Voiture électrique : la bataille des chiffres qui réhabilite une technologie

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De technologie marginale et mal aimée, la voiture 100% électrique fait désormais l'objet de toutes les convoitises.
De technologie marginale et mal aimée, la voiture 100% électrique fait désormais l'objet de toutes les convoitises. (Crédits : © Neil Hall / Reuters)
Depuis l'éclatement du scandale Volkswagen sur les moteurs truqués, une prise de conscience a autant saisi les constructeurs, que les pouvoirs publics et les consommateurs. Depuis quelques semaines, la voiture électrique fait l'objet d'annonces spectaculaires, assorties de chiffres astronomiques...

Carlos Ghosn a-t-il eu raison trop tôt ? Il y a encore à peine deux ans, le patron de Renault et Nissan était la risée des constructeurs automobiles. Son programme électrique était jugé disproportionné et ses projections à côté de la plaque. Très peu de constructeurs, parmi les grands, misaient alors sur la voiture électrique. De Volkswagen à Mercedes en passant par Toyota... Les plus grands préféraient miser sur l'hybride.

Un virage à 360°

Sauf qu'entre-temps, le scandale Volkswagen a eu un effet de tremblement de terre dans la planète automobile. Dès lors, divers changements se sont télescopés pour conduire les groupes à opérer un virage à 360° sur la voiture électrique. Ils ont d'abord cherché à se racheter une virginité auprès d'une opinion échaudée et devenue suspicieuse à leur endroit. Ensuite, les pouvoirs publics ont pris la mesure des objectifs ambitieux et laborieux de réduction des émissions de CO2, et ont donc lancé de nombreuses mesures de soutien à l'électrique, y compris en Allemagne. Les consommateurs, de leur côté, seraient également plus enclins à payer plus cher une voiture électrique, pourvu que celle-ci soit plus respectueuse de l'environnement. De plus, les dernières innovations permettent à la voiture électrique d'apporter des autonomies plus convaincantes : de 150 à 300 km pour une Renault Zoé ou une BMW i3. Enfin, plusieurs marques comme Tesla ont réussi à rendre sexy les voitures électriques.

En quelques mois, les plus grands constructeurs automobiles ont échafaudé des plans stratégiques ambitieux avec des chiffres astronomiques. Volkswagen compte réaliser 25% des ventes de son groupe sur "l'électro-mobilité" à horizon 2025, dont un million de voitures par an pour la seule marque Volkswagen. De son côté, Mercedes a annoncé une enveloppe de 10 milliards d'euros pour développer une dizaine de modèles, sur ce même horizon. La marque allemande premium avait fait sensation au salon de Paris en présentant EQ le prototype censé donner le ton de cette ambition électrique.

Le groupe britannique Jaguar-Land Rover a également annoncé qu'il allait se lancer dans un programme 100% électrique, sous l'impulsion du gouvernement britannique qui souhaite en faire une filière de développement majeur. D'après le Financial Times, ce projet impliquerait un investissement de 530 millions de livres pour la filiale du groupe indien Tata.

Toyota et BMW, dans la retenue ?

Face à cette surenchère d'annonces, deux grands groupes ont choisi la retenue tout en divulguant des projets importants.

Toyota serait ainsi sur le point de basculer. Le groupe japonais, numéro un mondial de l'automobile, avait jusque-là préféré se concentrer sur l'hydrogène comme technologie de rupture. Il a pourtant récemment annoncé qu'il allait constituer une coentreprise dédiée au développement électrique. Toyota n'en fait pas pour autant une priorité stratégique, mais juge que la technologie 100% électrique doit pouvoir faire partie d'une gamme parmi d'autres afin de répondre à "la diversité des situations".

De son côté, BMW n'est, certes, pas entré dans cette course aux effets d'annonce, mais la marque allemande se considère comme l'une des pionnières de la voiture électrique. Sa i3 revendique ainsi plus de 8% de parts de marché mondial dans ce segment technologique. BMW espère aller encore plus loin avec le doublement de l'autonomie de la i3 à 300 km. Pour autant, BMW ne semble pas vouloir se doter d'un plan de développement beaucoup plus ambitieux. La i3 ne sera ainsi rejointe qu'en 2019 d'une voiture 100% électrique chez Mini, d'un X3 en 2020 et en 2021 du iNext, qui sera le premier modèle électrique, connecté et autonome de la marque allemande.

