Foncier économique: la métropole de Rennes prend le virage du ZAN
Pascale Paoli Lebailly
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Le marché des bureaux, où le taux de vacance est faible et inférieur à 4%, n'est pas non plus exempt de tensions. Mais la métropole rennaise n'envisage pas de construire de nouveau parc tertiaire. La demande s'appuiera sur la « finalisation des...
Harmonic + Masson & Associés
Rennes Métropole revoit sa feuille de route en matière d’aménagement du foncier pour les zones d’activités économiques (ZAE). 60% de l’offre sera produite en renouvellement urbain d'ici à 2035 afin d'atteindre l'objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols.
Entre 2005 et 2019, la métropole rennaise a produit 29.800 logements en renouvellement urbain sur la totalité des 58.000 logements construits. La ville de Rennes en a produit 58%, soit 17.300 logements. La part de production en renouvellement urbain est passée de 43% entre 2005 et 2009 à 61% entre 2015 et 2019 ,selon l'agence d'urbanisme Audiar, qui juge ces « données encourageantes dans un objectif de zéro artificialisation nette » en 2050.
D'ici à 2035, le foncier économique et les zones d'activités économiques (ZAE) vont prendre la même trajectoire. Alors que les besoins industriels, artisanaux et logistiques sont évalués à 65 hectares de foncier supplémentaires nécessaires sous dix ans, Rennes Métropole a voté, le 26 septembre, en faveur d'un nouveau Programme de l'aménagement économique (PLAE).
60% de l'offre foncière sera produite en renouvellement urbain, ce qui représente 39 hectares cessibles. 40% de l'offre sera issue d'opérations en extension urbaine, soit 26 hectares cessibles sur cinq secteurs d'extension prioritaires autour de Rennes.
Développement économique mais sobriété foncière
« La production de 60% de l'offre foncière en renouvellement urbain et en densification de l'existant devient donc le principal outil de reconstitution de l'offre foncière. La stratégie métropolitaine vise à concilier sobriété foncière et développement économique » fait valoir Rennes Métropole qui souhaite aussi limiter la concurrence d'activités de service, de loisirs et de restauration dans les ZAE.
Celles-ci seront donc accessibles en priorité aux activités productives et logistiques. Le développement de villages d'artisans y sera aussi systématisé, précise le nouveau programme. La métropole se donne également la possibilité d'intervenir, par le biais de préemptions, afin d'optimiser les fonciers inoccupés dans les zones d'activités qui ne feront pas l'objet d'opération d'aménagement.
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