Logiciel embarqué : la recette de Renault pour rattraper son retard sur Tesla

Marie Nidiau
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60% du prix du véhicule sera associé au logiciel et 20% à la batterie d'ici 2030 selon PwC
ERIC GAILLARD

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60% du prix du véhicule sera associé au logiciel et 20% à la batterie d'ici 2030 selon PwC
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« Ces partenariats font de nous un système unique ». Lundi 24 avril, le groupe Renault détaillait sa nouvelle architecture de logiciel embarqué pour ses futures voitures électriques. L'objectif : rattraper son retard sur le géant américain Tesla en matière de connectivité dans le véhicule et réaliser d'importantes économies pour l'avenir. Une stratégie ambitieuse qui devrait aboutir en 2026 sur des utilitaires électriques avant d'être étendu à Alpine, puis au reste du portefeuille.
Le groupe a commencé à développer son projet de software defined vehicle depuis six ans avec, notamment, l'acquisition des services de Recherche et développement d'Intel fin 2017 au lancement du projet. À l'origine, une voiture comporte une centaine de processeurs, un pour chaque système (la climatisation, l'aide au freinage, le radar de recul...). L'idée de cette nouvelle architecture est de simplifier le système en proposant une centralisation sur seulement 20 processeurs plus puissants, qui pourront être mis à jour régulièrement.
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Ce nouveau système permettra ainsi d'ajouter de nouveaux capteurs pour l'aide à la conduite et la sécurité, des fonctionnalités de divertissement ou encore des cartes permettant d'organiser son trajet en fonction des bornes de recharge aux alentours. Des nouveautés que Tesla ou encore Mercedes ont déjà développées et sur lesquelles se penchent Stellantis, Volkswagen, Toyota ou encore les constructeurs chinois. L'enjeu est de taille pour chacun d'eux, tant le logiciel va tirer vers le haut le prix du véhicule dans les années à venir.
Marie Nidiau