Un ouvrier marche devant l'usine d'assemblage de Stellantis à Toluca (Mexique), dont la production a été suspendue après l'annonce de droits de douane par Donald Trump.
Stellantis enregistre une chute globale de 9 % des livraisons sur un an, avec un recul sévère de 20 % en Amérique du Nord. Le constructeur automobile pourrait même pâtir plus encore de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
C'est un nouveau coup dur pour Stellantis. Le constructeur franco-italo-américain, notamment à la tête de Peugeot, Fiat et Chrysler, continue de souffrir sur le plan commercial. Ce vendredi, le groupe a publié une estimation de ses facturations au titre du premier trimestre (en clair, le nombre de véhicules livrés aux concessionnaires ou directement aux clients). Or ces chiffres ne sont pas bons. Sur les trois premiers mois de l'année, le constructeur aujourd'hui dirigé par John Elkann, qui en a pris les manettes depuis l'éviction de Carlos Tavares, a vu ses livraisons de véhicules chuter de 9% sur un an, à 1,2 million d'unités.
C'est en Amérique du Nord, et en particulier aux États-Unis, que la baisse est la plus prononcée. Celle-ci atteint 20 %, à 325 000 unités. Dans son communiqué, Stellantis argue que la production a été « plus faible en janvier », du fait « d'une période prolongée de vacances », mais aussi de « la montée en cadence des pick-up Ram HDT de nouvelle génération ».
En Europe, le premier marché de Stellantis, les livraisons de véhicules ont chuté de 8 %, à 568 000 unités. Stellantis évoque principalement « des manques temporaires de certains véhicules des segments A et B [les citadines] » pour remplacer ceux des générations précédentes, et une « baisse des volumes » des utilitaires légers.
Stellantis voit le verre à moitié plein
Seule l'Amérique du Sud affiche des résultats satisfaisants. Dans cette zone, les livraisons de Stellantis progressent de 19 %, à 211 000 unités. « Stellantis a maintenu sa position de leader en Amérique du Sud en bénéficiant de la forte hausse du marché automobile, en particulier au Brésil et en Argentine », indique-t-il.
Quoi qu'il en soit, l'objectif d'une « croissance rentable », avec laquelle le constructeur entend renouer d'ici à la fin de l'année, semble encore loin. Stellantis préfère toutefois voir le verre à moitié plein. « Les ventes de certains modèles, notamment le Jeep Compass, le Jeep Grand Cherokee, et le Ram 1500, s'améliorent aux États-Unis », relève un porte-parole.Celui-ci souligne, de la même manière, l'appétence des clients européens pour la ëC3 et la ëC3 Aircross. « Nous voyons que ça prend », renchérit-il, y voyant « des signes prometteurs pour l'avenir ». Le porte-parole souligne aussi que certains modèles de Peugeot 3008 n'ont pas encore été commercialisés, et devraient, à terme, contribuer à améliorer les ventes du constructeur.
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