Immobilier ancien: les prix se stabilisent pour la première fois en plus d'un an
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Sur un an, les prix ont en revanche reculé, pour le cinquième trimestre consécutif (-3,9%).
Philippe Wojazer
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Sur un an, les prix ont en revanche reculé, pour le cinquième trimestre consécutif (-3,9%).
Philippe Wojazer
La baisse des prix de l'immobilier ancien a bel et bien marqué le pas. Les prix des logements anciens se sont stabilisés au troisième trimestre, à -0,1%, selon l'indice Notaires-Insee, qui fait référence, publié ce jeudi. Une grande première après un an et demi de repli. Ils avaient commencé à ralentir au deuxième trimestre (-0,5%), contre -1,5% au premier trimestre 2024, et -1,8% au quatrième trimestre 2023.
Sur un an, les prix de ces biens ont en revanche reculé, pour le cinquième trimestre consécutif (-3,9%). La baisse s'est toutefois atténuée par rapport aux deux précédents de l'année (-5,2% au premier trimestre, puis -4,9% au deuxième). Dans le détail, les baisses de prix ont été quasi similaires pour les maisons (-3,9% sur un an), et les appartements (-3,8%), selon les données provisoires corrigées des variations saisonnières.
En outre, cette quasi stabilité des prix au troisième trimestre se retrouve dans les logements anciens d'Île-de-France. La valeur de l'immobilier ancien s'est stabilisé aussi à -0,1%, après sept trimestres consécutifs de repli (notamment ‑0,9% au deuxième trimestre de l'année, et ‑2,4% au premier). La baisse est plus légère que le trimestre précédent pour les appartements (‑0,3% après ‑0,6%). En revanche, du côté des maisons, les prix sont repartis à la hausse après sept trimestres de recul (+0,4%).
Sur un an, les prix des logements anciens en Île-de-France ont continué de baisser fortement, bien qu'à un rythme moins soutenu (‑5,3%, après ‑7,1% au deuxième trimestre, et ‑8,1% au premier).
Quant aux logements anciens en région, ils ont aussi affiché une quasi stabilité de -0,1%, après cinq trimestres de baisse (dont ‑0,4% au deuxième trimestre de l'année et ‑1,3% au premier). Et sur un an, la baisse a été de ‑3,4%, après ‑4,2% au deuxième trimestre. Ici, la diminution des prix reste plus marquée pour les maisons (‑3,6% après ‑4,4%), que pour les appartements (‑3% après ‑3,8%).
Du côté des transactions réalisées au cours des 12 derniers mois, leur nombre a de nouveau chuté au troisième trimestre. Ainsi, à fin septembre 2024, 780.000 ont eu lieu, contre 792.000 fin juin et 825.000 fin mars. Le nombre de transactions cumulées sur douze mois touche ainsi un nouveau plus bas depuis 2015. Et ce volume annuel ne cesse de diminuer depuis fin septembre 2021.
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Un peu d'espoir tend cependant à poindre du côté des réseaux d'agences immobilières, où le nombre de transactions semble se stabiliser. Le groupe Laforêt a ainsi réalisé au troisième trimestre 2,5% de ventes en plus qu'au même trimestre de l'année dernière. Century 21 s'est targué d'un « bon été » et d'une « tendance plutôt positive en septembre ». En revanche, pour Foncia et Orpi, les transactions ont baissé de respectivement -3% et -7% entre juillet et septembre.
La prudence est toutefois de mise, selon la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). « Le plus dur est sans doute passé sur le marché immobilier, mais il convient de rester patient car les cycles de l'immobilier sont longs, et la capacité d'achat des acheteurs n'est pas encore pleinement restaurée », estime-t-elle. Il s'agit d'ailleurs à ce stade d'une phase de « rattrapage » plutôt que de « véritable reprise ». L'avenir le confirmera, ou non.
Les frais de notaire vont (peut-être) grimper
Le Premier ministre Michel Barnier a annoncé le 15 novembre dernier un relèvement de 4,5% à 5% du plafond des droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Ces derniers sont plus connus sous l'appellation de « frais de notaire », par abus de langage. Ils constituent la majeure partie des frais payés lors d'un achat dans l'immobilier ancien.
Les départements tirent un cinquième de leurs recettes de ces frais, qui ont fortement chuté depuis deux ans face à la crise du marché immobilier. Relever ce plafond a pour but de réduire l'effort budgétaire demandé à ces collectivités. Le choix leur est laissé, pendant trois ans, d'appliquer cette mesure ou non.
Ce relèvement du plafond ne concernera en tout cas pas les primo-accédants à la propriété, a indiqué Matignon la semaine dernière, confirmant une information du Journal du dimanche. Ces derniers « bénéficieront d'un abattement », a-t-il été précisé, sans plus de détails toutefois. Il a aussi été ajouté que « cette mesure ne s'appliquera pas au neuf ». L'immobilier neuf bénéficie d'ailleurs d'un taux réduit de DMTO, plafonné à 0,75% du prix du bien.
(Avec AFP)
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