Le statut du bailleur privé survivra à Bayrou, selon ses auteurs
César Armand
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Les investisseurs particuliers désertent, encore et toujours, le logement neuf depuis la fin du dispositif de défiscalisation Pinel le 31 décembre 2024. Au 2e trimestre 2025, les ventes à ce public « n'atteignent même pas les 2 500 logements », contre 15 000 en rythme de croisière. « La chute est donc de l'ordre de 85 % », affirme la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).
« Contrairement à ce qu'ont toujours affirmé de nombreux hauts fonctionnaires et, notamment, ceux de l'Inspection générale des finances, sans aide aux investisseurs, il n'y a pas de production de logements locatifs. Et sans production de logements locatifs, tous les segments de marché sont pénalisés : logements locatifs sociaux, logements en accession », s'époumonent les professionnels du logement neuf.
Ces derniers demandent donc, comme à leur habitude, le statut du bailleur privé. Une demande historique qui consiste à ériger le propriétaire bailleur en « un agent économique à part entière, en somme une microentreprise » et refondre ainsi « en profondeur » la fiscalité des revenus fonciers applicables aux loyers. Tant et si bien qu'à la fin juin, le sénateur (LR) du Nord et ancien ministre du Logement Marc-Philippe Daubresse et le député (Démocrate) des Côtes-d'Armor Mickaël Cosson ont remis au gouvernement leur rapport « Pour une relance durable de l'investissement locatif ».
César Armand