Au tribunal, Carlos Ghosn nie en bloc mais Nissan enfonce le clou

 |   |  1183  mots
Aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, n'ont été autorisées lors de sa comparution en audience publique ce mardi où les médias étaient présents. Seuls des croquis d'audience ont été rendus publics. (Photo : l'ex-Pdg de Nissan passe au journal télévisé sur des écrans publics géants à Tokyo le 10 décembre 2018, lors de l'annonce de sa mise en accusation après des semaines de détention préventive)
Aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, n'ont été autorisées lors de sa comparution en audience publique ce mardi où les médias étaient présents. Seuls des croquis d'audience ont été rendus publics. (Photo : l'ex-Pdg de Nissan passe au journal télévisé sur des écrans publics géants à Tokyo le 10 décembre 2018, lors de l'annonce de sa mise en accusation après des semaines de détention préventive) (Crédits : Issei Kato)
Les avocats de l'ex-Pdg de Nissan ont obtenu du tribunal de Tokyo le rare privilège de cette audience publique qui s'est déroulée à Tokyo ce mardi 8 janvier à 10h30, heure locale (2h30, heure de Paris). Au cours de cette audience de deux heures, Carlos Ghosn n'a eu que 10 minutes pour lire sa déclaration dans laquelle il nie toutes les accusations portées contre lui. Le juge a cependant décidé le maintien en détention du prévenu.

[Article publié le mardi 8.01.2018 à 9:49, mis à jour avec soutien d'E. Borne à 10:47]

Dès les premières heures de la matinée, une longue file d'attente s'était formée devant le tribunal. Plus d'un millier de personnes, parmi lesquelles de nombreux journalistes étrangers, ont patienté dans le froid pour tenter de décrocher une des rares places dans la salle: seulement 14 tickets ont été alloués par tirage au sort à des membres du public, pour assister à la comparution du célèbre accusé.

Carlos Ghosn, qui est toujours Pdg de Renault et de l'alliance Renault-Nissan, était auditionné ce mardi matin à 10h30 heure locale (1h30 GMT, soit 2h30, heure de Paris) à sa demande par le tribunal du district de Tokyo pour obtenir une clarification des motifs de sa détention et lui permettre de s'exprimer publiquement sur les accusations de malversations financières chez Nissan portées contre lui.

La procédure de comparution de ce type est rare, seulement 0,6% des détenus ont fait une telle requête l'an dernier. Elle n'a quasiment aucune chance de changer le cours des choses mais la portée symbolique est forte pour M. Ghosn, qui a pu rompre le silence médiatique dans lequel il est muré depuis plusieurs semaines.

Lire aussi : Ghosn oblige le tribunal à expliquer publiquement ses motifs mardi prochain

Lors de cette première apparition publique depuis son incarcération le 19 novembre dernier, Carlos Ghosn a nié tout méfait et déclaré avoir agi dans le respect des lois et avec l'approbation des cadres compétents du groupe automobile japonais.

"J'ai été injustement accusé et placé en détention sur la base d'accusations sans fondement", a-t-il déclaré lors de l'audience, selon une allocution préparée à l'avance que Reuters a pu consulter.

Vêtu d'un costume sombre, sans cravate, sandales vertes en plastique au pied, le magnat de l'automobile de 64 ans est apparu nettement amaigri, les joues creuses, menotté, avec une corde autour de la taille tenue par un policier, avant le début de la séance qui a duré quasiment deux heures, de 10h30, heure locale à 12h15 (4h15, heure de Paris). Pourtant, Carlos Ghosn n'a eu lui en tout et pour tout que 10 minutes de temps de parole.

"Même si ça n'est que dix minutes, pour lui c'est très important de pouvoir dire au monde sa vérité à lui", a réagi Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile basé à Paris.

