été particulièrement inexistants, brillants surtout par leur absence.

Merci d'illustrer mon propos.

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