Fusion Renault-Fiat : les raisons d'une fusion impossible

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(Crédits : Vincent Kessler)
Le groupe Fiat a proposé à Renault de fusionner. Le groupe français a accepté d'étudier la proposition. Mais de nombreuses voix critiquent une fusion à haut risque, notamment pour le groupe français qui pourrait bien perdre, dans cette affaire, son partenaire Nissan...

Il semblerait que cette fois, ce soit la bonne... Après des mois de rumeurs, de négociations, les groupes Renault et Fiat Chrysler Automobile (FCA) seraient sur le point d'annoncer leur fusion! Un tel scénario serait un véritable séisme dans le paysage automobile mondial. La nouvelle entité, si on intègre Nissan et Mitsubishi qui sont alliés à Renault par le truchement de participations, pèserait pas moins de 15 millions de voitures, soit moitié plus que son deuxième concurrent (groupe Volkswagen). La nouvelle entité compterait également pas moins de 15 marques de voitures réparties dans le monde entier.

Pour FCA, cette fusion est l'aboutissement du rêve du PDG historique du groupe italien, Sergio Marchionne, décédé il y a tout juste un an. L'Italien avait tout fait pour adosser le constructeur italien à un grand groupe automobile.

Un effet de taille considérable

Pour Renault, c'est l'opportunité d'accéder à un effet de taille considérable, au point de supplanter Nissan qui se targuait jusqu'ici d'être plus gros que son actionnaire principal et d'exiger un rééquilibrage de l'Alliance. Pour le groupe automobile français, c'est aussi un accès au marché américain réputé extrêmement verrouillé, puisque FCA y possède Chrysler, Dodge ou encore RAM.

Mais les enjeux d'une telle fusion sont immenses, et les risques qu'elle échoue ne le sont pas moins. D'abord, la fusion Renault et FCA devra s'affranchir de considérations politiques majeures. En France, l'État devra accepter de ne plus être l'actionnaire majoritaire de ce fleuron industriel pour lequel il n'a jamais voulu lâcher la bride. Côté italien, le gouvernement pourrait voir ce projet d'un bon œil puisque, d'après les informations divulguées par la presse, la famille Agnelli pourrait devenir le premier actionnaire de l'ensemble, mais il freinera des quatre fers dès qu'il s'agira de restructurations. Le gouvernement italien n'a d'ailleurs pas exclu d'entrer dans le capital du nouvel ensemble.

Car le groupe Fiat est en grandes difficultés industrielles et souffre d'une incroyable et très handicapante panne stratégique. Dans un contexte de ralentissement économique, le groupe est très mal placé avec ses gammes vieillissantes et son manque d'investissement chronique en technologies.

Jeep, le joyau de FCA

Le seul joyau que pourrait trouver Renault chez Fiat s'appelle Jeep. Le spécialiste des 4X4 est la seule marque à disposer d'une gamme bien positionnée sur les segments les plus dynamiques. Toutes les autres, de Fiat à Alfa Romeo, en passant par Chrysler et même Maserati souffrent d'une absence de plan produit, et d'un déficit de positionnement de marque. Il faudrait investir des dizaines de milliards d'euros pour les relancer. Sauf que FCA pourrait bien manquer de cash s'il doit s'acquitter des très lourdes sanctions pécuniaires qui l'attendent en vertu des objectifs de CO2 de 2020. Cette directive européenne sonne comme un véritable compte à rebours pour ce groupe qui ne dispose d'aucune gamme électrifiée (celles-ci doivent arriver en fin d'année au mieux, courant 2020 au pire). Enfin, FCA court un risque de compétitivité majeur avec le développement fulgurant de la Digital Factory ou Industrie 4.0 dans lequel l'italien est resté à l'écart. Là encore, les investissements nécessaires sont conséquents.

Autrement dit, FCA est connu pour être l'enfant malade de l'industrie automobile mondiale, et certains constructeurs se délectaient même à l'idée de se partager les morceaux en cas de démantèlement, pour les plus belles pépites. Aucun doute par exemple que Carlos Tavares (groupe PSA) lorgnait sur une des marques américaines qui lui aurait permis de s'installer sur le deuxième marché automobile du monde.

