Stellantis étudierait une vente de Maserati
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Stellantis, le géant automobile issu de la fusion entre PSA et FCA, étudierait activement la cession de Maserati, sa marque emblématique de voitures de luxe, selon deux sources proches du dossier citées par l'agence de presse Reuters. Cette éventuelle cession s'inscrit dans la volonté du groupe de réorganiser son vaste portefeuille de 14 marques. Les discussions autour de l'avenir de Maserati auraient débuté avant même la nomination d'Antonio Filosa au poste de directeur général, en mai dernier.
La viabilité de chacune des 14 marques de Stellantis, qui incluent Chrysler, Peugeot, Jeep et Alfa Romeo, est devenue une priorité pour John Elkann, président du groupe et désormais aux commandes opérationnelles depuis le départ de Carlos Tavares fin 2024.
Le quatrième constructeur automobile mondial est confronté à un environnement complexe, marqué par la menace de droits de douane américains imposés par l'administration Trump et une concurrence accrue des constructeurs chinois. Dans ce contexte, Stellantis a sollicité début avril le cabinet de conseil McKinsey pour évaluer les implications de ces droits de douane sur Maserati et Alfa Romeo.
Bien que Stellantis ait initialement réaffirmé son plein engagement envers ces deux marques, la vente potentielle de Maserati, sa seule marque de luxe, fait partie des options explorées par McKinsey, selon les sources de Reuters, qui précisent que l'évaluation n'en est qu'à ses débuts. Interrogé à ce sujet, un porte-parole de Stellantis a déclaré que « respectueusement, Maserati n'est pas à vendre », tandis que McKinsey a refusé de commenter.
Maserati a connu une année 2024 difficile, avec des ventes chutant de plus de moitié pour atteindre seulement 11 300 unités. La marque a également enregistré une perte d'exploitation ajustée de 260 millions d'euros l'année dernière. Actuellement, la gamme Maserati ne compte aucun nouveau modèle en cours de lancement, après l'abandon du précédent plan d'entreprise par Stellantis l'année dernière. Un nouveau plan devrait être présenté peu après l'arrivée d'Antonio Filosa à la direction générale, a précisé Santo Ficili, le directeur de la marque.
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Selon une des sources de Reuters, Stellantis en est venu à la conclusion qu'il possède un nombre excessif de marques, ce qui l'empêche d'investir de manière adéquate dans chacune d'entre elles et rend nécessaire d' »établir des priorités ».
Bien que Stellantis n'ait pas spécifiquement chargé McKinsey de trouver un acheteur pour Maserati, le mandat du cabinet de conseil inclut l'examen de toutes les options, y compris une vente éventuelle. Les discussions au sein du conseil d'administration de Stellantis seraient toutefois divisées sur l'avenir de Maserati.
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Certains membres estiment que le groupe n'est pas en mesure de relancer durablement la marque et que la vente serait la meilleure option. D'autres, en revanche, pensent que Maserati conserve une valeur intrinsèque et que la cession de sa seule marque de luxe nuirait considérablement à la réputation de Stellantis. Un tel mouvement pourrait par ailleurs intéresser des constructeurs chinois, tels que Chery, désireux d'acquérir des marques européennes pour accélérer leur expansion sur le continent, à l'image des acquisitions passées de MG Motor par SAIC ou de Volvo Cars par Geely.
(Avec Reuters)
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