Immobilier neuf : avec la fin du Pinel, les ventes reprennent
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La météo s'améliore un peu pour l'immobilier français. Les réservations de logements neufs ont légèrement augmenté au troisième trimestre. Elles restent toutefois à un niveau très faible, selon les statistiques du ministère du Logement et de la rénovation urbaine publiées ce mardi. Entre juillet et septembre, 17.456 logements neufs ont été réservés par des particuliers, soit 4,6% de plus qu'au trimestre précédent. Sur un an, les réservations sont en hausse de 5,8%.
Dans le détail, l'augmentation des réservations concerne les appartements en habitat collectif (16.644, +4,7% par rapport au trimestre précédent), comme les maisons individuelles (812, +3,7%). Les promoteurs ont par ailleurs commercialisé 13.947 logements neufs, ou réhabilités entre juillet et septembre. Soit 5,7% de moins qu'au second trimestre, et 30,4% de moins qu'au cours du troisième trimestre de 2023. Et celui-ci connaissait déjà un ralentissement de l'activité.
Pour mémoire, le niveau de mise en vente de logements neufs est au plus bas depuis au moins fin 2018. Selon le ministère du Logement et de la rénovation urbaine, 121.008 logements de ce type sont proposés à la vente à la fin de ce troisième trimestre. Soit 3,4% de moins que fin juin, et 9,7% de moins que par rapport à fin septembre 2023.
Le rebond observé au troisième trimestre, également observé par la Fédération des promoteurs immobiliers, s'explique principalement, selon son président Pascal Boulanger, par la volonté de pouvoir bénéficier de la niche fiscale Pinel pour les investisseurs locatifs, avant sa disparition au 31 décembre.
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Les réservations de logements de plus de quatre pièces sont les seules à légèrement reculer, parmi les différentes typologies d'appartements, et les promoteurs commercialisent moins de ces grands logements.
Géographiquement, il y a une augmentation des réservations dans les zones les plus denses (A et B1), qui se trouvent à Paris, dans une grande partie de l'Île-de-France, sur la Côte d'Azur , ainsi que dans la zone frontalière avec la Suisse et les grandes agglomérations de plus de 250.000 habitants. Les réservations baissent d'autour de 20% sur le reste du territoire.
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Une autre statistique illustre le manque de dynamisme du secteur immobilier : le nombre de nouveaux crédits dédié à l'achat. Début octobre, la Banque de France a annoncé que la production de crédits à l'habitat (hors renégociations) s'est élevée à 9,3 milliards d'euros en août. Un volume faible, en comparaison avec les 11,3 milliards d'euros de juillet (-17,7% sur un mois), et même par rapport aux 9,9 milliards d'août 2023 (-6,1% sur un an). Il s'agit donc du pire mois d'août depuis 10 ans.
Au mois d'août, la Banque de France avait en outre observé que ces prêts étaient tombés au plus bas depuis 10 ans au premier semestre 2024. Le montant total des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) s'était ainsi élevé à 47,3 milliards d'euros entre janvier et juin 2024. Soit une baisse de 36% sur un an, et au plus bas depuis 2014.
Selon l'institution, « la moindre production du crédit immobilier, qui fait suite à plusieurs années de très forte croissance du crédit à des taux très bas, s'explique aujourd'hui avant tout par la moindre demande des ménages ». Ceux-ci, ajoute-t-elle, « ont satisfait beaucoup de leurs demandes durant ces années, y compris jusqu'au premier semestre 2022. Ils attendent de façon assez logique la stabilisation des prix de l'immobilier ».
(Avec AFP)
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