Le volume, vestige de la stratégie de Ghosn

Pour Renault, la fusion avec FCA pourrait ne répondre qu'à une seule et même logique, celle qui a toujours prévalu sous l'ère Ghosn: l'effet de taille. Le constructeur automobile français est obsédé par les synergies et, manifestement, celles engrangées (près de 5 milliards d'euros par an) avec Nissan ne lui suffisent plus.

En réalité, cette stratégie pourrait bien être celle de la fuite en avant d'un groupe incapable de fonder sa rentabilité sur d'autres leviers comme le pricing power (soit la capacité à défendre des prix). En dix ans, les segments supérieurs de Renault ont perdu du terrain au profit de l'entrée de gamme. Ainsi, la part des ventes de la marque Renault dans le total du groupe est passé de 87% en 2008 à 64% en 2018. Le reste de la dynamique de croissance a surtout été le fait des marques Dacia et Lada, réputées plutôt low-cost. D'ailleurs, les ventes de la seule marque au losange n'ont que très peu progressé sur cette période, passant de 2,4 millions d'immatriculations à 2,5 millions. En outre, les Espace et Talisman, qui fournissaient jadis l'essentiel des profits du français, ont été des fiasco commerciaux. Quant au Kadjar, le SUV compact de la marque, il s'est bien vendu mais deux fois moins que son concurrent direct, le Peugeot 3008. Les synergies industrielles sont donc la dernière solution pour le groupe automobile de dégager des profits.

Mais cette stratégie d'effets d'échelle n'est pas la plus efficace. A titre de comparaison, le groupe PSA, du haut de son "petit" 4 millions d'immatriculations, a dégagé en 2018 une marge opérationnelle deux points au-dessus de celle de Renault. Chez Toyota, cela fait dix ans que l'on a abandonné la taille comme point d'horizon stratégique. Après un défaut qualité qui lui a valu un coûteux scandale aux États-Unis, Akio Toyoda, PDG du groupe, avait estimé que cette course à la taille les avait détournés de certaines exigences en termes de qualité. Chez Volkswagen, les dirigeants ont abouti à la même conclusion après l'affaire des moteurs truqués où les ingénieurs étaient prêts à faire n'importe quoi pour vendre des voitures. Et, d'ailleurs, Nissan fait exactement la même analyse. Lors de la publication de ses résultats annuels, Hiroto Saikawa, entre deux salves à l'endroit de son prédécesseur Carlos Ghosn, a fustigé cette politique dite du volume qui aurait conduit à négliger une stratégie de gamme plus dynamique, tout en privilégiant des canaux de distribution peu rentables.

Nissan, le grand oublié ?

En parlant de Nissan, le constructeur japonais pourrait bien être le grand oublié de l'affaire. La nouvelle entité rétablirait le rapport de force côté Renault, mais également le point de gravité de l'Alliance qui s'était déplacée au Japon après le rachat de Mitsubishi par Nissan en 2017. En outre, Renault-FCA hériterait de la même participation de 43% dans Nissan, tandis que la participation inverse de 15% serait diluée à 7,5% du nouvel ensemble.

D'ailleurs, l'ensemble des observateurs étaient plutôt d'accord, lundi matin, pour affirmer que le projet de fusion de Renault et FCA est la conséquence du refus de Nissan de s'engager sur une telle voie. Mais, pour certains, en cas de fusion avec Fiat, l'Alliance sera nécessairement impactée voire même menacée.

"Seront-ils capables de consacrer autant d'énergie et d'hommes à cette fusion, qu'à la poursuite de l'Alliance avec Nissan?", s'interroge Bernard Jullien, maître de conférence à l'université de Bordeaux et spécialiste de l'industrie automobile. Il rappelle que "Chrysler est un actif très difficile à digérer comme l'a montré le rapprochement avec Daimler au début des années 2000, mais également aujourd'hui avec des relations compliquées entre Turin et Détroit".

Pour Bernard Jullien, Renault prend le risque de "se disperser au profit d'un projet de fusion qui prendra au moins dix ans, sans être assuré du résultat, alors que la priorité devrait être le rapprochement avec Nissan". Et de conclure: "Renault a moins à gagner avec FCA dont les fondamentaux sont très fragiles, qu'avec Nissan". Autrement dit, le risque est une rupture de l'Alliance avec Nissan qui, vingt après, fonctionnait à peu près bien malgré ses défauts et ses foyers d'amélioration.

