Demande de rançon, vols, prise de données confidentielles... le hacking des voitures n'en finit pas ces derniers mois. Et les constructeurs les plus prestigieux comme Ferrari ne sont pas épargnés. Avec la montée en puissance du logiciel, les constructeurs redoutent les attaques et s'arment de plus en plus. Décryptage.« La voiture sera bientôt un smartphone avec des roues ». C'est ce que répète, depuis plusieurs mois déjà, l'ensemble du secteur automobile. Le cabinet PwC a quant à lui estimé que 60% du prix de la voiture sera attribué au logiciel en 2030. Avec la montée en puissance des technologies et de l'intelligence artificielle, les constructeurs font également face à la recrudescence du nombre de cyberattaques. « Avant, il s'agissait d'individus isolés, maintenant ce sont des groupes très organisés », remarque Florin Talpes, co-fondateur de Bitdefender.
Lors d'une conférence organisée par ce dernier et Ferrari autour de l'extension du partenariat entre les deux entreprises, la cybersécurité a fait l'objet de nombreuses discussions... et de non dits. À la question : sera-t-il possible de prendre le contrôle total d'une voiture ? Le directeur de Bitdefender n'écarte aucune option tout en tentant d'être rassurant : « nous travaillons pour éviter cela justement ». Ce dossier est hautement sensible dans les sports automobiles, en particulier en Formule 1, comme l'a rappelé le pilote monégasque Charles Leclerc, invité pour l'occasion.
Des données récupérées à la prise de commande de la voiture
Dans cette course à la protection, les entreprises de cybersécurité tentent de se positionner auprès des constructeurs. En avril dernier, Volkswagen, Hyundai ou encore BMW ont annoncé avoir été victimes de cyberattaques. Récemment, c'est Ferrari qui s'est vu dans l'obligation d'annoncer la fuite de données de certains de ses clients. Dans la plupart des cas, il s'agit de phishing, soit de groupes très organisés souhaitant une rançon en l'échange de données personnelles ou après verrouillage du véhicule.