Bornes de recharge : les constructeurs reprennent la main

Mais les constructeurs ont conscience que cette offensive produit pourrait ne pas suffire tant que les infrastructures ne suivront pas. Jusqu'ici, c'est l'insoluble question de la poule ou l'œuf qui prévalait : les pouvoirs publics accusaient les constructeurs de ne pas en faire assez de voitures électriques, tandis que les seconds répondaient que sans infrastructures, il n'y aurait pas de marché. Finalement, les deux s'y sont mis en même temps. Dans plusieurs pays, les municipalités ont décidé de développer des réseaux de recharge. Mais cela ne va pas suffisamment vite. Les constructeurs ont donc décidé de faire cause commune autour d'une coentreprise afin de créer un réseau européen de stations de recharge rapide. Ces stations capables de recharger 80% d'une voiture en 20 minutes. On retrouve BMW, Daimler, Porsche, Audi et Ford dans cette alliance qui doit aboutir à un réseau conséquent de 400 bornes à horizon 2020.

Le contraste est énorme entre les années 2000 où les constructeurs ne juraient que par l'hybride et le downsizing (« réduire la taille ») sur les motorisations thermiques, et celle qui s'est ouverte en septembre 2015 lorsqu'éclata l'affaire Volkswagen. La voiture électrique est passée de technologie marginale à la technologie la plus à la mode. Les marques Premium ont fini par y voir un avantage de performance que seul Elon Musk avait mis en pratique avec Tesla.

Les associations vigilantes sur la voiture électrique

En réalité, la voiture électrique devra vaincre bien d'autres obstacles autrement plus contraignants pour faire de la voiture électrique un mode de transport totalement propre : l'électricité fournie est-elle fossile ou renouvelable ? Comment s'approvisionner en lithium ? Quid du recyclage des batteries électriques. Au risque, sinon, de se faire tirer les oreilles par les associations environnementales...

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Commentaires
a écrit le 06/12/2016 à 10:37 :
Avant de se lancer à corps perdu dans la voiture électrique, il est judicieux de poser, sans tabou, la question de savoir à quel problème réponds la voiture électrique :
- Au problème de pollution, émissions de Co2 et autres joyeusetés de ce genre..? l'électricité est majoritairement du charbon, de fuel et du nucléaire, avec pur ce dernier les risques et les déchets à ne pas savoir quoi en faire. Pour en prendre conscience, demandons aux Japonais et aux Ukainiens ce qu'ils pensent des bienfaits du nucléaire...
- Au problème du manque annoncé et certain d'énergie..? la multiplication des voitures électriques nécessitera de construire de centrales électriques (charbon, fuel ou nucléaire) qui sont actuellement impossible à financer. La raréfaction de l'énergie fera que les centrales construites n'auront pas de combustible...
- Au problème des émissions polluants en ville.. en partie, effectivement. La voiture électrique est une réponse à cette pollution citadine. Mais ce n'est qu'une réponse parmi d'autres, dont le transport en commun. Ce dernier a l'avantage d'avoir un réseau sérieux dans certains pays (pas la France), et mériterait de bénéficier d'investissements sérieux comparables à ceux fait pour la voiture électrique.