Carlos Ghosn nie en bloc toutes les accusations contre lui

S'exprimant en anglais -ce qui a réduit encore son temps de parole à cause de la traduction-, le dirigeant franco-libano-brésilien a rappelé avoir dédié "deux décennies de sa vie à relever Nissan et bâtir l'alliance", une entreprise qu'il dit aimer. Il affirme "avoir agi avec honneur, légalement et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants de la compagnie", selon une déclaration écrite qu'il a lue.

Il a assuré n'avoir nullement fait couvrir des pertes personnelles à Nissan et a détaillé les transactions pour lesquelles il est accusé d'abus de confiance, assurant que les sommes versées par une filiale de Nissan à un homme d'affaires saoudien l'ont été en rétribution de services rendus pour aider le groupe dans la région du Golfe.

Aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault n'ont été réalisées au cours de sa comparution, seuls des croquis d'audience ont été rendus publics.

Le juge confirme le maintien en détention contre le risque de fuite à l'étranger

Le juge a justifié de son côté son maintien en détention par un risque de fuite à l'étranger "où il a des bases" et d'altération de preuves.

"Il y a suffisamment d'éléments pour estimer que le suspect pourrait inciter des personnes concernées à dissimuler des infractions", a argué le magistrat Yuichi Tada.

Pour mémoire, Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation aux autorités boursières d'une partie de ses revenus perçus chez Nissan: environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) sur cinq années, de 2010 à 2015. A l'issue de cette première garde à vue, il a fait l'objet d'un nouveau mandat d'arrêt pour une minoration similaire d'émoluments, mais cette fois entre 2015 et 2018, puis d'un troisième, pour abus de confiance. Et le 31 décembre sa garde à vue a été prolongée jusqu'au 11janvier.

Nissan dit avoir les preuves de fautes commises par Carlos Ghosn

A la suite de cette audience de son ex-patron, Nissan a enfoncé le clou, déclarant mardi qu'une enquête interne avait permis de mettre au jour des preuves substantielles et convaincantes de fautes commises par son ancien président Carlos Ghosn.

Pour mémoire, les malversations financières imputées à Carlos Ghosn avaient été révélées par un lanceur d'alerte, poussant Nissan à ouvrir alors une enquête interne et à en informer la justice. Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, a déclaré en novembre dernier, après l'arrestation de Carlos Ghosn, que le groupe avait découvert que Ghosn avait utilisé de l'argent de l'entreprise à des fins personnelles et qu'il avait minimisé sa rémunération pendant plusieurs années.

Depuis l'arrestation de Carlos Ghosn, Hiroto Saikawa a appelé à des changements pour atténuer l'influence de l'actionnaire majoritaire Renault dans l'alliance avec Nissan et Mitsubishi.

Face à cette avalanche d'accusations, Renault a pour l'heure fait profil bas, choisissant de maintenir sa confiance à Carlos Ghosn.

Pénicaud et Borne apportent leur soutien à Carlos Ghosn

Pour autant, la ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, apportait publiquement ce mardi matin sur CNews, une manière de soutien au Pdg de Renault, en lançant un appel à la justice nippone pour lui demander de respecter la présomption d'innocence dans l'affaire Carlos Ghosn.

"La présomption d'innocence doit absolument être respectée", a-t-elle déclaré sur CNEWS. "Le plus important aujourd'hui c'est que cette présomption d'innocence soit respectée et qu'on veille à l'alliance Renault-Nissan. Il y a beaucoup d'emplois à la clef, il y a beaucoup de sujets économiques et sociaux."

Elle ajoutait :

"Il n'a pas la procédure la plus facile, ça c'est sûr", a commenté Muriel Pénicaud, qui a insisté sur le fait que, pour Paris, il était toujours Pdg de Renault.

Un peu plus tard, sur France Info, sa collègue des Transports, Élisabeth Borne, a également invoqué le respect de la présomption d'innocence, notamment pour justifier le maintien formel de Carlos Ghosn à la tête du constructeur automobile français.

