Renault stoppe l'hémorragie au troisième trimestre
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STEPHANE MAHE
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Les premiers signes du redressement de Renault ? C'est en tout cas ce que veut croire Luca de Meo, qui commente le chiffre d'affaires du troisième trimestre du constructeur automobile français qu'il dirige depuis le 1er juillet : "Ce troisième trimestre souligne l'évolution de notre politique commerciale privilégiant désormais la profitabilité aux volumes. Notre performance dans l'électrique, le très bon accueil de nos modèles E-TECH hybrides, nos réserves de liquidités et la dynamique positive de nos équipes nous rendent confiants en la capacité du Groupe à enclencher son redressement".
De fait, Renault a annoncé un troisième trimestre plutôt encourageant avec un repli limité de -8% du chiffre d'affaires (-3% à taux de change et périmètre constants). En volume, les ventes ont baissé de -6%. Le groupe se veut particulièrement optimiste sur son marché domestique, l'Europe, où les ventes ont baissé de -2,9% contre une contraction de -5% du marché. Sur le seul mois de septembre, Renault a même enregistré une hausse de +8% de ses immatriculations, contre +3% de hausse du marché.
Pour rappel, les ventes de Renault avaient baissé de -35% au premier semestre, sous le poids de la crise du coronavirus. En Europe, elles avaient même baissé de -42% pour une baisse de -38% du marché.
Mais le groupe peut se reposer sur le renouvellement réussi de ses best sellers. La reprise des ventes au troisième trimestre est en effet largement portée par les ventes des nouveaux Captur et Clio, leaders de leur segment. Il faut ajouter à cela l'incroyable succès de la Zoé qui surfe sur la vague de l'électromobilité, en plein boom depuis le début de la crise du coronavirus. Les ventes de la citadine 100% électrique ont augmenté de +150% sur le trimestre. Cette performance remarquable devrait permettre à Renault d'échapper aux sanctions sur les objectifs CO2 imposés par l'Union européenne.
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Moins bonne nouvelle, les ventes de Dacia, la marque entrée de gamme mais réputée très rentable, ont baissé de -10% sur le trimestre. D'après le groupe de Boulogne-Billancourt, la marque roumaine souffre notamment d'un effet de comparaison défavorable sur la performance 2019.
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