Critique sur les termes du deal

Cette rupture stratégique, Renault la doit à Jean-Dominique Senard qui aura réussi l'exploit de monter un tel projet moins de trois mois après son arrivée à la présidence du groupe. Pour beaucoup, l'ancien patron de Michelin a été mandaté par l'Etat français pour donner à Renault une nouvelle envergure industrielle à Renault, à travers une fusion. "Précipité", persifle un analyste du secteur qui fustige le choix de FCA, un groupe qui cherche désespérément à s'allier depuis très longtemps.

Mais les critiques surgissent déjà sur les termes du deal, notamment sur l'aspect 50/50. Si FCA est mieux valorisé en Bourse (19 milliards contre 17 milliards pour le français), il reste néanmoins lesté de problèmes structurels très importants, là où Renault reste une entreprise rentable, restructurée, avec une stratégie de gamme bien plus avancée.

La famille Agnelli recevrait un dividende exceptionnel pour pallier l'écart de valeur, mais il reviendra à Renault d'apporter des réponses technologiques à FCA (Renault est leader en Europe des voitures électriques et bien placé au niveau mondial), et ses efforts de productivité et de rentabilité seront dilués dans une structure qui devra immanquablement se restructurer et investir des fortunes... Autrement dit, l'entreprise italienne et ses actionnaires hériteraient à peu de frais d'un groupe en bonne santé, tandis que le groupe français va se retrouver avec des problèmes structurels qui ne sont pas les siens.

Les marchés, eux, ont d'ores et déjà applaudi le projet de fusion. Le titre Renault a flambé de plus de 12% tandis que l'action Fiat a grimpé de 8% environ. le conseil d'administration de Renault, réuni lundi 27 mai au matin, n'a pas donné son accord au projet de fusion et s'est contenté de répondre qu'il allait "étudier" la proposition de FCA, et promis une réponse la semaine prochaine.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2019 à 12:45 :
Je suis contre la fusion de Renault avec avec le group fiat ci non ces la mort du groupe renault dans 5anne. Raple vous de renautl poite lourd volevo a englobe on a pu rien en poits lourd les bus renautl disparus avec l'alliance italienne
a écrit le 29/05/2019 à 20:13 :
combien peut-il rester de constructeurs automobiles à fort volume dans les 50 prochaines années, cela en france et en europe ?

renault seul, pas dacia pas nissan, ne me semble pas fabriquer de bons produits , fiat seul non plus.
a écrit le 29/05/2019 à 15:53 :
Pourquoi mon commentaire d'hier n est pas publiée
a écrit le 29/05/2019 à 14:36 :
Dans cette fusion programmée c'est Fiat qui mange Renault :
EXOR (la famille Agnelli) deviendra l’actionnaire de référence du nouveau géant européen de l'automobile avec 15% du capital tandis que les parts de l'Etat français et de Nissan seront réduites à 7,5 % chacun.
Le terme « fusion entre égaux » est donc inexact.
Fiat va siphonner les technologies et l'argent de Renault pour financer son important retard, et Renault va perdre son autonomie et ses liquidités pour aider à restructurer les italiens.
Renault vaut bien plus que les 15 milliards d’euros pris pour base, étant scandaleusement sous-coté :
La simple part de 43,4% que Renault détient dans Nissan vaut 11 milliards. Il y a 3 milliards de cash dans le bilan, la filiale de crédit qu’on peut valoriser à 7 milliards d’euros, 2% de Daimler, valorisés à 1 milliard. On arrive donc à 22 milliards - avant même la contribution de la branche automobile.
Renault est donc valorisé en bourse à une valeur négative de 7 milliards, encore moins en comptant la branche auto. C’est aberrant, et largement dû à l’affaire Ghosn (merci Nissan).
Dans tous les cas, Fiat gagne (contrôle réel du groupe, apport des technologies, cash), tandis que Renault peut seulement espérer un amortissement de ses couts sur un plus grand volume - Mais dans ce cas, une simple alliance suffit, pas besoin de fusion.
Et les engagements a maintenir les emplois n’auront qu’un temps. Ensuite les usines partiront ailleurs, la direction en Italie, le technocentre en Irlande, et les capitaux au Luxembourg ou ailleurs. Nous aurons alors un "Champion Européen" , dont certains pays profiterons, pas la France qui aura encore perdu un grand fleuron industriel ! Nous sommes très forts pour nous faire piller ...
Réponse de le 31/05/2019 à 18:17 :
Renault a de graves problèmes
1) des marges basses (vend surtout du bas de gamme)
2) aucune présence en USA qui est le plus gros marché avec des marges élevés
3) technologies hybrides et autonomes peu fiable . Fiat a toutes ces technologies (voir la nouvelle Ferrari ...)
4)Le groupe Fiat n'a pas de dette
Renault devrait accepter avant que Nissan accepte ce deal avec le groupe Fiat qui est le premier groupe global (être un groupe national ou multinational ne suffit plus)
......
a écrit le 29/05/2019 à 11:02 :
FCA sert de lièvre dans ce schéma...Cela Permet à Renault de contrebalancer et pondérer les velléités de Nissan en les ramenant à la raison pour une fusion. Faute de quoi Nissan prendrait le risque d être dilué dans ce nouvel ensemble Renault FCA avec toujours un problème de taille puisque ce nouvel ensemble resterait qui plus est majoritaire de Nissan.
a écrit le 28/05/2019 à 22:30 :
Très bon article. Je suis d’accord sur le fait que cette fusion est une catastrophe pour les intérêts de la France.