"Il y a une gouvernance transitoire qui a été mise en place. Évidemment, si cet empêchement devait durer, il faudrait en tirer les conséquences", a-t-elle dit à franceinfo. "Mais aujourd'hui il y a un principe de présomption d'innocence qui doit être respecté (...) Le gouvernement (...) n'a pas d'éléments qui pourrait nous conduire à conclure à la culpabilité de M. Ghosn."

(Avec Reuters et AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/01/2019 à 10:35 :
Carlos Ghosn évadé fiscal depuis 2012 !!!

comment est-il possible de maintenir un patron du CAC 40 en prison pour faits de malversations ?

C'EST CA L’EXEMPLARITÉ DU MACRONISME ET DU GOUVERNEMENT PHILIPPE
a écrit le 09/01/2019 à 20:03 :
Les dirigeants de grandes entreprises nippones comme Toshiba, Olympus,...ont commis d'énormes fraudes boursières ou fiscales et n'ont jamais été traités comme cela. Seulement des excuses interminables et larmoyantes ! Je pense que la France devrait prendre la méthode Chinoise après l'arrestation de la vice-présidente de Huawei par Trump. Par exemple chopper quelques diplomates ou hommes d'affaire nippons indélicats et les mettre au frai comme monnaie d'échange !
a écrit le 09/01/2019 à 15:23 :
une guerre de chef avec un japonnais qui ne veux pas perdre la face et on s'en doute pour magouiller les comptes car ces hommes soit disant si puissant on une bardee de conseiller fiscaux justement pour leur eviter de faire des erreursapres le redressement spectaculaire de nissan ils sont vexes et on la rencoeur tennace le japonnais et le procureur ne veulent pas perdre la face un etranger dans leur petite cuisine nationale
a écrit le 09/01/2019 à 11:21 :
Je crois que Carlos va y perdre sa santé et peut être la vie !
a écrit le 09/01/2019 à 11:18 :
Encore des "sushis" pour M.Ghosn.
a écrit le 09/01/2019 à 10:10 :
L'intérêt des principaux médias japonais est "Ghosn est mauvais ou pas" seulement, ils évitent de mentionner le système judiciaire problématique qui cause des violations des droits de l'homme.
Les médias japonais du "club de la presse" sont comme des complices de cette situation de "procureur d'abord".

De nombreuses grandes entreprises japonaises réputées ont commis des injustices ou des illégalités répétées, et cela continue encore.
mais les procureurs japonais n'avaient arrêté personne sur ces cas presque.

Par exemple, Mitsubishi-Fusou a dissimulé le défaut de leurs camions, a provoqué des accidents et des victimes. Mais la police et la poursuite ont cru au mensonge de Mitsubishi-Fusou selon lequel "nos camions n'ont aucun défaut", a arrêté un camionneur innocent.
La personne responsable de Mitsubishi n’a pas été arrêtée.

L'incident nucléaire de Fukushima était une catastrophe d'origine humaine.
mais les procureurs japonais eux-mêmes ont évité de poursuivre les dirigeants de Tepco.
Réponse de le 10/01/2019 à 0:25 :
Les violations de droits de l’homme... vous parlez des violences policières en France? Vous parlez bien des dénis de liberté de circuler? Vous parlez des détentions illégales en France?
Ou alors parlez vous de la punition d’un exilé fiscal par le Japon et cela vous effraye parceque vous vous identifiez aux riches et que jusqu’à maintenant tout leur était permis?
Réponse de le 10/01/2019 à 7:54 :
A Agatsuma.
Sauf a vous contredire, vous etes dans l'erreur. Les trois dirigeants de TEPCO responsables sont actuellement en jugement. Ils risquent chacun 10 ans de ballon.
a écrit le 09/01/2019 à 9:39 :
Renault serait-elle devenue une entreprise mondialisée comme son concurrent Fiat?
a écrit le 09/01/2019 à 8:39 :
La partie saoudienne du dossier est embarrassante, mais le business dans certaines géographies est soumis à de telles pratiques. Le reste, qui a été la cause des premières inculpations et rétentions est déjà de l'histoire ancienne: tout le monde comprendra aisément qu'il puisse y avoir des zones d'appréciations dans des déclarations fiscales dans plusieurs pays, qui peuvent être l'objet de contestations par les administrations (les "salaires" décalés notamment), mais qui ne sauraient être des raisons suffisantes pour de telles pratiques retords. Et c'est toujours très gênant quand des éléments anciens (plus de dix ans), en principe prescrits s'ils existent vraiment, paraissent en second lieu. Nissan, son management, M.Saikawa spécialement, jouent un jeu très trouble, qui ne peut être accepté dans le cadre de nos valeurs. M.Ghosn a fait l'erreur de croire que les courbettes qu'il recevait étaient sincères. Le Japon consciemment ou inconsciemment, va se couper du Monde. Renault va devoir faire le grand ménage chez Nissan, sa propriété pour 40%!
a écrit le 09/01/2019 à 7:55 :
vu de France on a l'impression que le complot vient du japon

