Stellantis espère « rétablir la confiance » avec ses partenaires
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C'était la première sortie d'un haut dirigeant de Stellantis depuis l'éviction fracassante de Carlos Tavares ce week-end. Doug Ostermann, le directeur financier du constructeur franco-italo-américain, s'est exprimé sur l'avenir du groupe ce mercredi après-midi, lors d'une conférence organisée par Goldman Sachs. D'après lui, le départ de Carlos Tavares est lié à ses « divergences croissantes » avec le conseil d'administration. « Il y a eu certains désaccords sur les priorités et la manière de gérer l'entreprise pendant le temps restant de son mandat », qui courait jusqu'en 2026, affirme le directeur financier.
Celui-ci confirme surtout que la « diplomatie du bras de fer » que Carlos Tavares appliquait souvent dans ses relations avec les différents partenaires de Stellantis a fini par poser problème. Doug Ostermann considère que « la manière dont le groupe interagit avec ses principales parties prenantes », à savoir « les concessionnaires, les fournisseurs et les gouvernements » des pays où il est présent, doit changer. « Nous devons rétablir la confiance, a-t-il indiqué. Il y a une forte volonté de l'équipe de direction de travailler là-dessus. »
Patron sans concession, Carlos Tavares s'était notamment attiré les foudres des syndicats dans la plupart des géographies du groupe, lassés par son obsession de réduire les coûts. En France, la dureté avec laquelle il traitait les équipementiers, aujourd'hui en grande difficulté, suscitait l'ire du gouvernement. Idem en Italie, où ses relations avec le gouvernement de Giorgia Meloni, inquiet du sort des usines Fiat, ont viré à la foire d'empoigne.
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Doug Ostermann réaffirme aussi que les objectifs de Stellantis pour cette année demeurent inchangés, avec notamment une marge opérationnelle comprise entre 5,5% et 7%. D'après lui, il n'y avait pas de désaccords entre Carlos Tavares et le conseil d'administration sur « les éléments clés » de la stratégie de long terme du groupe. Le choix de recourir, par exemple, à des plateformes multi-énergies dans toutes les usines, capables d'assembler à la fois des voitures thermiques, hybrides et électriques, ne fait pas débat. La conversion moins rapide que prévue des clients à l'électrique conforte d'ailleurs, d'après Doug Ostermann, cette stratégie. Le choix de s'allier avec le chinois Leapmotor pour offrir des voitures électriques plus abordables a toujours, d'après le directeur financier, les faveurs de la direction.
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