Renault reste "ouvert" à une intégration plus poussée avec Nissan (Senard)

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Senard n'exclut pas une fusion renault-nissan a l'avenir
Kim Kyung Hoon

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Senard n'exclut pas une fusion renault-nissan a l'avenir
Kim Kyung Hoon
Moins d'une semaine après l'annonce de négociations fusion entre Renault et Fiat Chrysler qui pose de nombreuses questions sur l'avenir de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, le constructeur français a déclaré qu'restait "ouvert" à un potentiel rapprochement avec Nissan, même si la priorité est désormais donnée à la fusion avec Fiat Chrysler. Pour rappel, Renault détient 43% de Nissan qui en retour possède 15% de Renault, mais sans droit de vote, et 34% de Mitsubishi Motors. En avril, Nissan a repoussé une proposition de Renault d'une intégration plus poussée.
Après avoir été éconduit par Nissan, soucieux de préserver son indépendance, Renault a décidé de s'unir à Fiat Chrysler, un mariage dit "entre égaux": la nouvelle entité serait détenue à 50% par les actionnaires du constructeur italo-américain et à 50% par ceux de Renault et serait cotée à Paris, New York et Milan. L'annonce a pris de court le groupe japonais, qui s'interroge sur ce que serait sa place dans ce nouvel attelage, alors qu'il venait de rejeter une offre de rapprochement Renault pour se concentrer sur son redressement.
Présent cette semaine à Tokyo avec le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, Jean-Dominique Senard, a tenté de rassurer la direction de Nissan au cours d'une réunion de quelques heures mercredi. Au début des discussions, "la partie japonaise était naturellement un peu sceptique, mais ensuite elle a montré une attitude positive", a assuré le président de Renault dans un entretien au quotidien économique Nikkei.
La veille, à son arrivée mardi à l'aéroport, il avait livré un message d'optimisme: "je pense que tous ces événements récents sont très bons pour l'alliance, et je vais veiller à ce que Nissan et Mitsubishi en tirent pleinement parti", avait-il dit. En comptant Nissan et Mitsubishi, la fusion créerait un ensemble de près de 16 millions de véhicules (loin devant le colosse allemand Volkswagen (10,6 millions) et Toyota (10,59 millions) qui serait en position de force pour aborder les mutations de l'industrie automobile (électrification, conduite autonome, véhicules connectés...).
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Le président de Renault a ajouté qu'il "ne s'opposerait" à la nomination d'aucun des membres du nouveau conseil d'administration de Nissan, lors de l'assemblée générale des actionnaires prévue fin juin. Parmi les 11 candidats, figure l'actuel patron exécutif Hiroto Saikawa, critiqué pour sa gestion de l'affaire Ghosn mais qui veut rester à son poste pour préparer la succession.
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