La solution la plus simple est d'avoir la possibilité de diminuer l'usage de la voiture thermique.. ce qui n'est pas dans l'ère du temps.
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a écrit le 03/12/2016 à 23:12 :
On parle peu du coût de fabrication d'une voiture électrique. Avec des quantités identiques aux voitures thermique ce coût doit être bien inférieurs. Les prix devraient suivre.
a écrit le 03/12/2016 à 12:59 :
Tout déplacement automobile demande de l'énergie, même la voiture à pédale.
Le pédaleur pour avancer doit ingurgiter des aliments pour transmettre une force capable de faire avancer sa voiture à pédales. Il est possible d'en améliorer le rendement par ingestion de super carburant, il suffit de demander aux cyclistes la liste des "additifs". Cette petite anecdote pour faire prendre conscience que les transports font consommer de l'énergie, et que, renouvelable ou pas, il faut construire les moyens pour la produire. La meilleure énergie étant celle qu'on ne consomme pas, il faut utiliser celle qui pollue le moins. De tous temps, c'est la marche qui tient le haut du pavé. Les voyages sont plus longs ... Et alors?
a écrit le 02/12/2016 à 20:37 :
En lisant cet article, on constate au moins une bonne nouvelle : les journalistes commencent a comprendre l'intérêt du VE.
En revanche en lisant une partie des commentaires et les inepties écrites, on ne peut que se rendre qu'au niveau du grand publique il reste encore beaucoup à faire.
En effet toujours les mêmes sornettes, les VE polluent plus que les thermiques (et oui plus c'est gros plus ça passe), le recyclage des batterie, il faudra couvrir le territoire de centrales nucléaires.
Tous ceux qui connaissent un peu le sujet savent que c'est faux mais malheureusement ces clichés ont la vie dur auprès du grand publique.
Cependant au vu du nombre de réactions, on peut imaginer que certains vont avoir l'envie de creuser le sujet et de s'informer réellement sur le VR au lieu de colporter ce qu'ils lisent ou entendent
a écrit le 02/12/2016 à 20:26 :
Le lithium se recycle bien donc son bilan est largement favorable sur tout son cycle d'utilisations. On passera notamment au Li-S dans les années à venir avec un meilleur bilan encore et une densité de 500 Wh/kg voire aussi vite à des batteries de flux avec des rendements bien plus élevés. De plus de multiples sources d'énergie et donc de réduction de volume de batterie commencent à être intégrées : solaire, volant d'inertie (Volvo, Ferrari etc), récupération d'énergie du freinage, des amortisseurs, de la chaleur des pneus (Goodyear), triboélectricité. Au total on arrive aux véhicules indépendants en énergie (Energy Independent Vehicles - EIV) en utilisant par ailleurs des carrosseries plus légères en composite (recyclable à 100%), une meilleure gestion de l'énergie (moteurs dans les roues etc). Bref on se dirige assez vite vers ce type de véhicules qui s'ajoutent à toute les formes d'auto-partage, location, véhicules autonomes etc, qui diminuent le nombre des véhicules dans les pays développés et au delà. De même que l'électrique permet à de nombreuses firmes comme XYT en France et bien d'autres de fournir des véhicules sur mesure et concurrencer les anciens opérateurs dont plusieurs vont avoir du mal à s'adapter. Ceux qui attaquent les véhicules électriques sont des lobbies qui tiennent à leurs privilèges comme d'habitude, les mêmes qui contestaient le réchauffement climatique ou des gens qui n'ont pas mis à jour leurs connaissances technologiques, bref des paresseux.
a écrit le 02/12/2016 à 19:14 :
J'ai toujours aimé les virages à 360°...
a écrit le 02/12/2016 à 13:48 :
Et comment recharger, en cas de pénurie électrique, peut-être cet hiver.
Quant aux prévisions à 10 ans, c'est la meilleure date pour la propagande :2 ans, les gens se souviennent des promesses, 25 ans ils s'en moquent.
Comme vous dites, l'électrique est à la mode, pour se faire oublier.
Mais les lois de la nature perdurent, l'électrique ne peut être que d'appoint (autonomie).
ET attendez que l'on prenne conscience de l'horreur du recyclage des batteries.
Et puis, ne mélangez pas le gaz carbonique avec la pollution toxique :CO2 est inoffensif. Reporter les émissions en compagne baisse vraiment la pollution en ville.
a écrit le 02/12/2016 à 12:21 :
Un virage à 360°... heu... c'est ballot, non ?
a écrit le 01/12/2016 à 15:56 :
L'auteur ferait bien de relire des articles de... La Tribune ( http://bit.ly/WELjVz ), ou du Monde ( http://bit.ly/1W9D690 ).

La voiture électrique est une calamité environnementale au même titre que la voiture thermique, y compris pour les émissions de CO2.

Il faut cesser de considérer une situation avec des oeillères : certes, la voiture électrique n'émet pas de CO2 au moment où elle roule, mais la fabrication de ses batteries émet l'équivalent de 10 à 15 ans d'utilisation d'une voiture à essence !

Toutes les subventions publiques à la voiture électrique et aux bornes de rechargement sont injustifiées et injustifiables, c'est littéralement du vol de l'argent public, lequel serait si utile pour tout autre chose.