L’italie gagne beaucoup dans l’histoire. Que gagne la France ? RIEN.

Encore une entreprise française qui va se faire manger à cause d’un CEO et d’un état laxiste et qui manque de courage !!!
a écrit le 28/05/2019 à 19:20 :
avec un PDG en prison et des milliers de moteurs qui casses c est le bon moment de ce ralier a FCAqui n a pas besoin de la technologie de RENAULT . FIAT avec ces filiales comme FERRARI et IVECO fabriques des moteurs hybrides il suffit de reprendre le memes technologies les voitures électriques de chez RENAULTS par le nombre ne pésent pas lourd dans la balance . contrairement ces commentaires les le bilan 2018 de FCA est très bon on le voit en bourse FIAT fa sauvée de la banc-route JEEP et CHRYSLER qui etaient sans moteurs la ou MERCEDES a échoué la holding EXOR avec FCA CNH ET FERRARI fait 140 milliars de chiffre d affaire
a écrit le 28/05/2019 à 19:18 :
avec un PDG en prison et des milliers de moteurs qui casses c est le bon moment de ce ralier a FCAqui n a pas besoin de la technologie de RENAULT . FIAT avec ces filiales comme FERRARI et IVECO fabriques des moteurs hybrides il suffit de reprendre le memes technologies les voitures électriques de chez RENAULTS par le nombre ne pésent pas lourd dans la balance . contrairement ces commentaires les le bilan 2018 de FCA est très bon on le voit en bourse FIAT fa sauvée de la banc-route JEEP et CHRYSLER qui etaient sans moteurs la ou MERCEDES a échoué la holding EXOR avec FCA CNH ET FERRARI fait 140 milliars de chiffre d affaire
a écrit le 28/05/2019 à 17:03 :
Pourquoi le Monsieur y dit tout le tant le contraire des autres ? Pourquoi un tel isolement au lieu de rallier le CONSENSUS ?
a écrit le 28/05/2019 à 16:34 :
Rien que la valeur de 40% de Nissan que possède Renault doit valoir plus que la valeur de FCA. Je souhaite que le CA de Renault garde la tête froide.
Réponse de le 29/05/2019 à 8:55 :
"Rien que la valeur de 40% de Nissan que possède Renault doit valoir plus que la valeur de FCA" Euh... la valeur de NISSAN est déjà intégrée dans le cours de bourse, et représenterait environ 10 milliards ! Donc le groupe RENAULT ne vaut au mieux que 7 milliards...Désolé de te décevoir !
a écrit le 28/05/2019 à 16:29 :
Et ce mardi les marchés ont réfléchi et rendent leur avis en faisant grimper de près de 5% le titre ....PSA .
a écrit le 28/05/2019 à 16:22 :
Je partage l'analyse du journaliste. Si Renault n'est pas le meilleur des groupes, il est rentable, en santé, avec des technologies et des perspectives. Tout l'inverse de FCA avec des marques comme Chrysler et Fiat qui sont en déclin. FCA est à la traine sur le respect des nouvelles normes environnementales en Europe. FCA va acquérir à moindre frais des technologies, de l'argent et une participation dans Nissan. C'est un marché de dupe, ils ne sont pas en position de force mais de faiblesse.
Réponse de le 31/05/2019 à 18:02 :
Chrysler, Ram, Dodge, Jeep sont des marques de Fiat comme Fiat Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Maserati et Ferrari ; Fiat qui a racheté la société Chrysler en faillite . Technologie + moteurs ( hybrides et autonomes) + design sont du groupe Fiat. Fiat est présent sur le marché le plus important et le plus intéressant pour les marges USA Canada mais aussi UE Amérique du Sud. Renault n'existe pas au USA....
a écrit le 28/05/2019 à 15:18 :
LE PIÈGE, Il semblerait que personne n'ait vu le piège américain. En effet si Chrysler fourni des pièces MADE IN USA, qui entreront dans la fabrication de futures RENAULT, pour exporter celles.ci, il faudra de demander la permission à Trump. Ha ha ha Trop drôle...
a écrit le 28/05/2019 à 14:28 :
Votre analyse de l'intérêt d'un positionnement premium vs. low cost est digne de celle d'un collégien qui ferait sont tout premier cours de marketing

