Nissan repousse une proposition de fusion avec Renault

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(Crédits : Christian Hartmann)
D'après le quotidien économique japonais Nikkei, Nissan devrait à la fois repousser une demande de fusion avec son partenaire et actionnaire Renault, et demander un rééquilibrage des participations capitalistiques.

Nissan va rejeter une proposition de Renault d'une intégration plus poussée au niveau du management et demander une relation capitalistique équilibrée, rapporte lundi le journal Nikkei.

La direction de Nissan estime que le constructeur japonais n'a pas bénéficié d'un traitement équitable jusqu'ici et qu'avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, explique le journal en citant des sources.

Renault fait valoir, dans sa proposition, qu'une intégration plus poussée permettrait d'optimiser les synergies au sein de l'alliance franco-japonaise, ajoute-t-il.

Renault détient 43,4% du capital de Nissan, qui a de son côté une participation de 15% dans la firme au losange mais sans droit de vote.

Fin mars, le Financial Times avait rapporté que Renault voulait relancer d'ici 12 mois les discussions en vue d'une fusion avec son partenaire japonais.

L'Alliance entre Renault et Nissan a été fondée en 1999 puis élargie en 2016 à Mitsubishi Motors.

Un porte-parole de Nissan s'est refusé à tout commentaire sur l'article du Nikkei et le service de presse de Renault n'a pu être joint en ce lundi de Pâques.

