Lors de la présentation de ses résultats annuels 2022, le promoteur et développeur immobilier Altarea a annoncé son développement dans les énergies renouvelables. Et ce, quelques semaines après la promulgation du projet de loi visant à accélérer leur production. Décryptage.Déjà présent sur le commerce, le logement et l'immobilier d'entreprise - bureau et logistique - le groupe Altarea compte investir dans les énergies renouvelables. Quelques jours après avoir acquis la totalité du capital du constructeur d'habitats en bois Woodeum et près d'un an avoir renoncé à acheter le gestionnaire d'actifs Primonial, le développeur et promoteur a fait savoir, lors de la présentation de ses résultats annuels 2022, sa volonté de « développer une activité significative dans les énergies renouvelables ».
« Nous allons constituer des équipes importantes faites d'Altarea Commerce et de sociétés extérieures », a affirmé, ensuite à La Tribune, le président-fondateur Alain Taravella en ce 1er mars 2023. Et ce afin de « maîtriser l'ensemble des savoir-faire opérationnels et de constituer un pipeline [ligne de projets, Ndlr] », est-il précisé dans une déclaration transmise à la presse.
Un marché « immense »
Non content d'apporter déjà 100% d'électricité bas-carbone aux commerces des centres qu'il érige et gère, le groupe entend se positionner sur ce marché « immense ». « Peut-être que nous achèterons des petites structures mais nous investirons au bon moment, plutôt en fin d'année-début d'année prochaine. Dans un an, nous pourrons en dire plus », a poursuivi le patron d'Altarea, qui n'a guère été plus bavard sur les moyens économiques et RH alloués.
Avec les data centers de petite taille, la production et la distribution d'électricité bas-carbone constitue « les fondations de deux nouvelles lignes de produit ». « La maîtrise foncière et la gestion des aléas administratifs sont des enjeux communs à ces deux produits, domaine dans lesquels [le groupe immobilier] dispose d'une expertise avérée », est-il écrit dans un communiqué.
« Les premières contributions sont attendues à un horizon de l'ordre de quatre à cinq ans dans le cadre d'un modèle de type promoteur / gestionnaire d'actifs. A court-terme, les investissements de lancement seront comptabilisés en charge, ce qui devraient peser sur les résultats [mais] à moyen-terme, ces nouvelles activités devraient contribuer à hauteur de 10 à 15% du résultat opérationnel récurrent »,est-il ajouté.