Les prix des logements anciens ont continué de baisser en 2024
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Dans le détail, les prix des appartements anciens ont diminué de 1,8 % au dernier trimestre 2024, et ceux des maisons de 2,3 %.
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Dans le détail, les prix des appartements anciens ont diminué de 1,8 % au dernier trimestre 2024, et ceux des maisons de 2,3 %.
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Les prix continuent de descendre sur le marché de l'immobilier ancien. Pour la deuxième année consécutive, ceux-ci ont en effet enregistré un repli de 2,1 % au quatrième trimestre sur un an, mais à un « rythme moins soutenu » qu'au début de l'année. Les données provisoires de l'indice Notaires-Insee de référence, publié jeudi, révèlent en fin d'année un « rythme moins soutenu » de baisse annuelle des prix des logements anciens, par rapport aux trois trimestres précédents.
Sur un an, le repli était de 3,9 % au troisième trimestre, de 4,9 % au deuxième trimestre, et de 5,2 % au premier trimestre. Il s'agit cependant du sixième trimestre consécutif de recul des prix en comparaison annuelle. Dans le détail, les prix des appartements ont diminué de 1,8 % au dernier trimestre sur un an, et ceux des maisons de 2,3 %. En comparaison trimestrielle, c'est la hausse de 0,3 % des prix des appartements qui contribue à maintenir les prix globaux quasi stables.
En Île-de-France, les prix des logements anciens ont légèrement reculé de 0,2 % sur un trimestre et de 3,6 % sur un an, tandis que dans les autres régions ils sont restés quasi stables à +0,1 % sur un trimestre et ont baissé de 1,7 % sur un an.
Les ventes réalisées en Île-de-France en 2024 ont chuté de 13 % en un an et même de 36 % en deux ans, à 102 850, selon les chiffres des Notaires du Grand Paris. « On espère qu'on est arrivé aux niveaux les plus bas et qu'on tend vers la stabilisation de l'activité, c'est ce qui semble se confirmer sur les indicateurs prévisionnels pour avril 2025 », estime Elodie Fremont.
Après estimations des plus-values, les Notaires du Grand Paris constatent aussi que la baisse des prix observée en 2023 et 2024 a pu faire perdre de l'argent à la revente d'un logement au bout de cinq ans. Les plus-values restent « généralisées pour les reventes à 10 ans ».
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Après une « première période de l'année où le marché s'est corrigé en volume et en prix », l'immobilier ancien a connu une deuxième période marquée par « quatre baisses de taux successives, qui ont permis d'enrayer la chute des volumes et des prix » et d'atteindre « un palier de stabilisation », souligne Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim).
Pour mémoire, à partir de fin 2022, la brutale remontée des taux d'intérêt avait commencé à mettre un coup d'arrêt aux projets d'achats de nombreux ménages français, ce qui a bloqué tous les pans du logement en France : neuf, ancien, locations. Par rapport au troisième trimestre, les prix des logements anciens sont restés quasi stables (+0,1 %) au dernier trimestre 2024. Entre juillet et septembre 2024, les prix avaient déjà stagné (-0,1 %), faisant une pause après six trimestres de baisse (en comparaison trimestrielle).
Loïc Cantin se demande encore si le deuxième semestre a connu un effet de « rattrapage des transactions laissées de côté par les ménages contraints par la hausse des taux d'intérêt », ce qui ne « correspondrait pas forcément à un redémarrage du marché ».
« C'est un marché immobilier fragile, qui semble se stabiliser », a commenté Elodie Fremont, présidente de la commission statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, lors d'une conférence de presse. Le nombre de ventes réalisées au cours de l'année 2024 a encore diminué par rapport à l'année précédente, de 9 % pour tomber à 792 000 transactions.
Mais il a cessé de reculer au dernier trimestre et retrouve « le niveau de juin 2024 ». Un rebond qui « fait suite à une baisse continue depuis fin septembre 2021 », analyse l'Insee. 792 000 ventes, « cela représente une baisse de 29 % par rapport à 2022 », relève Elodie Fremont, signe d'une « crise qui dure, qui s'est endurcie, qui s'est allongée » et que les professionnels de l'immobilier n'avaient « pas vu venir de façon aussi brutale et aussi profonde ».
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Pour 2025, Loïc Cantin s'attend à un « redémarrage lent, progressif, mais certain ». « Ce n'est pas l'euphorie » et le nombre de transactions devrait rester autour de « 800 000 à 850 000 ventes à horizon 2025 », selon lui.
(Avec AFP)
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