Bouygues et Eiffage cherchent à se faire une place en Algérie à côté des Chinois

 |  | 496 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : BLOOMBERG NEWS)
Les géants français du BTP, Bouygues et Eiffage étaient à Alger cette semaine pour prospecter le marché local dominé par les Chinois. Les entreprises françaises veulent profiter de l'amélioration des relations politiques entre les deux pays pour obtenir des contrats publics en Algérie.

Trois ans après l'avoir quitté faute de contrats, Bouygues se prépare à revenir en Algérie. Des responsables de la branche bâtiment du géant français du BTP étaient en prospection à Alger mardi et mercredi derniers. Ils ont rencontré des responsables dans de grands groupes algériens, publics et privés, selon Lamia Boudoukhou, d'Ubifrance Algérie. En avril 2009, Bouygues avait quitté l'Algérie, faute de contrats. Le géant français avait alors réduit fortement sa présence dans le pays où il n'a jamais réussi à s'imposer en raison de ses coûts de réalisation jugés élevés par les Algériens, comparativement à ses concurrents chinois et turcs et même espagnols. Les difficultés de Bouygues à accéder à la commande publique algérienne sont aussi dues à ses relations difficiles avec les autorités locales.

Eiffage prospecte lui aussi

Outre Bouygues, un autre grand groupe français du BTP, Eiffage était en prospection à Alger. Il est intéressé par la construction métallique en Algérie. Sept autres entreprises françaises étaient du voyage : Cerretti, Entrepose Mills International, ICECS, IRS Consulting, Siplast, Sols Mesures et Spirale (filiale du Groupe Chanin), selon la même source. « Ces entreprises n'ont malheureusement pas rencontré des donneurs d'ordre algériens », déplore une source française.

Concurrence chinoise
La venue de ces entreprises intervient dans un contexte difficile en Algérie où depuis 2009 les investissements publics sont quasiment gelés. Le nouveau plan quinquennal 2010-2014 d'un montant de près de 300 milliards de dollars n'a pas encore démarré. « Les projets de ce plan sont encore au stade des études. Et puis, les autorités préfèrent souvent les accords de gré à gré pour attribuer des contrats à des entreprises publiques locales ou à des groupes chinois », déplore le directeur de la filiale locale d'un groupe étranger de BTP.

Visite de François Hollande en Algérie en septembre

Les entreprises françaises du BTP n'ont pas profité des investissements colossaux algériens dans les infrastructures de base depuis 2000. Excepté Alstom (électricité), Suez (gestion des eaux d'Alger et de Tipaza) ou récemment la société FIVE FCB qui a obtenu le contrat d'extension de la cimenterie de Chlef (ouest d'Alger) pour 370 millions d'euros. La majorité des grands projets ont été attribués aux groupes turcs, espagnols et surtout chinois, notamment CSCEC. Ce groupe public qui a réalisé pour le compte de l'Etat des milliers de logements a obtenu fin 2011, la construction de la grande mosquée d'Alger pour un milliard de dollars et le contrat de gré à gré de construction d'une autoroute de 80 km au sud d'Alger pour 800 millions d'euros.
Toutefois, l'amélioration des relations politiques entre Alger et Paris, après quatre années de tensions, pourrait permettre aux entreprises françaises de bénéficier de quelques contrats publics. Le président François Hollande est d'ailleurs attendu en Algérie début septembre pour une visite officielle.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/04/2015 à 23:39 :
Etant donne’ leur excellent connaissance de la cote d’Alger, en matière de géologie, sismologie, océanographie et la possession des archives du cadastre. Les français auraient du conseiller aux algériens non pas la construction du metro, qui techniquement ne résout aucun problème mais plutôt une nouvelle capitale flambant neuve entre 250 et 500 km au sud d’Alger. Où` la sismicité est trop faible ou même presque négligeable. La`,ils auraient du construire une nouvelle métropole aux normes françaises de même qu’un metro,si la nécessite’ l’exige. De cette façon, on aurait pu résoudre le problème de la congestion et d’autres embarras éternels, de cette vielle capitale.
Un regret que plusieurs responsables auront sur la conscience a` vie. C’est dommage pour les futures générations. Un caprice des messoulines, mal calcule’.
Réponse de le 23/04/2015 à 15:57 :
..... Lire:

