LA TRIBUNE - En quoi consiste votre projet destiné à renforcer la partie Automotive, l'autre secteur phare du groupe avec le pneumatique, en Recherche et développement à Toulouse ?
STEFAN MAY - Ce projet permettra de développer une architecture centralisée pour le véhicule. Aujourd'hui, une voiture est équipée de 70 boîtiers électroniques, ce qui ne correspond pas du tout à l'architecture électronique de l'informatique actuelle. Nous sommes en retard sur la modernisation dans le secteur de l'automobile en raison des enjeux en termes de sécurité. Nous sommes plus matures désormais, et nous allons développer une architecture la plus fluide et la plus centralisée possible. Ce projet travaillera sur l'assistance forte aux véhicules, je parle d'assistance forte, car je pense que l'autonomie complète était plutôt une tendance il y a quelques années.
Quel investissement représente ce projet ?
Pour le moment, nous envisageons 50 millions d'euros d'investissement pour rester conservateur, même si cela pourrait représenter beaucoup plus. Etant donné qu'il s'agit de la Recherche et du développement, nous avons affaire à de la propriété intellectuelle. C'est la raison pour laquelle nous n'allons pas créer de nouvelle usine. Nous allons tout de même rajouter 27 millions d'euros sur trois ans vers des bâtiments à Toulouse à horizon 2025-2026. Nous ne voulons pas nous arrêter à cette étape, mais continuer après sur la production. Ce projet représente 500 emplois sur plusieurs années, mais déjà 150 d'ici la fin 2023.