Stellantis : fort repli des volumes de véhicules livrés au réseau
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Gonzalo Fuentes
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Ce repli était attendu. Il n'en demeure pas moins vertigineux. Stellantis a annoncé, ce mercredi, une baisse de 20%, à près de 1,15 millions d'unités, de ses volumes de véhicules livrés au réseau et aux ventes de flottes d'entreprises au titre du troisième trimestre. Sur le marché américain, la baisse atteint 36%, à 299.000 unités. En Europe, les volumes ont également plongé de 17%, à 496.000 unités.
Aux Etats-Unis, où Stellantis rencontre des difficultés, cette baisse s'explique par la stratégie du constructeur. Celui-ci cherche à réduire les stocks, et lève ainsi le pied sur la production. « En Amérique du Nord, les facturations sortie d'usine ont baissé d'environ 170.000 unités, en conséquence des 100.000 unités de coupures de production déjà annoncées pour réduire les stocks des concessionnaires », explique notamment le géant de l'automobile.
Sur le Vieux continent, Stellantis explique la baisse des volumes livrés au réseau « en raison des lancements retardés des véhicules sur la plateforme Smart Car, dont la Citroën C3, qui a commencé à être livrée en septembre ». Mais le groupe se veut confiant. Il argue que « les perspectives pour les nouveaux lancements sont solides ». Stellantis précise avoir reçu 50.000 commandes pour sa nouvelle Citroën C3, et 80.000 pour sa nouvelle Peugeot 3008.
Le constructeur souligne que « la baisse des facturations a été plus sévère que celle des ventes à client final sous-jacentes », lesquelles ont reculé de 15% au troisième trimestre. Et ce, « en raison des impacts temporaires liés à la transition du portefeuille de produits et des initiatives de réduction des stocks des concessionnaires ».
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Le groupe dirigé par Carlos Tavares traverse aujourd'hui une passe difficile. Le constructeur a annoncé, le mois dernier, une sévère révision de son objectif de marge opérationnelle. Celle-ci est désormais estimée entre 5,5% et 7%. Cette annonce a surpris les investisseurs, alors que Carlos Tavares campait, jusqu'alors, sur une marge à deux chiffres. Dans la foulée de cette annonce, le groupe a chamboulé sa direction, poussant notamment vers la sortie Natalie Knight, sa directrice financière.
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