L'international, angle mort de la Renaulution ? Présenté l'an dernier par le nouveau directeur général du groupe, Luca de Meo, le plan de redressement de Renault fait-il l'impasse sur les marchés non-européens ? En rappelant qu'"après dix ans d'internationalisation, le groupe vend des voitures dans 130 pays, mais c'est en Europe qu'il réalise les trois quarts de nos profits, voire la moitié dans seulement cinq pays", Luca de Meo pouvait laisser penser qu'il concentrerait ses efforts sur les zones les plus rentables. Il n'en est rien.
Selon nos informations, le groupe peaufine un plan spécifique pour ces marchés qui regroupent l'Inde, les pays d'Amérique latine et de la zone Afrique-Moyen-Orient. Avec une gamme de modèles entièrement dédiée à chacun de ces marchés. Le cahier des charges de ce plan qui doit être adopté en 2022 doit concentrer la marque aux losanges sur les segments "B" (citadines) et "C" (compactes), et l'ouvrir sur le segment des pick-ups, confirme Fabrice Cambolive, patron des ventes de Renault. Ainsi, Renault disposera d'une gamme qui ne sera plus piochée dans le catalogue Dacia ou issue d'une réadaptation des modèles de la marque au losange. Ils devront répondre aux spécificités locales et assurer la nouvelle stratégie de Renault de montée en gamme.