Immobilier : déjà leader du marché, Nexity tient à rassurer ses investisseurs
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Véronique Bédague est directrice générale de Nexity depuis mars 2021.
©E.LEGOUHY
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Véronique Bédague est directrice générale de Nexity depuis mars 2021.
©E.LEGOUHY
La journée avait mal commencé pour Nexity. Dès l'ouverture de la Bourse de Paris ce 28 septembre, l'action dévissait de 20%. A croire que les investisseurs n'étaient pas convaincus par la stratégie « Imagine 2026 » communiquée par le leader de l'immobilier dès potron-minet.
C'était pourtant leur jour. Invités à déambuler dans Saint-Ouen-sur-Seine avec le maire (PS) Karim Bouamrane puis avec la présidente (LR) du conseil régional Valérie Pécresse, avant de déjeuner à l'Hôtel de la Marine à l'espace de coworking Morning Concorde, ces mêmes investisseurs ont écouté, dans l'après-midi, l'état-major de Nexity.
La conjoncture n'est pas vraiment favorable, nul ne l'ignore. « Entre le pic d'inflation, la politique monétaire resserrée et la hausse des taux d'intérêts, l'immobilier n'est pas vraiment une valeur de saison », a admis, d'emblée, la directrice générale de Nexity, Véronique Bédague. Numéro 1 de l'aménagement privé et de la promotion immobilière, numéro 2 du logement étudiant et numéro 3 du coworking, elle veut devenir « un opérateur global de l'immobilier ».
D'ici à 2026 - est-ce un clin d'œil aux prochaines élections municipales ? -, la major du secteur a annoncé vouloir multiplier par 1,8 son chiffre d'affaires et doubler son résultat opérationnel. En clair, passer de 4,6 à 6 milliards d'euros de CA et dépasser les 500 millions de résultat, mais aussi augmenter sa marge, déjà de 8%.
Comment ? Déjà opérateur de services dans le résidentiel et le tertiaire, Nexity se positionne désormais comme une entreprise de conseil: dans la rénovation énergétique des copropriétés d'une part et dans l'aide à la stratégie immobilière des entreprises d'autre part.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Le contexte s'y prête: la loi « Climat & Résilience » interdit à la location, dès le 1er janvier 2023, avant 2025, 2028 et 2034, les logements les plus énergivores classés de G à E. La crise Covid-19 a parallèlement rebattu les cartes de l'immobilier d'entreprise, obligeant les grands utilisateurs à se réinterroger sur leur parc de bureaux.
César Armand
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer