Surtaxes sur les voitures électriques : l'Allemagne pousse Bruxelles à négocier avec Pékin
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Ces surtaxes inquiètent beaucoup en Allemagne, dont l'économie est à la peine.
JOACHIM HERRMANN
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Ces surtaxes inquiètent beaucoup en Allemagne, dont l'économie est à la peine.
JOACHIM HERRMANN
Alors que Volkswagen veut tailler dans les rémunérations des salariés en Allemagne pour réduire ses coûts, Berlin demande à Bruxelles et Pékin de trouver une « solution négociée » à leur litige après l'imposition par l'UE de surtaxes douanières sur les véhicules électriques chinois.
Mardi, la Commission européenne a adopté le règlement instituant ces droits de douane supplémentaires contre ces véhicules, qu'elle accuse de créer une concurrence déloyale. Bruxelles a ainsi décidé d'ajouter - aux 10% de taxe déjà en place - une surtaxe allant jusqu'à 35% sur les voitures à batterie de fabrication chinoise.
Ces surtaxes inquiètent donc beaucoup en Allemagne, où l'économie est à la peine. Les marques allemandes craignent, en effet, un sévère retour de bâton sur leurs ventes en Chine, qui représentent une part importante de leurs bénéfices. La Fédération des constructeurs automobiles allemands (VDA), qui rassemble les fleurons Volkswagen, BMW ou encore Mercedes, avait mis en garde mardi contre un « risque d'un conflit commercial de grande ampleur » évoquant « un pas en arrière pour le libre-échange mondial et donc pour la prospérité, le maintien des emplois et la croissance de l'Europe ». La construction automobile est le plus gros secteur d'une industrie allemande qui pèse encore 20% du PIB national, bien plus que dans la plupart des pays européens. Or, depuis six ans, cette industrie ne croît plus.
Et ses craintes ont déjà commencé à se matérialiser puisque la Chine a déjà saisi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) après cette décision jugée « protectionniste », prévenant mercredi qu'elle prendrait « toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder avec fermeté les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises », selon le communiqué d'un porte-parole du ministère chinois du Commerce. Les deux parties sont toutefois convenues de continuer les consultations: les surtaxes, fixées pour 5 ans, pourraient en effet être supprimées si un accord était trouvé sur d'autres moyens pour compenser le préjudice identifié par l'UE.
Pékin avait déjà répliqué en lançant des enquêtes anti-dumping visant les eaux-de-vie à base de vin importés d'Europe - dont le cognac est le fer de lance - mais aussi le porc et les produits laitiers.
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Le géant chinois des véhicules électriques BYD a annoncé mercredi une hausse de ses ventes, dépassant pour la première fois son rival mondial Tesla en termes de chiffre d'affaires trimestriel, alors qu'il poursuit sa percée sur les marchés internationaux. L'entreprise basée à Shenzhen a enregistré un chiffre d'affaires de 201,12 milliards de yuans (28,24 milliards de dollars) au cours du troisième trimestre, en hausse de 24% par rapport à la même période l'an dernier, et supérieur aux 25,2 milliards de dollars annoncés par l'américain Tesla la semaine dernière. Le bénéfice net de BYD au cours de cette période s'établit à 11,6 milliards de yuans (1,6 milliard de dollars), en progression de 11,5% par rapport au troisième trimestre de l'an passé.
(Avec AFP)
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