- ....... excellente ......
a écrit le 07/04/2015 à 20:08 :
Priere d'eliminer les repetitions inutiles.
a écrit le 07/04/2015 à 14:02 :
En matière de BTP, la France a laissée un art immortel une civilisation unique, a` la bonheur de plusieurs générations d’algériens.
Réponse de le 08/04/2015 à 15:46 :
..... Lire:

- ......la france a laisse' ........
a écrit le 07/04/2015 à 14:00 :
C’est le plus gros marche’ que la France a rate’ en Algérie. En effet elle pouvait s’accaparer de plus de 65/`100 du gâteau de la construction.
1- A commencer par la production des matériaux de la construction sur place (ciment, brique, acier,,,)
2- La plomberie
3- La climatisation
4- Les seconds œuvres.

La France a laisse’ un chef d’ouvre et un art sans équivalent en matière de construction de bâtiment que tout le monde reconnaît et n’a rien a dire sur ce sujet. Que ce soit le logement social, cadre ou de luxe. Elle a laisse’ un label de qualité, sans équivoque.
Pour 10 ,20.ou 30 pour 100 de plus, les algériens auraient du choisir un partenaire de classe internationale. Qui aura permis aux jeunes cadres techniques locaux de travailler avec les meilleurs, de s’initier, d’apprendre et d’approfondir leurs connaissances en ce qui concerne les nouvelles technologies de la construction.
En voulant faire des économies, ils ont rate’ une si belle occasion d’obtenir un plan global d’urbanisation harmonieux, solide et durable qui fera le bonheur et la joie de plusieurs générations successives.
Les plus hauts responsables et négociateurs dans ce dernier domaine n’ont pas été proactifs, persistants et convaincants. C’est dommage pour les deux parties.
Et pourtant les français sont bien reçus en Algérie,je ne vois pas ou est donc la faille fatale.

PS : Je m’excuse pour les fautes de frappe.
a écrit le 07/04/2015 à 2:36 :
En matière de BTP, la France a laissée un art immortel une civilisation unique, a` la bonheur de plusieurs générations d’algériens.
a écrit le 07/04/2015 à 1:05 :
C’est le plus gros marche’ que la France a rate’ en Algérie. En effet elle pouvait s’accaparer de plus de 65/`100 du gâteau de la construction.
1- A commencer par la production des matériaux de la construction sur place (ciment, brique, acier,,,)
2- La plomberie
3- La climatisation
4- Les seconds œuvres.

La France a laisse’ un chef d’ouvre et un art sans équivalent en matière de construction de bâtiment que tout le monde reconnaît et n’a rien a dire sur ce sujet. Que ce soit le logement social, cadre ou de luxe. Elle a laisse’ un label de qualité, sans équivoque.
Pour 10 ,20.ou 30 pour 100 de plus, les algériens auraient du choisir un partenaire de classe internationale. Qui aura permis aux jeunes cadres techniques locaux de travailler avec les meilleurs, de s’initier, d’apprendre et d’approfondir leurs connaissances en ce qui concerne les nouvelles technologies de la construction.
En voulant faire des économies, ils ont rate’ une si belle occasion d’obtenir un plan global d’urbanisation harmonieux, solide et durable qui fera le bonheur et la joie de plusieurs générations successives.
Les plus hauts responsables et négociateurs dans ce dernier domaine n’ont pas été proactifs, persistants et convaincants. C’est dommage pour les deux parties.
Et pourtant les français sont bien reçus en Algérie,je ne vois pas ou est donc la faille fatale.

PS : Je m’excuse pour les fautes de frappe.
Réponse de le 11/08/2015 à 21:34 :
Priere d'annuler ce commentaire pour duplication inutile

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :