Coup de tonnerre chez Stellantis : Carlos Tavares claque la porte
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C'est un tremblement de terre qui vient secouer Stellantis. Le mastodonte franco-italo-américain de l'automobile a annoncé, ce dimanche soir dans un communiqué, la démission de son patron. Carlos Tavares, l'architecte de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler en 2021, a bel et bien rendu son tablier. « Stellantis annonce que le conseil d'administration de l'entreprise, réuni ce jour sous la présidence de John Elkann, a accepté la démission de Carlos Tavares », indique le constructeur.
Celui-ci précise qu'il s'agit d'une démission « avec effet immédiat ». Le successeur de Carlos Tavares, poursuit la missive, sera nommé « au cours du premier semestre » de l'année prochaine par un comité spécial. Dans l'intervalle, le groupe sera dirigé par un « nouveau comité exécutif temporaire », présidé par John Elkann.
Comment expliquer cette démission soudaine, alors que Carlos Tavares était censé aller au bout de son mandat, qui courait jusqu'en 2026 ? Cité dans le communiqué, Henri de Castries, administrateur indépendant du constructeur, fait état d'importantes dissensions à la tête du groupe.
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John Elkann s'est lui contenté de féliciter Carlos Tavares, à la réputation de cost killer bien établie, pour son travail. « Nos remerciements vont à Carlos Tavares pour ses années de service dévoué et le rôle qu'il a joué dans la création de Stellantis, en complément des redressements de PSA et d'Opel, nous mettant sur la voie de devenir un leader mondial dans notre industrie », a déclaré le président de Stellantis. Le constructeur souligne que ses objectifs annuels, présentés fin octobre, demeurent inchangés.