Rendez-vous est pris à 10h30 ce mercredi à l'hôtel de Roquelaure, 244 boulevard Saint-Germain dans le VIIème arrondissement de Paris. Le futur ex-ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, « souhaite revenir sur les avancées des dernières années, répondre aux questions et aussi parler de la suite », écrit son cabinet à quelques journalistes en début de semaine.
Il est finalement 10h45 quand le représentant du gouvernement Attal entre dans son bureau. Tantôt premier adjoint au maire (MoDem) d'Angers, tantôt secrétaire général d'Horizons, le parti politique d'Edouard Philippe, tantôt ministre défendant son action, Christophe Béchu se confie, une heure et demie durant, sur ses convictions, sa méthode, ses souhaits, mais aussi sur son discours, ses douleurs et ses frustrations.
C'est dans cette dernière catégorie que le ministre range la crise du logement. Interrogé par La Tribune, il a témoigné d'une lettre - a priori restée sans réponse - envoyée à la Première ministre Elisabeth Borne « le 8 février 2023 ». « Je l'alertai sur la situation et j'y suggérai un certain nombre de pistes sur lequel il était souhaitable d'avancer », commence Christophe Béchu, qui a compté trois ministres sous sa tutelle : Olivier Klein de juillet 2022 à juillet 2023, Patrice Vergriete de juillet 2023 à janvier 2024 et Guillaume Kasbarian depuis janvier.
Avant d'asséner que « le logement fait l'objet d'un mauvais calcul de la part de Bercy ».