Autoroutes : vers la création d'un géant italo-espagnol pesant plus que Vinci ?

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Abertis se présente comme le premier gestionnaire mondial d'autoroutes, avec plus de 8.600 kilomètres dans 14 pays en Europe, Amérique et Asie. Son chiffre d'affaires a atteint 4,9 milliards d'euros en 2016.
Abertis se présente comme le premier gestionnaire mondial d'autoroutes, avec plus de 8.600 kilomètres dans 14 pays en Europe, Amérique et Asie. Son chiffre d'affaires a atteint 4,9 milliards d'euros en 2016. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Le groupe autoroutier espagnol Abertis, gestionnaire des autoroutes françaises Sanef, a annoncé mardi avoir reçu une offre de rapprochement de la part de l'italien Atlantia. Les deux entreprises ignorent encore pour l'heure la forme que pourrait prendre ce rapprochement.

Réunies, ces entreprises pèseraient plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires. Le rapprochement entre l'espagnol Abertis et l'italien Atlantia pour créer un géant mondial des autouroutes pourrait prendre la forme d'une offre publique d'achat (OPA) amicale, mais ni la date ni le prix de l'opération ne sont encore fixés, selon Abertis.

Les dirigeants des deux groupes ont évoqué au cours d'une réunion "la possibilité de structurer l'opération comme une offre publique d'achat d'actions sur Abertis [...] sans parvenir à une proposition concrète" pour l'instant, explique Abertis dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi.

"A ce jour, les valorisations possibles de Abertis et/ou Atlantia n'ont pas été fixées, ni les prix d'une éventuelle opération, ni aucune autre condition", précise le communiqué. Abertis précise que son conseil d'administration ne s'est pas réuni pour débattre du projet, et souligne ne pas savoir "si une éventuelle opération se concrétisera".

Mardi, le groupe autoroutier espagnol, gestionnaire des autoroutes françaises Sanef, avait annoncé avoir reçu une offre de rapprochement de la part d'Atlantia.

Une fusion échouée en 2006

Les deux groupes avaient déjà failli fusionner en 2006, mais l'opération avait échoué à cause de l'opposition du gouvernement italien. Le chiffre d'affaires cumulé des deux groupes dépasserait celui de la branche concessions du français Vinci, leur grand concurrent, qui a facturé environ 6,3 milliards d'euros en 2016.

Atlantia a publié un chiffre d'affaires de près de 5,5 milliards d'euros en 2016. La société italienne, cotée en Bourse, exploite 5.000 kilomètres d'autoroutes en Italie, au Brésil, au Chili, en Inde et en Pologne. Elle gère également les aéroports de Fiumicino et Ciampino à Rome, ainsi que ceux de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez en France. Son premier actionnaire est la famille Benetton via le groupe Edizione, qui détient 30,25% du capital.

Abertis se présente comme le premier gestionnaire mondial d'autoroutes, avec plus de 8.600 kilomètres dans 14 pays en Europe, Amérique et Asie. Son chiffre d'affaires a atteint 4,9 milliards d'euros en 2016. Le premier marché d'Abertis est la France, via le concessionnaire Sanef, dont il détient près de 90% du capital après plusieurs rachats de participations depuis janvier.

(avec AFP)

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