Après trois mois d'attente, le rapport sur « la relance durable de l'investissement locatif » a, enfin, été rendu, lundi soir au gouvernement, par le sénateur (LR) Marc-Philippe Daubresse et le député (Démocrate) Mickael Cosson. Au cœur du dispositif : un statut du bailleur privé, réclamé à cor et à cri par les professionnels de l'immobilier, et cinq propositions d'ordre fiscal pour relancer la production de logements neufs et anciens. Le tout en vue de la loi de finances 2026 et même dès décembre selon ses auteurs.
« Tout le monde est en attente d'un statut du bailleur privé qui devrait voir le jour avec le budget. S'il n'y a pas de décision significative, ça ne fera pas bouger le marché », affirmait, lundi, lors de la présentation de ses résultats semestriels, le président de Century 21 France, Charles Marinakis. « Nous attendons avec impatience ce statut pour redonner de l'élan au marché. Plus de 10 000 clients vont être appelés », a renchéri, ce matin, lors du bilan du 1er semestre, le président de Foncia ADB, Zahir Keenoo.
Ce dernier exprime en effet « le sentiment d'avoir été écouté » entre l'amortissement, les taux et le bonus. « Si on passe de 20 à 30 % d'investisseurs-bailleurs comme en 2022, je signe tout de suite », a appuyé son collègue Jordan Frarier, président de Foncia Transaction. Et pour cause : les parlementaires recommandent des amortissements de 5 % pour le neuf et de 4 % pour l'ancien sous condition de 15 % de travaux. Autrement dit, ils ouvrent la possibilité de répartir le coût d'acquisition du bien sur sa durée d'utilisation.