C'est par définition évident qui la marge opérationnelle (et même le bénéfice) soit supérieure sur un segment haut de gamme..! Mais ce qui compté à la fin, ça reste le cash généré par rapport aux investissements apportés. Information que vous pourriez connaitre en faisant un travail ne serait-ce qu'un peu correct au lieu de continuellement vous doter de vos lunettes de bobo socialo qui viennent expliquer à tout le monde que le low cost, segment qui satisfait des milliards de consommateurs, pour la plupart pauvres, serait quelque chose de mal....
a écrit le 28/05/2019 à 12:58 :
Il y a beaucoup d exspers sur ce forum . Je pense que Renault a tout a i gagner avec la fusion avec Fca déjà par taille
Réponse de le 28/05/2019 à 14:25 :
Lol, mais les gens peuvent donner leur avis....
Réponse de le 28/05/2019 à 15:03 :
opération à très haut risque..... à un moment, la taille et la multiplication de la complexité peuvent devenir des freins...
Réponse de le 28/05/2019 à 15:13 :
Moi je pense que vous avez tout à y gagner à apprendre correctement le français car j'ai l'impression de voir un enfant de 6 ans qui s'est perdu sur internet.
Réponse de le 29/05/2019 à 7:13 :
Bonjour M. L expert,
Pour ma part, ce serait une très mauvaise opération pour Renault mais une très bonne opération pour FCA qui est une entreprise en perte de vitesse !
ça n engagé que moi...
a écrit le 28/05/2019 à 12:48 :
Le gouvernement socialiste continue de brader l'industrie française après Alstom, Pont-a-Mousson, Alcatel, Arcelor, Sagem, Thomson-CSF, Rhone-Poulenc, etc. Renault pourrait bien suivre le chemin de Renault-Trucks.
Réponse de le 28/05/2019 à 13:09 :
réflexion de mélencholepeniste ...
Vous oubliez toutes les sociétés étrangères achetées par des société françaises.
Les usines de Renault trucks sont toujours là, celles d'Arcelor aussi. Si elles n'avaient pas été rachetées par des compagnies non françaises, qui vous dit qu'elles n'auraient pas fermé ? Je trouve, au contraire, que c'est une chance.
Pour rappel, nous sommes sept milliards d'humains partageant la même planète avec les mêmes objectifs de vie (à l'exclusion des quelques % d'apprentis dictateurs).
Réponse de le 28/05/2019 à 13:24 :
@Boule, Thomson-CSF est devenu Thales par simple changement de nom, sans aucune modification capitalistique, et est bel et bien français. Vous confondez probablement avec la branche Thomson des produits grand public.
Réponse de le 28/05/2019 à 14:31 :
Votre commentaire est bien plus socialiste que les méthodes de gouvernement. Je ne savais pas qu'aux présidentielles on était sensés voter pour un constructeur automobile/fabriquant de téléphones/etc. Je croyais qu'on nommait un gouvernement pour s'occuper des fonctions régaliennes... Mais apparemment la justice, la sécurité et la diplomatie sont secondaires pour certains, qui préfèrent que leur gouvernement fabrique des salades bio...
a écrit le 28/05/2019 à 11:52 :
Prévu un dividende exceptionnel de 2,5 Md€ au profit des actionnaires de FCA (famille Agnelli) pour compenser l'écart de valorisation boursière des 2 groupes ; d'un, ce dividende exceptionnel devra être financé par l'emprunt ce qui hypothèque l'opération, et deux, il n'est pas certain que la valeur de FCA soit supérieure à ce montant.
a écrit le 28/05/2019 à 11:26 :
Je trouve que c est un trop risque pour Renault,. Fiat et surtout chrysler sont vraiment à risque, daimler c était séparés de chrysler en laissant certainement des plumes.
Je ne comprends paa pourquoi Renault n utilise pas Nissan pour s installer aux Usa.
Réponse de le 28/05/2019 à 13:05 :
C'est ce qui se passe, avec la fusion des gammes.
Le rachat de Nissan était l'occasion, pour Renault, d'accéder, directement ou indirectement, aux marchés asiatiques et US.
Si FAC est mal en point, il vaut mieux attendre pour faire un rachat plutôt qu'une fusion et se retrouver avec des gestionnaires incompétents.
Réponse de le 28/05/2019 à 13:33 :
Parce que NISSAN USA est très mal perçu dans ce pays, qualité déplorable
Réponse de le 28/05/2019 à 14:01 :
@Rico
Je partage votre point de vue sur les risques encourus pour Renault. Cela ressemble plus à une fuite en avant qu'à une véritable stratégie industrielle. Renault a plus intérêt à mettre l'accent sur l'alliance avec Nissan et Mitsubishi qui peut s'avérer payante sur le long-terme.