et que la nomanclatura francaise enquete a decharge pour proteger l'un des siens./

comme pour m Cahuzac en son temps protege par ses proche copain ministre
et plus recement un ancien premier ministre qui voulair instore la rigeur pour tous
tandi que lui se fourvoyer dan les magouilles et autre remarque toujours pas juge

au contraire de certain corupteur qui protege qui
Réponse de le 09/01/2019 à 9:55 :
oui c bien un coup d état de nissan que ont aime ou pas carlos GHOSN c bien lui qui a redresser c con de nissan maintenant il voudrais récupéré le BB
que fait l état francais c bons a rien pour mettre les pieds dans le plat
a écrit le 08/01/2019 à 18:31 :
Sans pouvoir savoir si Mr Ghosn a commis des fautes graves, le silence de nos dirigeants est stupéfiants. Les intérêts de Renault sont en jeu et l'attitude de la justice japonaise et des gens de Nissan a une odeur de nazisme. Quant à probité japonaise, parlons en, bonjour les Yakuzas. Il serait peut-être judicieux de lancer un Boycott général de la marque Nissan dans un premier temps. Notre balance commerciale est déficitaire vis à vis du Japon, alors.......
Réponse de le 09/01/2019 à 4:42 :
A l'Argonaute.
Arretez un peu avec vos cliches. Les yakusas et autres voyous sont sous controle de la police japonaise et parfaitement au courant de "qui fait quoi". Ce qui n'est pas le cas en France des truands en cols blancs qui vous gouvernent.
Le Japon est un grand pays avec une justice efficace.
Ghosn en fait partie. Relisez la Fontaine, la grenouille etc....
Réponse de le 09/01/2019 à 8:59 :
Ce silence est révélateur d'une situation secrète dont aucun article n'en révèle la vrai réalité. Imaginons le France arrêter le plus grand patron japonais mème si celui-ci appartenait à la mafia Japonaise avec du sang sur les mains...
Au passage suite à l'arrestation de la responsable de Huawai au Canada, les Chinois ont arrêté en représailles un certain nombre de Canadiens.
Réponse de le 10/01/2019 à 7:31 :
et voici que le ministre des finances ignore que m le pdg de Renault ne paye plus ses impots en france mais en hollande
alors comment cette personne peut elle reside dans ce pays 182 jour par ans c'est bien avec la complicite des elus et de la justice
que cette fraude a cours.. y compris celle de certain media
a écrit le 08/01/2019 à 16:28 :
Pour cette parodie de justice, le silence de l'état est assourdissant, il est vrai qu'ils sont débordés, il faudrait leur faire une cagnotte..
a écrit le 08/01/2019 à 15:27 :
Chirac, Fillon, Cahuzac, et Ghosn?
Réponse de le 08/01/2019 à 16:14 :
c est pas parce qu'ils sont sympa à la Tribune qu'il faut écrire n’importe quoi !
a écrit le 08/01/2019 à 15:11 :
Je n'ai absolument aucune idée si ce Monsieur Ghosn est propre ou pas... mais ma seule certitude, c'est que la manœuvre en cours n'a pas pour but de seulement faire appliquer les lois à un individu sorti du rang !