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a écrit le 24/04/2019 à 17:10 :
Le bénéfice net de Nissan a plongé en 2018, avec une forte chute des ventes dans l'UE et aux Etats-Unis. L'estimation des bénéfices annuels (avril 2017-mars 2018) viennent de passer à 2,5 Md€, soit ~1 de moins que pour Renault à ~ 3,5 Md.
Plus que la chute du Diesel, les nouvelles normes ou le change, la part de Nissan aura fait chuté les résultats du Groupe Renault en 2018.
L'affaire Ghosn est vraiment tombée au bon moment, alors que Nissan qui n'est plus si fringuant, ce qui affaiblit sa position vis à vis de Renault qui a augmenté ses ventes mondiales de 3,2% en 2018, malgré l'arrêt en Iran et la chutes des ventes en Inde, Chine et Turquie.
J'avais pronostiqué cette inversion d'équilibre dans les bénéfices depuis déjà quelques semestres.
je sais :>))
a écrit le 24/04/2019 à 17:09 :
Le bénéfice net de Nissan a plongé en 2018, avec une forte chute des ventes dans l'UE et aux Etats-Unis. L'estimation des bénéfices annuels (avril 2017-mars 2018) viennent de passer à 2,5 Md€, soit ~1 de moins que pour Renault à ~ 3,5 Md.
Plus que la chute du Diesel, les nouvelles normes ou le change, la part de Nissan aura fait chuté les résultats du Groupe Renault en 2018.
L'affaire Ghosn est vraiment tombée au bon moment, alors que Nissan qui n'est plus si fringuant, ce qui affaiblit sa position vis à vis de Renault qui a augmenté ses ventes mondiales de 3,2% en 2018, malgré l'arrêt en Iran et la chutes des ventes en Inde, Chine et Turquie.
J'avais pronostiqué cette inversion d'équilibre dans les bénéfices depuis déjà quelques semestres.
je sais :>))
a écrit le 24/04/2019 à 10:16 :
Les japonais ont été les précurseurs et les champions de la mondialisation à grande échelle. Ils ont pris les risques, et ont réussi à implanter leurs usines dans le monde entier avec les avantages compétitifs bien de chez eux que le monde a copiés Aujourd'hui, c'est le repli de la mondialisation qui n'assure plus la prospérité des pays développés. Renault n'a aucun intérêt à fusionner avec Nissan excepté l'orgueil de la France.
a écrit le 24/04/2019 à 9:28 :
Nissan prête à se faire Hara-Kiri pour quitter le groupe Renault ?
a écrit le 23/04/2019 à 20:17 :
La France va encore se faire balader
a écrit le 23/04/2019 à 13:23 :
L'on comprend mieux l'acharnement japonais pour évincer Carlos G.……..!
a écrit le 23/04/2019 à 11:39 :
les ventes de Nissan aux US ont baissé de 6,2% en 2018 (Nissan Group, 03/01/2019). et cela semble s'amplifier.
article CNBC sur les dirigeants de l'industrie auto US qui s'inquiètent de la baisse du marché : Top executives are privately very worried about the state of auto sales, CNBC, 22/04/2019.
Inquiétudes grandissantes notamment sur les ventes Tesla : Deepening Tesla demand concern draws new bear on Wall Street, Bloomberg, 22/04/2019.
a écrit le 23/04/2019 à 10:28 :
c'est nous et aussi Carlos Goshn qui en paierons le prix. Ce dernier est en plein milieu d'une farce organisée, et notre ministre des finance ainsi que Macron n'ont pas vu venir.....
les japonnais n'acceptent pas la main mise étrangère, et Macron est devenu trop gourmand. C'est donc encore nous qui allons payer pour cette classe d'incompétents qui nous dirigent. Nous n'avons pas besoin de clowns, nous avons déjà toute la délégations de prestidigitateurs ....... comme les artistes de rues.
Réponse de le 23/04/2019 à 13:26 :
L'on comprend mieux l'acharnement sur Carlos Ghosn et la passivité visible du gouvernement
Réponse de le 23/04/2019 à 15:35 :
Sous la présidence de François Hollande l’un de ses ministres de l’économie, qui a fait beaucoup de chemin depuis, avait exigé de Carlos Ghosn de fusionner Renault et Nissan.
Connaissant bien la susceptibilité et le nationalisme japonais, Carlos Ghosn avait refusé. Mais il avait dû concéder d’abandonner la direction générale de Nissan, tout en restant président, et de l’accorder à un Japonais. Ce fut celui-ci qui l’a trahi et a fait le nécessaire auprès du ministère public pour le conduire en prison.
Il semblerait que le gouvernement français aurait fait une nouvelle tentative en avril 2018, à un haut niveau gouvernemental des deux côtés, dans le dos de Carlos Ghosn, strictement tenu à l’écart. Echec de la tentative. Renforcement de la méfiance japonaise et début des investigations secrètes contre Carlos Ghosn;.
a écrit le 23/04/2019 à 9:53 :
Bien sûr que Nissan repousse la fusion avec Renault puisque le cirque de l'affaire Ghosn ne visait qu'à cela: Refuser toute fusion entre Nissan et Renault.