FCA-Renault sera une entité ingouvernable à moins que l'un des 2 ne prennent le dessus sur l'autre... Bref j'espère qu'il s'agit juste un moyen de mettre la pression sur Nissan pour plus d'intégration.
a écrit le 28/05/2019 à 11:25 :
apres avoir subit un revers avec amc
puis un deuxieme avec jeep voici que pour la troisieme tentative
les usa vont faire payer le prix fort dans le genre bayer mosanto
mais la plus de ratrapage possible ce sera la faillitte de Renault
une fois payer la dette de crysler
a écrit le 28/05/2019 à 10:42 :
L'article donne la clé du succès et celle-ci n'est pas dans la course à l’échalote permanente, cette propulsion subie plutôt que maîtrisée, suicidaire à terme. L'année 2025 sera l'année clé de l'automobile, celle de la batterie solide, rechargeable en 2 minutes et... recyclable. Il y aura ceux qui se seront adaptés à l'homme du XXI ème siècle, ceux qui comprennent que les consommateurs veulent donné du sens à leur consommation dans ce monde dont ils perçoivent les limites, et les autres, les dinosaures, trop gros, trop lourd, pour s'adapter et survivre.
a écrit le 28/05/2019 à 10:19 :
C'est surtout une fusion des surcapacités industrielles ...
En Europe, FIAT dispose de 2 usines d'avenir en Pologne et en Serbie, pour le reste les sites industriels italiens sont vieillissants et peu compétitifs ....
Le somme de Renault et Fiat en Europe donne une surcapacité par rapport à leurs ventes, ce qui va précipiter la fermeture de sites d'assemblages en Italie et .... en France (Flins? Maubeuge ? Le Mans ?, Cléon ?)
En Amérique du Sud, Renault et Fiat sont concurrents et non complémentaires, et surement aussi sur-capacitaires en Argentine et au Brésil
En Amérique du Nord, Chrysler n'est plus un acteur en volumes du marché américain
Fiat est absent de l'Asie ou presque...
Reste Alfa Roméo, marque premium à développer sur le modèle de Lexus, Infiniti ou Audi, et Jeep qui sont les seules marques disposant d'un potentiel de croissance mondial. Maserati étant liliputien en volumes. Idem pour Dodge
Et que va devenir Sevelsud qui fabrique des utilitaires avec Peugeot ?
a écrit le 28/05/2019 à 10:18 :
Je mets mon billet que c'est un gros coup de bluff de M. Senard pour mettre la pression sur Nissan et les obliger à plus d'intégration dans l'Alliance.
Faire semblant d'être attiré ailleurs pour relancer un vieux couple, c'est vieux comme le monde cette stratégie ^^
a écrit le 28/05/2019 à 9:57 :
Que d'inconnues dans cette aventure..
Dans toutes ces histoires de d'alliance ou de fusion la marque Renault restera le petit poucet. En 2018 elle a livré 2 532 567 véhicules, soit un recul de 5,2 %. Le bilan du groupe Renault approche tout juste les 3,9 millions de véhicules. Ce sont Dacia et Lada qui sauvent Renault ! Les annonces des médias disant "Renault 1er constructeur mondiale" sont totalement fausses alors qu'il s'agit de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Concernant ce projet de fusion avec FCA, Nissan ne doit pas voir d'un bon œil le fait de devoir s'allier avec des marques concurrentes (comme Jeep ou Chrysler) sur le marché américain.
a écrit le 28/05/2019 à 9:25 :
En volià une curieuse idée. Quand je vois l'empressement à réparer ma vielle petite Fiat qui a trainé pendant l'année 2018, chez qui on s'intéresse plus aux Jeep et autre Alfa Roméo, je doute bien que avec l'arrivée de Renault celà va s'améliorer. Il ne faut pas rêver, qui trop embrasse mal étreint. Quand est ce que les financiers vont mettre les pieds sur terre, les hypothèses les plus inattendues ne sont pas forcément utiles pour l'usager moyen. Déja que l'Italie a réussi a préserver son indépendance dans ce secteur, celà est déjà une réussite remarquable par rapport à plusieurs autres pays d'Europe, en plus avec une gamme trés variée de produits, et dans le haut de gamme avec des véhicules sportifs qui attirent l'envie du plus grand nombre. Il y a eu des collaborations avec Chrysler dans le passé de l'industrie française, celà n'a pas été vraiment concluant.
a écrit le 28/05/2019 à 9:13 :
FCA est sous la menace de lourdes sanctions financières aux etats unis,