Pire : la quai totalité des propriétaires de voiture électriques sont des urbains privilégiés qui roulent prétendument "propre" tout en polluant loin de chez eux (mines de lithium, industrie du graphite, sans parler de la filière nucléaire en France).

En résumé, le voiture électrique est anti-environnementale et anti-sociale, aussi nuisible que la voiture thermique !
Réponse de le 02/12/2016 à 9:17 :
L'ADEME a produit des études sur l'émission de CO2 d'une voiture électrique comparée à une thermique sur l'ensemble de durée de vie de ces voitures. Bien qu'à la fabrication du ve a un bilan carbone supérieur au vt, sur la durée cela s'inverse. Fait un Google sur ADEME, tout y est.
Dire que la fabrication des batteries équivaux à 15 ans d'essence, j'imagine en consommation moyenne, c'est un peu fort en café (combien de tonnes d'essence cela équivaut ? Et combien en dizaine de K€ ?) si cela est vrai, alors ils vendent leurs batteries à perte, ce que je ne crois pas.
Réponse de le 02/12/2016 à 13:50 :
Ce n'est pas le gaz carbonique qui soucie en ville, sinon le diesel serait favorisé (moindre consommation). C'était d'ailleurs la voiture "propre chère à Sorko-Borloo-Hulot.
Réponse de le 02/12/2016 à 20:56 :
Indépendamment de ce que vous avez pu lire ou (mal) comprendre, reflechissez : comment voulez vous qu'une production de batterie qui dur quelques heures puisse rejeter autant de CO2 qu'une voiture qui va roulez pendant 15 ans !!
Réponse de le 04/12/2016 à 21:17 :
Mais bien sur , à bas la voiture , tous à pied et vive la charrete à cheval , la charrue tirée par les boeufs , la marine à voile , .... on reforme des tribus et on reprend le travail au silex
a écrit le 01/12/2016 à 15:29 :
Ce que les gens veulent aujourd'hui, ce sont des SUV, des CroSS-OveR, ...même s'ils sont équipés de Diesel, éventuellement hybrides. Avec le pétrole pas cher, l'électrique ne les intéressent pas.
a écrit le 01/12/2016 à 14:26 :
En tant qu'électronicien pas né de la dernière pluie, j'ai débuté avec un diode au germanium un condo variable une bobine a 12 ans un genre de poste à galène.
Si la durée des accus est prévisible, l'électronique ne l'est pas, on va retrouver de l'Allemand, du chinois, du coréen, dans les onduleurs/variateurs ou la fiabilité est toujours douteuse, après moults passages en France dont qualité "trop chère mais réputée) vers des conglomérats étrangers on ne fabrique plus grand chose.
Et on ne pourra pas monter des usines pour ça, on a laissé fermer les denières grandes sociétés comme thomson alcatel phillips le Mans etc.
Pour moi le variateur/onduleur doit être garanti 20 ans.
d'ou qu'il vienne, et si le sous-traitant ne peut pas assurer, il rachète la voiture au prix du marché.
a écrit le 01/12/2016 à 13:52 :
L'auteur ferait bien de relire des articles de... La Tribune ( http://bit.ly/WELjVz ), ou du Monde ( http://bit.ly/1W9D690 ).

La voiture électrique est une calamité environnementale au même titre que la voiture thermique, y compris pour les émissions de CO2.

Il faut cesser de considérer une situation avec des oeillères : certes, la voiture électrique n'émet pas de CO2 au moment où elle roule, mais la fabrication de ses batteries émet l'équivalent de 10 à 15 ans d'utilisation d'une voiture à essence !

Toutes les subventions publiques à la voiture électrique et aux bornes de rechargement sont injustifiées et injustifiables, c'est littéralement du vol de l'argent public, lequel serait si utile pour tout autre chose.

Pire : la quai totalité des propriétaires de voiture électriques sont des urbains privilégiés qui roulent prétendument "propre" tout en polluant loin de chez eux (mines de lithium, industrie du graphite, sans parler de la filière nucléaire en France).