a écrit le 23/04/2019 à 9:43 :
Demandons aux décideurs de l'époque quelle était leur intention en apportant leur aide à Nissan. Ce n'était évidemment pas de l'altruisme. Le fait que l'actionnaire majoritaire de Renault est l'Etat est et a toujours été un handicap. Je doute fort que le but recherché ait été le profit financier, mais la maladresse du petit génie qui préside (mal) la roi-publique a créé une situation dont nous aurons du mal à sortir à notre avantage même en cas d'arbitrage. Dommage pour un groupe hors norme et pour ses dirigeants!
a écrit le 23/04/2019 à 8:41 :
Je ne comprends pas pourquoi Renault ne lance pas une OPA sur les 6% de Nissan qu'il lui manque pour devenir actionnaire majoritaire.
En 10 jours ils règlent le problème...
Nissan a été sauvé de la faillite par Renault, aucune raison qu'ils prennent la tête de leur maison mère!
Réponse de le 23/04/2019 à 10:32 :
je suis dans la même expectative...
j'espère qu'il prépare le coup en plan B, notamment en envoyant des fonds français amis prendre discrètement quelques pouième en avance pour assurer la réussite de l'opération.
Réponse de le 23/04/2019 à 11:18 :
Regardez bien la loi.
Pour résumer, en cas de dépassement du seuil des 50,1% de contrôle de Nissan, Renault aurait l'obligation de prendre le contrôle sur l'ensemble du capital ... Quelques milliards a débourser en plus!
Si ce n'est un aspect juridique, je pense aussi qu'il s'agisse plus d'un aspect psychologique. NE PAS froisser son allié! Qui pourrait à terme créer des problèmes bien plus grave comme nous l'ont montrer les prises de contrôle par le passé (MERCEES-Chrysler, ...).
Et les japonais sont encore plus "nationaliste" (pour ne pas dire autre chose) sur le sujet de "ses" entreprises que les autres
Réponse de le 23/04/2019 à 13:59 :
@tofy : Renault n'a pas besoin de monter à 50,1% du capital car Daimler, qui s'aligne sur Renault, en détient 3,1%. Il suffirait donc à Renault de monter à 47% (au lieu de 43,6%) pour reprendre le contrôle de Nissan et d'y faire le ménage dans le top management en éjectant les félons, à commencer par Hiroto Saikawa.
Réponse de le 23/04/2019 à 21:19 :
@Tofy. Je suis curieux, quelle loi oblige le lanceur d'OPA a acheter plus d'actions si il dépasse 50.1%. Cela dit, je pense aussi que renault a sauvé Nissan par visée commerciale et industrielle, ce n'était pas de l'altruisme. Il suffirait que l'état, Renault ou un quelconque allié achète les 6% restant pour régler ça. J'imagine que quelque chose bloque mais je ne comprends pas vraiment quoi. En tout cas, si cette situation agace (à juste titre) Nissan, c'est justement parce qu'ils ne sont pas en position de force et voudrait bien être celui qui mange plutôt que celui qui est mangé.
Réponse de le 24/04/2019 à 9:02 :
Même si Renault pourrait lancer une OPA , cela serait désastreux pour la collaboration car les japonais serait humilié . Et quand je dis les japonais, cela va des grands directeurs généraux jusqu'au petit balayeur de l'usine de Nissan. Bref, il n'y aura pire pour détruire la collaboration entre les deux groupes.
a écrit le 23/04/2019 à 8:37 :
Le but est clair : c'est d'éliminer le patron emblématique qui a financé le redressement de la la boite pour n'importe quelle raisons alors que Nissan était au courant de beaucoup de choses mais n'est toujours pas inquiété, de rejeter tous les plans du nouveau management français, puis à terme de prendre le contrôle de Renault.
Réponse de le 23/04/2019 à 8:54 :
Impossible pour eux de prendre le contrôle du groupe si Renault ne vend pas ses parts...Mais je comprends un peu les japonais qui vivent une situation paradoxale, ils fabriquent et vendent 2 fois plus de voiture que Renault et génèrent la majeur partie des profits du groupe mais ce n'est pas eux qu'ils sont aux commandes et leur futur est décidé à Boulogne au lieu de Tokyo.
a écrit le 23/04/2019 à 7:41 :
Certes, mais encore eût il fallut que Nissan ne tombât pas en faillite.
Si la situation est ce qu'elle est, elle est le résultat de la gestion des dirigeants de Nissan de l'époque.
Leur moyen de pression est Carlos Goshn, qui n'est certainement pas tout blanc, mais qui fait les frais de la lutte entre Renault et Nissan...le nationalisme japonais aidant.
a écrit le 23/04/2019 à 7:00 :