L'Etat français ferait bien de s'assurer d'une capacité immédiate "à appuyer sur le bouton" pour prendre les 6/7 % du capital de Nissan qui manque à Renault. Et d'attendre l'issue du procès...
Réponse de le 08/01/2019 à 17:16 :
C'est plutôt une affaire de 3-4% qui manque à Renault pour contrôler totalement Nissan puisque Daimler Benz qui contrôle 3% de Nissan est allié à Renault sur cette affaire. Par contre je ne pense pas que l'état doive s'impliquer en direct car c'est bien à cause de la présence de l'état au capital de Renault que l'alliance est en train de mourir.
a écrit le 08/01/2019 à 14:18 :
Ah ! les franchouillards sont de sortie. Ne manquent plus que les poutinophiles habituels ici.
Quels que soient les capacités ou agissements de CG; "coupable" ou pas; il convient de revenir, comme c'est semble t il la vulgate ici, à la sagesse française. Laquelle s'exprime aussi par "qui sème le vent..., récolte la tempête".
a écrit le 08/01/2019 à 14:08 :
Aucun juriste occidental ne peut qualifier ce que l'on observe de justice :
Accusations unilatérales , communication unilatérale , quasiment aucun droit pour la défense , contraintes de détention indigne d'un Etat de droit et ce qui est invraisemblable accusations publiques du nouveau PDG de Nissan sur la place de l'actionnaire Renault dans l'entreprise ( le P-DG juge son actionnaire de référence ! )
C'est du niveau de l'inquisition ...
Les Britanniques , les Russes ou les Américains auraient déjà demandés fermement des comptes à Tokyo , la France non ...
Curieux et pour le moins inacceptable .
Réponse de le 08/01/2019 à 19:59 :
La France de Macron est un ventre mou tout juste bonne à éborgner son peuple ..
a écrit le 08/01/2019 à 14:02 :
Ghosn qui clame son innocence, c’est un peu comme Macron qui clame se soucier des français, non?
Bon, après avoir bien rigolé, on fait quoi, citoyens?
Réponse de le 08/01/2019 à 16:48 :
donc pour vous, il est ontologiquement coupable es-qualités ? L'idée selon laquelle sa séquestration continue tant qu'il n'a pas avoué (autrement dit que les "preuves" avancées par Nissan ne tiennent probablement guère la route) ne vous a pas effleuré ?
a écrit le 08/01/2019 à 13:58 :
C'est un chantage de Nissan soutenu par le gouvernement japonais de Abe(le Trump japonais)et une justice japonaise à la botte de Abe(c'est pire que France).On libère Ghosn,à condition que Renault accepte un rééquilibrage de l'alliance en faveur des japonais.
Réponse de le 09/01/2019 à 6:38 :
En d autres termes, une prise d otage
a écrit le 08/01/2019 à 13:36 :
Mr Gohsn vous auriez été citoyen américain les japonais auraient agit d'une autre manière !
a écrit le 08/01/2019 à 13:15 :
Toujours aucun chef d'inculpation sérieux redu public. C'est de la détention arbitraire digne du moyen age. Le gouvernement français devrait riposter à se déni de justice concernant un de nos ressortissant.
a écrit le 08/01/2019 à 13:14 :
Acharnement du gouvernement français à défendre Ghosn, s'il lui était reproché d'avoir utilisé la caisse de Renault plutôt que celle de Nissan pour commettre les actes qui lui sont reprochés, aurait il bénéficié de la même mansuétude?
Réponse de le 08/01/2019 à 13:48 :
Accuser est une chose, prouver en est une autre. Et si la détention provisoire dure, c'est que les faits incriminés sont loin d'être établis. Et c'est bien pour ça qu'ils essaient d'extorquer des aveux.
a écrit le 08/01/2019 à 13:02 :
Coupable ou non, je ne sais pas. Mais le comportement de la justice japonaise est scandaleux, avec des conditions de détention inhumaines, et digne de périodes que l'on pensait révolues
a écrit le 08/01/2019 à 12:17 :
Mme là Ministre Muriel Penicaud, au lieu de parler d'innocence vous devriez demander aux japonais une copie des éléments de cette affaire et si les faits sont avérés, il convient de voter la révocation des personnes incriminées.
Réponse de le 08/01/2019 à 13:49 :
Le problème est que ces éléments n'existent probablement pas (ou peut-être sont ils aussi sinon plus accablants pour le top management de Nissan que pour Ghosn lui-même).
a écrit le 08/01/2019 à 12:02 :
Il semblerait que le pouvoir japonnais soit largement plus intègre que nos petits vendus de Lrem. Qui malgré une cote de confiance auprès des Français proche de 0, trouve encore le moyen de "l'ouvrir" pour défendre l'indéfendable et faire de l'ingérence directe.

