Toyota est-il réaliste lorsqu'il imagine la fin du carburant en 2050 ?

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Toyota mise sur la pile à combustible et les motorisations hybrides, mais tourne le dos au tout électrique.
Toyota mise sur la pile à combustible et les motorisations hybrides, mais tourne le dos au tout électrique. (Crédits : REUTERS/Kimberly White)
Le constructeur automobile japonais veut remplacer les motorisations thermiques classiques actuelles par des solutions alternatives. Il mise sur l'hybride et la pile à combustible. Deux choix qui posent néanmoins d'autres questions environnementales...

Alors que les constructeurs européens s'accrochent aux motorisations thermiques, notamment le diesel, le Japonais Toyota se projette déjà sur l'après-2050 en pariant sur la disparition définitive des moteurs à énergie fossile. Il faut dire que le constructeur automobile japonais travaille sur les motorisations alternatives depuis longtemps, le premier hybride date des années 1990 et Toyota est aujourd'hui le seul constructeur à être capable de présenter un large catalogue de voitures hybrides.

Le premier constructeur automobile mondial mise sur l'hybride mais également sur la pile à combustible pour parvenir aux objectifs de ce plan baptisé « Défi environnemental 2050 ».

Une première étape en 2020

Mais Toyota se donne un objectif à plus court terme. Il vise 1,5 million d'immatriculations « vertes » par an d'ici 2020. Un objectif ambitieux puisque si le constructeur a lancé son premier hybride en 1997, il n'en a écoulé que 8 millions depuis, soit 450.000 en moyenne par an...Une quantité négligeable face aux 10 millions d'immatriculations que le groupe écoule chaque année.

Sur la pile à combustible, Toyota veut également donner un coup de fouet à ses ventes. Lancé en 2014, la Mirai doit atteindre les 30.000 ventes en 2020. Le Japonais semble néanmoins tourner le dos au tout électrique.

Le carburant toujours nécessaire aux hybrides

Si ces objectifs partent d'une bonne intention, Toyota doit néanmoins répondre à de nombreux défis s'il veut aller au bout de son projet environnemental. Dans un premier temps, le choix de l'hybride ne met pas fin à l'utilisation de carburants fossiles puisque le principe est bien de combiner une motorisation électrique afin de moins solliciter la mécanique fossile et ainsi réduire considérablement les émissions de polluants. Mais, sans carburant, l'hybride ne fonctionne pas. Côté pile à combustible, si la motorisation ne présente que des avantages par rapport à l'environnement, les procédés de fabrication ne sont pas tout à faits neutre en termes de bilan carbone. Mais, les différents constructeurs estiment être capables de réduire considérablement ce bilan d'ici 2030.

D'ailleurs, le constructeur travaille sur le bilan carbone de l'ensemble de son appareil productif. Ainsi, la nouvelle usine mexicaine qui ouvrira ses portes en 2019 a été conçue avec un cahier des charges environnemental extrêmement ambitieux. Le bilan carbone de chaque voiture produite sera réduit de 40%.