Avec Daimler, Renault détient plus de 45% du capital de Nissan. La bonne stratégie serait de ramasser sur les marchés les quelques % de capital sur le flottant qu'il manque à Renault pour atteindre les 50% pour éjecter l'actuel top management de Nissan, manifestement à l'origine du complot contre Ghosn pour sauver sa tête.
a écrit le 23/04/2019 à 3:44 :
C'était prévoir depuis le début, car au Japon , ils veulent prendre le savoir des étrangers mais rien donner en échange, donc y a rien à gagner avec eux.
La France a tort de s'allier avec n'importe quel pays au monde, car ça ne marche jamais au final. Si ça marchait, ça se saurait. Aucun pays au monde ne peut s'allier technologiquement avec un autre, y a trop de nationalisme dans tous les pays du monde. Ne me parlez pas de Airbus, où c'est l'Allemagne qui veut tout diriger et a profité du savoir faire français.
Réponse de le 23/04/2019 à 4:54 :
Le Japon qui veut prendre le savoir-faire francais ! Vous etes serieux ?
Ce pays est bien plus en avance technologiquement.
Il se paie meme le luxe de ne conserver in-situ que ses bureaux d'etudes, la fabrication est delocalisee en Coree du sud et en Chine.
Vu l'actuelle situation des constructeurs auto la morosite est la perspective pour les mois a venir.
Réponse de le 23/04/2019 à 13:46 :
Dans quels domaines les japonais seraient-ils plus avancés ? Pas dans le nucléaire (par exemple) puisque la France est le leader mondial avec Areva, loin devant les japonais qui sont deuxième mais en passe d'être dépassé par les russes...
Réponse de le 24/04/2019 à 15:47 :
Le Japon n'a aucune avance technologique par rapport à la France, alors arretez de véhiculer les préjugés et de croire que le Japon est avancé. Avoir plein de robots partout, c'est simple à faire, car les robots existent depuis au moins 50 ans.
La vraie avancée technologique, elle est dans les universités, dans les laboratoires, dans la biotechnologie, l'intelligence artificielle, l'informatique, les mathématiques, et la France a une avance dans ces domaines que le Japon ne pourra jamais rattraper.
a écrit le 23/04/2019 à 2:17 :
Je trouve que Nisan va un peut trop loin et complique les choses, il veulent nous mettre la main sur Renault et c’est Pour cela qu’il s’attaque à Ghosn .
La France doit réagir les lâcher, qu’il vendent leurs voitures ailleurs ou monter leurs concessions pour récupérer des impôts en France.
Ces messieurs sont trop gourmands et ne respectent pas les droits de l’homme se sont
Des bourreaux acharnés.
Il faut les laisser tomber et récupérer Ghosn pour qu’il soit jugé en France.
a écrit le 22/04/2019 à 22:39 :
On voit maintenant plus clairement les objectifs du complot ourdi par le top management de Nissan qui a permis d'écarter Ghosn avec la complicité de la justice japonaise : écarter la fusion et permettre à Nissan de reprendre la main dans l'alliance.
Réponse de le 22/04/2019 à 23:47 :
Cqfd.... Et merci Macron d'avoir mis le feu aux poudres lorsqu'il était ministre des finances....
a écrit le 22/04/2019 à 22:05 :
y a une alternative
que renault regarde avec d'autres partenaires pour des alliances ' en cas de defaut'
si nissan se retrouve tout seul, c est pas mitsubishi qui va les sauver!
faut leur foutre le nez dans la m ... qu'ils voient quand meme ou est leur interet pour une boite redressee qui etait au bord du depot de bilan
traiter goshn comme ca, c'est inadmissible, surtout pour des gens censes avoir un honneur irreprochable
quand on va leur envoyer ca dans les gencives les 30 prochaines annees, ca fera le meme effet que ' france is back' ' back with montebourg's loi ( law, in english) - dailymotion's and penibility-?'
a écrit le 22/04/2019 à 21:59 :
Sont gentils chez Nissan et KLM, ils étaient bien contents que Renault et Air France viennent les sauver...
Réponse de le 22/04/2019 à 22:36 :
KLM n'était nullement en difficulté lors de la fusion avec Air France.
Réponse de le 23/04/2019 à 13:01 :
Quand en avril 2004, Air France lance une offre publique d'achat amicale sur KLM, la compagnie néerlandaise est loin d'être la championne de la rentabilité qu'elle est aujourd'hui. Son chiffre d'affaires (6,48 milliards d'euros) est inférieur de moitié à celui d'Air France (12,68 milliards d'euros) et elle affiche une perte nette de 416 millions d'euros, contre 120 millions de bénéfices pour Air France.
Réponse de le 23/04/2019 à 13:54 :
Encore un bon exemple d'un societe francais incapable de s'adapter. Le disastre d'un renovation d'un eglise ne supporte non plus au l'image international sur le rentabilite des societes francais.

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