En résumé, le voiture électrique est anti-environnementale et anti-sociale, aussi nuisible que la voiture thermique !
Réponse de le 01/12/2016 à 16:48 :
Vous avez un peu raison maintenant. Mais demain vos arguments ne tiendront plus. Les véhicules électriques auront des batteries qui ne seront plus au lithium mais au graphène et autres nanotechnologies facilement recyclables. L'électricité sera renouvelable. Les véhicules électriques se prêtent très bien à la conduite sans pilote, et leur efficacité énergétique est très supérieure. D'où un besoin très inférieur en matière (moins de véhicules qui font plus de trajets pour plusieurs personnes) et en énergie (plus d'embouteillage, efficacité énergétique) et plus de rejets polluants à terme donc des villes plus propres,plus sûres, avec moins de bruits.
Réponse de le 02/12/2016 à 14:00 :
@Fredo30 : ce ne sont pas des "arguments" que j'avance, mais des données réelles et des faits qui prouvent de façon indubitable que les milliards d'euros PUBLICS offerts aux industriels des voitures électriques et des bornes de rechargement sont tous totalement injustifiés.
C'est du vol d'argent public au détriment de l'intérêt général et au profit de privilégiés...
Réponse de le 03/12/2016 à 14:03 :
Les climatosceptiques et autres partisans du nucléaire s'expriment contre la voiture électrique avec des arguments complètement faux. Actuellement la voiture électrique pose 3 problèmes principaux mais qui seront résolus dans les prochaines années:1)L'autonomie ,mais elle est déjà de 300-320km(réels) sur la nouvelle Zoé et elle sera de 400km sur l'Ampera d'Opel et la Leaf de Nissan en 2017-2018.2)Les bornes de recharge, problème en cours de résolution et 3)L'électricité d'origine plutôt nucléaire,qui alimente ces voitures.C'est le problème qui sera le plus long à résoudre. Logiquement si l'on veut lutter contre le réchauffement climatique ,de manière cohérente,il faudrait alimenter les voitures électriques avec de l'électricité d'origine renouvelable, de même pour les trains.Ceci , peut être obtenu si l'on a la volonté politique de la faire.
l'ADEME ,organisme public ,a sorti un rapport récemment , qui dit que si l'on fait rapidement les investissements nécessaires dans la production d'électricité d'origine renouvelable,on peut avoir 100% d'énergie renouvelable ,en France, en 2050!.
Réponse de le 03/12/2016 à 14:55 :
2050 aux alentours, ce que tout le secteur dit et que l'Ademe reprends en attendant il faut continuer à rouler avec un mixe qui comprendra de l'essence du gazol, de l'hybride, de l'hydrogène et de l'électrique. Cela arrivera vite
a écrit le 01/12/2016 à 11:50 :
L'essentiel est à la fin : l'électricité fournie est-elle fossile ou renouvelable ?

Tout est là et le reste est oiseux parce que les technologies existent à 90%, que ce soit pour l'hydrogène ou l'électrique.

Le véhicule électrique est une excellente solution s'il peut être rechargé à partir d'énergie provenant capteurs solaires, d'eoliennes, d'hydroliennes ou de barrages.

L'Hydrogène est également une bonne solution, si le carburant provient d'une forme de stockage de l'énergie produite par des sources renouvelables en dehors des heures de consommation.

Par exemple, il existe en Espagne des unités d'hydrolyse qui fabriquent de l'H2 avec l’électricité produite de nuit par des éoliennes.
Ceci permet d'augmenter sensiblement leur productivité et on notera que le processus est réversible, on peut reproduire de l’électricité à partir de l'H2.