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a écrit le 28/10/2015 à 11:48 :
Les choses vont aller progressivement et les choix seront multiples, car les automobilistes dans les pays du nord sont en train de changer de mode de déplacement et utilisation de leurs véhicules qui deviendront progressivement moins statutaires.
On aurait dit du temps du franc français que 14 ans plus tard que l'Etat donnerait 10.000 euros de prime (plus de 70.000 francs de l'époque) pour acheter un bien, celui qui le dirait ne serait absolument pas crédible.
Des outsiders comme Tesla sont en train de s'engouffrer dans la brèche avec des réalisations industrielles crédibles et il faut attendre pour voir si la pérennité est au bout. Si des usagers mettre beaucoup d'argent pour acheter ses produits c'est qu'ils correspondent à une facilité d'usage et de pratique. Ne pas oublier qu'une prise électrique est universelle et existe partout et qu'une pompe pour distribuer de l'hydrogène est tout ce qui est de plus rare encore à l'heure actuelle.
Deux extrêmes. Dites-vous bien qu'une catastrophe de centrale nucléaire n'a pas éliminé les prises de courant électriques, mais une catastrophe d'hydrogène arrêtera beaucoup d'administrations dans le monde entier concernant les homologations.
Ces des extrêmes mais c'est comme çà. Avec la PAC a hydrogène Toyota s'amuse, mais ne prends pas de véritables risques avec 30.000 exemplaires de fabriquées.
Par contre pour beaucoup de constructeurs, arrêter de fabriquer de petits diesels sera beaucoup plus cher rien que pour le manque à gagner car il faut mettre en place de nouvelles offres. Les concurrents qui ont une vaste gamme d'hybrides essence déjà matures, n'attendront pas pour gagner de l'argent et se déployer.
Ne jamais oublier que celui qui a une avance, ne va pas s'arrêter pour attendre les autres, il continue d'avancer.
Certaines gammes de véhicules vont devenir des "produits standard comme en super marché" et ceux ci doivent être fiables pour être acceptés. Le mauvais produit sera éliminé. La société civile n'acceptera pas d'avoir des ennuis tous les jours avec un produit banal et qui coute quand même relativement cher. Je parle d'un produit autour de 10.000 euros.
a écrit le 16/10/2015 à 9:19 :
Certains éléments de l'article sont approximatifs :
- faire une moyenne de vente des hybrides de toyota est ridicule, la 1 ere prius était un ballon d'essai commercialisé au compte goutte et à l'esthétique ... particulière. Il a fallu attendre la Prius 2 (2003 / 2004 ) pour que le dossier hybride soit vraiment sur la table et que les ventes décollent .
- Avec les japonais , il faut être précis , on parle de cabrurants fossiles . L'éthanol , le méthane obtenu par fermentation, le biodiesel obtenu à base d'huile végétale ... ne sont pas des cabrurants fossiles. Même si le cout de ces carburants sera plus élevé que celui que nous connaissons, les gains en consommation pourront effacer la différence.
- ce que dit ou fait Toyota n'est pas le fruit de coup de pub d'un jour ou de reflexions à la carlos . Leur engagement est à suivre avec intérêt.
a écrit le 15/10/2015 à 23:08 :
Les carburants des piles à combustibles, hydrogène, méthanol ou autres sont des carburants qui ont le désavantage d'avoir à être synthétisés dans des usines sophistiquées et gourmandes en énergie, certainement beaucoup plus gourmandes que la simple distillation des hydrocarbures. De ce fait la pollution qui ne sera pas produite en aval par les véhicules le sera en amont par ces usines elles-mêmes et par les centrales électriques qui devront être construites pour les alimenter en énergie, qu'elles soient nucléaires ou classiques gaz,/fuel/charbon. Oublions les éoliennes, trop marginales et aléatoires pour fournir les puissances énormes nécessaires quand il faudra faire tourner des millions de véhicules.
Outre cette pollution, le coût de ces carburants ne sera certainement pas au faible niveau des carburants classiques
a écrit le 15/10/2015 à 20:07 :
Bonsoir,
j'ai du mal à voir l'avantage de l'hydrogéne: Carburant peu stable et difficille à produire;
Certe le progrès, ou les incitations fiscales peuvent passer par là, Mais il est peu crédible que l'hydrogéne s'impose au plan technique.
Le seul cas ou l'hydrogéne est rentable c'est celui des appareils ou le carburant représente une large part de la masse du véhicule: Avions de combats ou civil, fusées et meme là le chemin reste long.
Bonne soirée
Réponse de le 15/10/2015 à 23:18 :
La forme la plus économique et la plus simple de stockage de l'hydrogène reste encore les hydrocarbures, avec l'inconvénient qu'ici l'hydrogène est combiné à du carbone qu'on souhaiterait ne pas brûler car le CO2 est considéré (à tort à mon avis) comme un polluant.
Il existe des procédés pour extraire l'hydrogène des hydrocarbures, certainement plus rentables que l'hydrolyse de l'eau ou son craquage à haute température, mais une fois extrait sous forme gazeuse, il faut encore compresser l'hydrogène avec encore des dépenses d'énergie et beaucoup d'autres inconvénients.
Non, décidément, je ne vois pas dans quelle issue se lance Toyota.
a écrit le 15/10/2015 à 17:04 :
Oui. Il est maintenant certain que les véhicules n'auront plus de carburant en 2050. La principale raison est que l'on adapte actuellement des systèmes verts à des châssis classiques à peine aménagés. Le concept "bleu" total correspond à un ensemble cohérent : une coque en produit composite bien plus résistant mais très léger telle qu'en est la caractéristique, des vitres "progressives" plus larges à captation solaire, une peinture à captation, un moteur électrique et une transmission courte adaptée. C'est donc un tout nouveau véhicule dont il s'agit. Une alimentation complémentaire gratuite se fera par le sol avec un enduit routier spécial aux feux rouges et la circulation fluide sera automatiquement régulée par portions courtes. C'est donc la cité du futur qu'il nous faut imaginer, celle qui verra les livraisons se faire par drones sur les toits des immeubles; en s'amusant, le facteur ne sonnera pas à la porte, il sortira du grenier. Nos véhicules eux pourront être téléguidés vers certaines adresses et iront se garer seuls par des ascenseurs plate-forme de surface type porte avion pour aller se parquer en sous sol abaissé, là ou aucun humain ne viendra jamais. Un futur assez sympa et pratique.
Réponse de le 15/10/2015 à 17:47 :
Plus on avance dans le temps plus on trouve les énergies fossiles

Elles sont certes polluantes mais il y en a à foison

Après le charbon, le gaz, le pétrole on a trouver les gaz de schiste et autres sables bitumeux

Ne soyons pas trop affirmatif et regardons également le vrai bilan de l'électrique qui entre les batteries et les usines qui produisent de l'électricité est loin d'être neutre

Pour mémoire souvenez vous le ramdam auprès des ampoules incandescentes.
On les a interdit, on a juste oublié que les ampoules dites à économie d'énergie contenaient du mercure et que pas une sur quatre n'est recyclée

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