il est clair que FCA cherche un pigeon pour l'aider à les payer,

quoi de mieux comme proie qu'un constructeur dont l'actionnaire de référence est un Etat "riche" [lol] avec un gouvernement de bras cassés ...

les poches des Français vont à nouveau se voir ponctionnées ;

s'agissant de la prétendue pépite Jeep, il faut se rappeler que Renault a déjà été en échec avec cette marque ...
a écrit le 28/05/2019 à 8:46 :
une chance de réussite mais une condition sine qua none, que lemaire pire ministre de l'économie de la 5e n'y mette pas les mains, il a déjà largement prouvé son incompétence notoire, fusion siemens-alstom, ascoval, déficit de la France, chômage 8.9%. de grâce lemaire allez à la pêche, les poissons seront ravis vu votre nullité à tout niveau, ils fraieront tranquillement.
Réponse de le 28/05/2019 à 15:53 :
C 'est sûr vous feriez mieux. Faudrait encore que vos informations soient bonnes.
a écrit le 28/05/2019 à 8:34 :
Les fusions ne sont pas une bonne nouvelle en europe car bien souvent entre les mains d'investisseurs aliénés car cupides seulement capables d'anéantir leurs outils de production mais efficacité américaine engendre cette tendance faisant que nos groupes européens, dénués de protection étatique car l'UE ne possède aucun pouvoir politique, que du fric qui au final ne fait que tout détruire, seront toujours fragilisés face aux groupes américains homogènes car bénéficiant d'une protection étatique politique et non financière or en UE on subventionne massivement nos gros par les finances publiques et on s'étonne qu'ensuite ils soient à la ramasse alors qu'on a fait que les enfoncer dans la médiocrité.

Et comme notre UE n'est pas prête d'avoir une puissance politique quelconque car remplis de politiciens compromis avec les milieux financiers, on retarde l'inévitable par une fusion désespérée qui se fera encore massivement subventionnée par les finances publiques ne pouvant que tirer toute le groupe vers le bas. Mais quelle solution au sein d'une europe pillée par ses riches qui en ont même constitutionnalisé le fonctionnement via le traité de maastricht et lisbonne.