Maintenant produire de électricité à partir de carburant fossile (et l’uranium en est un aussi) ne fait pas avancer le schmilblick. On arrivera bientôt sur un mur énergétique et de toutes manières la dégradation de notre atmosphère climatique est un péril imminent sur la survie humaine à 2 ou 3 générations.
Réponse de le 02/12/2016 à 13:58 :
Seulement voilà, en plein hiver, anticyclone sans vent, la nuit, le gèle et pénurie : comment recharger.
Démonstration pour cet hiver.
L'Hydrogène : dangereux explosif, regardez les consignes de sécurité dans l'industrie, pourtant aux mains de professionnels
L'uranium n'est pas un fossile, il a été produit dans la super nova à l'origine des matériaux terrestre; c'est une cendre d'étoile (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fossile/34717)
a écrit le 01/12/2016 à 11:37 :
C'est la fuite en avant après la condamnation mondiale de la technologie Diesel tant prisée par les européens. Quels sont les champions européens des technologies lithium?
a écrit le 01/12/2016 à 10:41 :
LES STRUTS PETROLIER ONT EMPECHE L EVOLUTION DES STRANPORTS ELECTRIQUES? C EST UNE FAUTE DEVANT HUMANITE? QUAND ONT VOIE A LA VITESSE OU FOND L ENTARCTIQUE?ALLEZ VOIR LE SITE DE GRENPEACE OUI DENONCE CELA DEPUIS DES ANNEES? L ARGENT ROI ENCORE UNE FOIS PROUVE PAR CES MAGOUIILES QUI SONT PRES A TOUS POUR GARDEZ LEURS DOMINATION SUR LE MONDE CRACE A LEURS PETROLE?IL Y A DES RESERVE IMMENSE DE SEL DANS CERTAIN PAYS? ET DEJA DES STRUTS ONT COMMENCE A Y ACHETE LES CONCETIONS POUR RESTE LES MAITRES DU MONDE???
a écrit le 01/12/2016 à 10:40 :
Je ne comprends pas pourquoi le débat sur l'écologie se borne à considérer l'émission de CO2 comme le seul critère du bon ou mauvais impact d'une technologie. Je n'ai pas d'avis a priori, mais si on intégrait les coûts écologiques des différentes technologie (extraction de fer, cuivre, lithium, plomb, terres rares ...), peut être pourrait-on avoir une idée plus précise de ce qui est écologique en terme de consommation de ressource et d'énergie sur tout le cycle de vie, de la production, à l'usage et de la recyclabilité du tout. Le débat sur le CO2 est réducteur, non pas que je sois contre se passer de l'importation massive de produits pétrolier, créant de fait une dépendance dangereuse...

Tout ceux pense qu'au problème écologie la réponse est technique n'ont à mon sens rien compris. Il faut qu'on accepte de ne consommer que pour l'essentiel et d'économiser pour le reste. Quel est le sens de structurer la société pour aboutir ) un temps de trajet moyen de 45 min en IDF ? Les gens perdent une heure trente de leur vie chaque jour et consomme de l'énergie dans un acte sans valeur ajouté. C'est de la destruction pur et simple de ressources (certes, cela fait vivre des fabricants de matériel, des conducteurs .... mais bon ?)
a écrit le 01/12/2016 à 10:34 :
Elle vient d'où l'électricité pour alimenter les voitures? On branche et ne se pose pas de question!!! Il n'y a pas d'étude sérieuse sur le bénéfice électrique par rapport au pétrole. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire mais qu'on arrête de nous enfumer.
a écrit le 01/12/2016 à 10:21 :
"recharger 80% d'une voiture en 20 minutes": et on fait quoi pdt 20min à rien faire devant notre voiture?
Réponse de le 01/12/2016 à 13:58 :
On lit latribune ?
Réponse de le 02/12/2016 à 14:07 :
Et on peut la lire plusieurs fois, à chaque tape de recharge.
a écrit le 01/12/2016 à 10:19 :
L'autonomie de la nouvelle Renault zoe annoncée pour potentiellement 400 km est en réalité de 170 km si on roule à 120 km/h par une température de 10°. (Source le simulateur d'autonomie pour la Zoe sur le site de Renault )
L'autonomie réelle d'une Tesla modèle S version 90 est d'environ 350 km,(source un propriétaire de Tesla) mais les tarifs ne sont pas vraiment à la portée de toutes les bourses, c'est le moins que l'on puisse dire......

Bref, je suis un peu étonné par cet emballement médiatique pour les voitures électriques. Les médias oublient allégrement les deux défauts principaux des électriques: A savoir l'autonomie et le temps de recharge, sans parler du problème du recyclage des batteries.
En clair, j'attends de voir ce qu'il en sera dans la réalité....Pas sur que les hybrides méritent l'enterrement de première classe que leur prédit l'auteur de l'article !
a écrit le 01/12/2016 à 9:30 :
Petite note à l'auteur de cet article: un "virage à 360°" c'est la définition du statu quo. Le demi-tour est caractérisé par un virage à 180°.
En géométrie cette notion est du niveau école primaire.
Réponse de le 01/12/2016 à 11:32 :
Le virage en U (U-turn, 0/360degrés) fait bien demi-tour. Laissons la géométrie aux mathématiques et le sens à la sémantique.
Réponse de le 01/12/2016 à 11:57 :
Demi tour ou U-turn, ca fait toujours 180 deg. C'est ce qui est embêtant avec les maths, impossible de leur faire dire n importe quoi ...
Réponse de le 02/12/2016 à 14:04 :
C'est ce qui est embêtant avec les maths, impossible de leur faire dire n importe quoi ...
Hélas, ce n'est pas le cas avec l'écologisme.
a écrit le 01/12/2016 à 9:00 :
C'est un échec terrible de la technologie diesel, on dirait que ce mouvement en est la conclusion, ils n'arrivent pas à faire des moteurs diesel peu polluants incitant VW à tricher ouvertement.