Je rappelle comment le pouvoir français conçoit la justice :

https://www.lepoint.fr/images/2018/10/11/17357366lpw-17357379-embed-libre-jpg_5641375.jpg

Pas étonnant qu'ils montent au créneau pour un des 1% les plus riches... Madame Pénicaud ira t'elle jusqu'à ouvrir une cagnotte en ligne pour payer les avocats de Goshn ?
Réponse de le 08/01/2019 à 12:40 :
De toute façon, avec vous, il est déjà condamné même si vous n'avez AUCUNE information sur les faits : peu importe, vous lui couperiez la tête avant, éventuellement, de lui donner la parole !!!
Qu'est-ce qui est "indéfendable" dans cette affaire ?? Pour l'instant, la justice japonaise a mis en prison un ressortissant français, sans qu'il puisse s'exprimer, sans qu'il sache pourquoi précisement ce qu'on lui reproche !!!
Par contre, l'ex-N°2 de Nissan, devenu PDG, s'est empressé de vouloir retirer à Renault les pouvoirs de Renault que lui confère son statut de 1e actionnaire de Nissan... la simultanéité est étrange, non ?
Alors, oui, il est normal que le gouvernement s'intéresse à ce qu'il advient d'un ressortissant français lorsqu'il est incarcéré sans savoir pourquoi et pour une durée indéterminée, oui, il est normal que le gouvernement français s'intéresse au sort du PDG d'une entreprise du CAC40, oui il est normal que le gouvernement se préoccupe du sort du patron d'une entreprise française dont 15% du capital appartient à l'état français !!!
Que ne diriez-vous pas si l'état ne se préoccupait pas du sort d'une entreprise dont le capital appartient aux français, une entreprise dont 32.000 emplois directs et plus de 15.000 indirects sont en France ...!!!
Et que ne diriez-vous pas si le gouvernement français ne se préoccupait pas du sort de ses ressortissants qui croupissent dans des geôles étrangères sans que leurs droit ne soient respectés..; mais vous semblez penser que cet homme n'a aucun droit !!!
Réponse de le 08/01/2019 à 13:05 :
Ah quel malheur! pour la cagnotte il faut qu'il tabasse des flics, en posant torse nu comme un Tarzan de pacotille, et qu'il explique comme un gamin, que c'est à cause des gaz qu'il n'a pas reçu et que c'est à cause des flics qui ne lui ont rien fait. C'est presque Disneyland. Le delire, la haine aveugle irrationelle peut pousser à dire n'importe quoi.
Pourquoi dans ces conditions, si on nie la présomption d'innocence, ne pas le lyncher et avec lui tous les gens de la LREM. je précise que je n'ai aucune sympathie pour Mr. Ghosn, mais je ne condamne pas quelqu'un sans faits et preuves indiscutables
Réponse de le 08/01/2019 à 16:38 :
Oh je vais verser une larme devant tant d'injustice. Je ne le juge pas. Je dis juste qu'avec son armée d'avocats, il a largement de quoi se défendre. De plus étrangement, depuis son arrestation, on se rend compte en France qu'il se passe des choses étranges via des sociétés écran. Donc non je ne le déclare pas coupable. Je ne suis pas juge

Pire je suis même du genre à penser qu'il sera déclaré innocent. Etrangement la mondialisation a fait qu'aujourd'hui les personnalités de ce type sortent souvent très très vite de prison. Quand elles y entrent... Quand au cinéma de nos gouvernants sur le sujet pour un homme, oui je trouve cela honteux car pour bien d'autres affaires c'est un grand silence ! De plus des indispensables, il y en a plein les cimetières.