"Hâte-toi déclin !" Nietzsche
a écrit le 28/05/2019 à 8:06 :
Le groupe Fiat a conservé une usine de camions,Iveco, et un constructeur de machines agricoles et engins de chantier, Case- New Holland, cela compte aussi dans la" corbeille de la mariée"...!
Réponse de le 28/05/2019 à 9:06 :
Non, CNH et Iveco ne font plus partie du groupe FCA depuis 2013!
a écrit le 28/05/2019 à 8:05 :
Un nouveau fiasco industriel?
Renault va t’il rejoindre Alstom, Technip, Lafarge, sur la voie des fiascos industriels?
L’article fait bien la revue des risques de ce projet. La fusion se ferait au détriment de l’Alliance et a pour but essentiel de permettre à la famille Agnelli de sortir par le haut de l’impasse financière où elle se trouve.
On veut revendre le rêve américain d’American Motors alors même que le marché automobile a des enjeux vitaux devant lui: l’électricité, la conduite autonome, les procès industriels, qui nécessitent des fortunes et des partenaires à la hauteur. Fiât/Jeep sont au bout de leur course et la vente des pick ups dans le midwest n’est pas l’avenir.
Il faut stopper cette folie qui ne bénéficiera qu’aux banques d’affaires.
Le gouvernement est au pied du mur
Réponse de le 28/05/2019 à 8:37 :
C'est exactement ça.
Fca n'a pas d'avenir et se cherche un partenaire depuis des années pour survivre à toutes les carences qu'elle n'a pas su surmonter elle-même.
Fca a un plan produit ridicule sur les 4 prochaines années faute d'argent, bien plus petit que celui de Renault alors meme que Fca est deux fois plus gros en taille et que fca a énormément de modeles en fin de course qu'il devrait remplacer.

Conséquence dans cette fusion c'est Renault qui devra revoir son plan produit qu'il a budgeté pour les 4 prochaines années pour faire de la place à fca qui lui n'a rien prévu et n'a pas d'argent pour cela.
Fca utilisera toutes les plateformes de Renault pour sortir de nouveaux modeles et en plus avec l'argent de Renault obtenu sur les profits de Renault et sur les projets qui seront annulés pour Renault au profit de Fiat, Lancia, Alfa, Maserati ou Chrysler et évidemment aussi sur la vente des 44% d'actions Nissan qui permettront d'avoir des liquidites rapidement.

Renault à l'inverse n'aura rien à gagner.
Le marché américain soit disant devenu accessible à Renault grâce à la corbeille de marques américaines de Fca c'est du vent. Renault n'ira pas s'implanter aux USA car Exor s'y opposera, Renault restera bloqué en Europe tout comme GM bloquait Opel en Europe alors qu'il avait des marques américaines.
Renault a tout à perdre avec cette fusion.
Je ne vois absolument aucun atout pour Renault dans cette proposition scandaleuse.

Soit Renault achète 50% de Fca soit Renault achète 100% de Fca Europe mais en aucun cas Renault doit fusionner dans une nouvelle société dont il ne serait plus le maitre à bord et où tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il gagne ne servirait qu'à l'autre et lui n'aurait rien en retour.
Réponse de le 28/05/2019 à 8:57 :
@Sibelle
Vous n'y aller pas un peu vite? Les 3 cas que vous citez n'ont rien de comparable. Renault a relevé Dacia, AvtoVAZ (Lada) comme Nissan. Ce dernier constructeur n'était-il pas un gros groupe dans un état aussi lamentable que Fiat ce jour? Tout dépendra du deal (pilotage ou pas par Renault) et des milliards que Renault pourrait investir dans Fiat, et des restructurations choisies. Pour rappel, Renault avait redressé Nissan très rapidement, mais avec beaucoup de casses dans les usines japonaises et des talents et investissements qui avaient pris la direction de l'Asie, donc manqué en France. Pour Dacia comme AvtoVAZ, les mises de départ étaient bien moins élevées.
Réponse de le 28/05/2019 à 9:46 :
les fusions à l’italienne... Essilor/Luxottica,
Réponse de le 28/05/2019 à 18:31 :
Sauf que dans ce deal, c'est clairement Fiat qui mange Renault. Le terme, entre égaux, est juste un leurre. En bout de ligne, l'actionnaire principal devient les italiens. Donc je rejoins l'analyse de Osheridan : Fiat va siphonner les technos et l'argent de Renault pour financer son retard. Inversement, Renault va perdre son autonomie, ses liquidités et retarder/annuler son plan de croissance pour aider à restructurer les italiens. Dans tous les cas, Fiat gagne (controle du groupe, technos, cash), tandis que Renault n'y gagne qu'un amortissement de ses technos sur un plus grand volume. Mais dans ce cas, une simple alliance suffit, pas besoin de fusion.

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