Dommage que le lobby pétrolier à retenu durant son apogée toutes les technologies concurrentes au pétrole, comme le moteur à hydrogène le moteur électrique et autres, on a perdu des dizaine d'années de recherches technologiques qui feraient qu'actuellement nous ne soyons pas autant en retard partout.

L'argent tue l'innovation.
Réponse de le 06/12/2016 à 10:54 :
Monsieur,
Le "lobby pétrolier" n'a rien à craindre du véhicule électrique ou du véhicule à pile à combustible (hydrogène), car les pétroliers fourniront toujours l'énergie nécessaire à fabriquer cette énergie "secondaire". En effet, l'électricité est principalement du charbon et du fuel. le nucléaire à une part majoritaire au Japon, et importante aux USA et en France principalement, mais tends à diminuer au profit du charbon et du pétrole.
Quand à l'hydrogène, les méthodes d'obtention sont multiples, mais sa disponibilité à grande échelle passe inévitablement par un besoin en pétrole ou charbon.
Là ou le lobby de pétrole agit réellement, est à alerter les gouvernements de la non pérennité du pétrole, et la nécessité absolue à investir dans les énergies renouvellables, mais la plupart des gouvernements font la sourde oreille.
Enfin, pour le cas particulier du "moteur à hydrogène" et du moteur électrique, ces deux moteurs sont parfaitement au point. Pour les deux, le chaînon faible est leur source d'énergie, qui n'est pas primaire (elle n'existe pas à l'état naturel).
Le problème de l'énergie est complexe, et ne fera que s'acrroitre avec l'augmentation d'une population humaine qui a besoin de toujours plus d'énergie. La réduction de la population est une solution efficace, mais inaudible. IL serait bon d'y penser....
a écrit le 01/12/2016 à 8:31 :
Si l'état voulait vraiment soutenir le véhicule électrique, pourquoi un permis de conduire allégé pour la voiture électrique n'est-il pas créé ? Une nouvelle génération de conducteurs pour une nouvelle génération de véhicules serait tout à fait positif pour l'avenir de la filière.
Réponse de le 01/12/2016 à 9:41 :
Le code de la route et l'attention à l'ensemble du trafic sont les mêmes pour tous, quelque soit la motorisation, donc même permis.
Réponse de le 01/12/2016 à 11:56 :
sauf à considérer le permis de conduire comme un impot de plus et non une formation pour pouvoir s'inserer à moindre danger dans la circulation en attendant d'acquerir l'expérience au fil du temps et des parcours, je ne comprends pas trop le concept d'un permis à la carte suivant le carburant du véhicule...
Réponse de le 01/12/2016 à 12:52 :
c est un exellente idee: comme ca des gens incapable de conduire une voiture pourront rouler electrique et faire des accidents... Surtout qu un accident avec une voiture electrique est plus polluant (si la batterie est HS). enfin au niveau economique c est uen bonne chose car une voiture cassee c est une voiture achetee...
Moi j ai une meilleure idee: rendons obligatoire le fait d etre saoul pour condurie. ca fera encore plus d accident et donc plus de voitures vendues
Réponse de le 02/12/2016 à 9:48 :
Il existe déjà des permis spéciaux pour véhicules spéciaux. Le code de la route est le même pour tout le monde, mais il existe des permis vélomoteur, moto, voiture, camion, bus, poids lourd, remorque... Pourquoi pas un permis véhicule électrique, qui se conduit plus facilement qu'une voiture thermique, et est donc plus "secure" ?
Réponse de le 02/12/2016 à 14:05 :
Quand on est écolo, tout est permis.

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