Renault veut monter en gamme pour se différencier d’un Dacia très (trop) offensif
Alain-Gabriel Verdevoye
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« On a deux marques pour jouer la complémentarité », martèle Fabrice Cambolive, directeur de la marque Renault. Nommé également au 1er septembre directeur de la croissance du groupe au losange, il ajoute : « il faut différencier Renault et Dacia au maximum ». En marge d'une présentation officieuse à la presse de la nouvelle Renault Clio VI le 2 septembre dernier, le patron du design Laurens van den Acker enfonce le clou : « la Clio est dans la partie haute du segment B (petites voitures), la Dacia Sandero dans la partie basse ». Les mots d'ordre aujourd'hui semblent clairs : la marque Renault doit monter en gamme. « Je suis convaincu que Renault Group est en bonne position pour créer de la valeur, au meilleur niveau et de façon pérenne, pour les années à venir », martelait fin juillet François Provost, dès sa nomination comme directeur général du groupe de Boulogne-Billancourt.
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La croissance du groupe Renault ces dernières années s'est faite grâce à Dacia, indubitablement. La part de marché de la marque Renault dans les voitures particulières est de 6,2 % dans l'Union européenne sur les sept premiers mois de 2025, selon l'Acea (Association des constructeurs européens). C'est certes en progression par rapport aux 5,7 % de l'an dernier. Luca De Meo, l'ancien directeur général du constructeur, avait multiplié pour cela les lancements au sein de la marque éponyme. Mais, sur une longue période, Renault est en régression. Le label n'occupait-il pas 7 % du marché il y a dix ans, 8,5 % en 2010 ?
Alain-Gabriel Verdevoye