Jusqu'à insinuer que si monsieur Goshn est condamné une usine fermera en France. Cela sent la pression à l'emploi sur l'opinion publique à plein nez.

Donc oui je ne suis plus Naïf. Quand au tableau diffusé dans mon commentaire, il n'est pas de moi. Et encore il gomme des inégalités bien plus grandes.

Je vous laisse avec vos suppositions hasardeuses. Et vous invite à bien relire mon commentaire.

Et permettez moi de penser que s'il est coupable, il y a de plus grande probabilités qu'il aille en prison au Japon qu'en France. En France les précédents de justice bafouée pour ces 1% sont légions. En France tout aurait été étouffé dans des bureaux feutrés parisiens.
a écrit le 08/01/2019 à 12:01 :
Franchement, niveau lois et respect, les Japonnais on toujours été irrespectueux a souhait envers les personnes accusées et présumées coupables ... c'est un peuple qui veut nous faire croire que leur sentence est irrévocable même s'il sont loin d'être parfait comme il veulent nous le démontrer avec cette affaire ! au contraire ! ils sont dépassés dans tous les domaines ... Voilà ce que cela coute a ceux qui redressent deux groupes automobile Nippon chose que les japonnais eux même n'ont pas réussi et en ont pris un sacré coup de fierté ! qu'il nous font payer ! tant que rien n'est prouvé CG est innocent ... et le retenir dans de telles conditions montre bien qu'un pays soit disant évolué comme le japon , n'est qu'en faite un pays fonctionnant sur un système archaïque et dépassé ! on comprends mieux pourquoi nous n'avons pas eu le droit de les aider pour fukushima ! ...
a écrit le 08/01/2019 à 11:59 :
"avec une corde autour de la taille tenue par un policier, !!! "
"Aucune honte ces japonais présenter Me Gohsn menotté comme un super criminel ! "

Justement, dans la culture asiatique "perdre la face" est extrêmement mal vécu. Donc, présenter Gohsn ainsi c'est lui faire perdre la face et mettre un maximum de pression sur lui. N'oubliez pas que le but de la procédure est de lui extorquer des aveux signés, à tort ou à raison. Le même genre de procédure est utilisé de par le monde avec des moyens plus ou moins différents. Revoyez 'l'aveu' de Costa Gavras pour vous rafraîchir la mémoire....
Réponse de le 08/01/2019 à 13:06 :
Mouais, lors du scandale des comptes truqués de Toshiba, son PDG hisao tanaka, n'a pas eu droit au même traitement; loin de là.

Et les responsables de la centrale de Fukushima non plus.
Réponse de le 08/01/2019 à 13:52 :
Le problème est que Ghosn n'est pas de culture japonaise, être baladé comme un toutou le révolte certainement plus que ça ne l'humilie. Il préférera certainement mourir en prison que de signer des aveux extorqués.
a écrit le 08/01/2019 à 10:56 :
avec une corde autour de la taille tenue par un policier, !!!
a écrit le 08/01/2019 à 10:53 :
Aucune honte ces japonais présenter Me Gohsn menotté comme un super criminel !
Réponse de le 09/01/2019 à 10:44 :
Les franchouillards sont de sortie.
Combien de ceux la connaissent-ils du Japon ?.
Aucun a lire leurs proses haineuses.
Ghosn a vole. Il va prendre 10 annees de ballon. Il pourra mediter sur la condition humaine et celles de tous les ouvriers qu'il a mis a mal.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :