Le coronavirus, une chance pour la construction hors-site ?
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A Londres, New York, en Pologne, en Scandinavie ou bien à Singapour où toutes les salles de bain doivent être réalisées en modulaire, les investissements se multiplient dans la construction hors-site, une méthode qui consiste à produire en usine ou en atelier avant d'acheminer des blocs sur site.
A l'heure des chantiers à l'arrêt ou en mode dégradé, cette méthode de construction peut-elle enfin s'imposer en France ? "J'en suis convaincu, déclare Sylvain Bogeat, co-fondateur de Vesta Construction Technologies (VCT). "Dans les usines, les conditions de sécurité sont meilleures de même que l'intégration verticale du processus de production répond aux problèmes pratiques de la crise", ajoute-t-il.
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Quelle que soit leur histoire, les entreprises parient sur cette industrialisation des processus pour accélérer la production d'immeubles neufs. Né en 1875 à l'heure du béton armé, reconverti en foncière avant de devenir un groupe d'architecture, d'études et de promotion, GA considère que cela "constitue une opportunité pour développer rapidement les bâtiments mieux conçus, mieux construits et mieux exploités dont le monde a besoin, à contre-courant de la segmentation qui pèse sur l'efficience." Dans cette logique, son patron Sébastien Matty a également acquis il y a deux ans Ossabois, ex-filiale de Bouygues Immobilier, afin d'optimiser ses délais de livraison, "notamment grâce à son approche modulaire".