Logement : la troisième vie du 7-9 rue Victor-Schœlcher à Paris
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

bâtiment, chantier, construction
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

bâtiment, chantier, construction
DR
En face du cimetière Montparnasse, entre la fondation Giacometti et l'adresse historique de Simone de Beauvoir, se situe le 7-9 rue Victor-Schoelcher dans le XIVe arrondissement de Paris. « L'existence précède l'essence » expliquait, en 1945, Jean-Paul Sartre, le compagnon de l'écrivaine, défendant l'idée selon laquelle l'homme est maître de son destin, quelle que soit son origine sociale. Appliquée à un immeuble, cette pensée reflète les multiples vies qu'il a pu connaître quelle qu'ait été l'intention de son concepteur.
Après avoir abrité des logements entre 1957 et 1989, le bâtiment est devenu, en 1992, un immeuble de bureaux pour la Société anonyme de gestion des eaux de Paris (Sagep), avant de redevenir il y a quelques semaines sous l'autorité de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) un ensemble de logements sociaux.
Et en effet, celle-ci créée il y a 25 ans ondule, entre plis et replis, telle une vague, comme si l'on ressentait les vertus apaisantes de l'eau.
--
[Crédits : DR]
Sa couleur blanche a, elle aussi, été maintenue comme une « évidence bioclimatique » pour une façade exposée à l'Ouest.
Les 4.417 mètres carrés de bureaux ont été métamorphosés en 54 logements allant du studio au cinq pièces, sur 3.830 mètres carrés, et là encore, l'accent a été mis sur la réversibilité. « Nous avons voulu permettre que des transformations soient possibles dans le temps, que des évolutions de la distribution intérieure soient faciles, que l'on puisse trouver la pièce en plus tant convoitée. Et puis techniquement, les gaines sont disposées de telle manière que l'on pourra un jour y refaire un ou plusieurs étages de bureaux », assure l'architecte.